csbnet.info - Burkina Faso http://www.csbnet.info Actualites 2010-03-12 http://www.csbnet.info/index.php?id=32 2010-03-12 Visite guidée à l'Assemblée Nationale Une délégation de la Confédération syndicale burkinabè (CSB), composée d’une vingtaine de membres, s’est rendue à l’Assemblée Nationale du Burkina Faso pour une visite de courtoisie, le 11 mars 2010 à Ouagadougou. Cette visite, première du genre du mouvement syndical, a pour objectif de mieux cerner les institutions de la 4ème République et notamment l’Assemblée Nationale, sa structuration, son fonctionnement, ses objectifs etc. A l’issu du mot de bienvenue, la mission guidée par Monsieur Honora, a d’abord fait l’histoire des différents présidents qui se sont succédés à la tête de cette structure. Ensuite, elle s’est rendue à l’intérieur de l’Hémicycle où sont menés les débats lors des différentes sessions. Une fois sur place, beaucoup de questions ont été posées par la délégation et qui ont toutes reçues des réponses satisfaisantes. Elle a également visitée quelques services de l’Assemblée Nationale tels que : la bibliothèque (accessible gratuitement à tout le monde), le cyber, etc. Par ailleurs, le Camarade Secrétaire général de la CSB, Jean Mathias Liliou a demandé que la constitution soit bien expliquée en détails au peuple car nul n’est censé ignorer la loi. Pour clore la visite guidée, un lot de documentation a été remis au Camarade Secrétaire général de la CSB par Monsieur Honora au nom du Président de l’Assemblée Nationale empêché. http://www.csbnet.info/index.php?id=32 http://www.csbnet.info/index.php?id=29 2010-03-11 Disparition de Saley Seydou Le mouvement syndical nigérien vient de perdre, ce vendredi 05 mars 2010, le camarade Saley Seydou, membre du Bureau Exécutif National de l’USTN et secrétaire Général du Syndicat National des Travailleurs de l’Education nationale SYNTEN. Saley occupait aussi un poste au sein de l’USTAES. Affable, courtois et toujours disponible au service des travailleurs nigérien, Saley Seydou laisse derrière lui le mouvement syndical Nigérien et International dans le deuil d’une figure qui a fait ses preuves, tant en qualité de secrétaire aux relations extérieures du BEN/USTN dans les années 1992-2000 que dans son nouveau poste qu’il occupe depuis janvier 2006 de ‘’responsable des projets de développement’’. Source : Site Web USTN http://www.ustn.info/news/viewinfo.php?recordid=22 http://www.csbnet.info/index.php?id=29 http://www.csbnet.info/index.php?id=28 2010-03-06 Journée Internationale de la Femme: Message de madame le ministre de la Promotion de la femme Chaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale de la Femme avec un événement qui honore les femmes de courage et de conviction, en lien avec divers aspects du monde du travail. Le Burkina Faso est heureux de se joindre à la communauté internationale pour célébrer ce lundi 8 mars 2010, la Journée Internationale de la Femme. La journée du 8-Mars symbolise les nombreuses victoires engrangées par les femmes et aussi par les hommes qui les soutiennent dans leur combat pour l’égalité, la justice, la paix et le développement. C’est aussi le moment, pour cette grande majorité à travers le monde, de jeter un regard rétrospectif sur le chemin parcouru pour la reconnaissance de leurs droits humains fondamentaux et d’envisager les perspectives heureuses pour un égal accès aux opportunités. L’Organisation des Nations Unies a placé, cette 153ème Journée Internationale de la femme, sous le thème : « Droits égaux, opportunités égales : progrès pour tous ». La formulation de ce thème international se veut une invite à la réflexion sur le nécessaire respect des droits des femmes et leur libre accès aux opportunités de développement et d’épanouissement personnel. Mesdames et messieurs; Outre le thème retenu au plan international, le Burkina Faso focalise la réflexion de ce 8-Mars 2010 sur le thème national : « Femmes, alphabétisation et éducation non formelle ». Cette célébration organisée dans toutes les communes urbaines et rurales du pays nous donne l’occasion de faire le bilan de la mise en œuvre des recommandations issues des réflexions menées lors de la commémoration du 8 Mars 2009 dont le thème était « Investir dans les femmes et les filles pour un développement humain durable ». Le 8-Mars 2010, en mobilisant l’opinion nationale et en cristallisant l’attention de tous sur la question de l’alphabétisation contribuera à l’amélioration des indicateurs de l’éducation relatifs à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle des femmes et des jeunes filles du Burkina Faso. La commémoration de cette journée dédiée aux femmes permettra aussi de faire l’état des lieux des politiques et programmes en matière d’alphabétisation et d’éducation non formelle pour cette importante frange de la population, mais également d’identifier des mesures et actions prioritaires pour accélérer l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, à savoir réduire l’extrême pauvreté, assurer l’éducation pour tous et promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. La ville de Koudougou qui accueille les activités commémoratives, sera le lieu pour tracer les pistes du renforcement de notre partenariat avec les acteurs œuvrant dans le domaine de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle. Braves femmes du Burkina Faso Le choix d’un thème relatif à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle des femmes et des filles trouve son sens dans la persistance des disparités selon les sexes qui marque le système éducatif burkinabé. Des facteurs socioculturels et économiques défavorables freinent l’accès et le maintien des filles et des femmes dans les cercles éducatifs. L’effet induit de cet état de fait est que malgré leur supériorité numérique (51,70% de la population), le nombre de femmes alphabétisées et instruites est de loin inférieur à celui des hommes. La lutte pour l’éducation des filles et des femmes doit être maintenue et renforcée à tous les niveaux dans la perspective de l’atteinte des objectifs que se fixe le gouvernement à savoir porter à 60% d’ici à l’horizon 2015, le taux global de d’alphabétisation. Vaillantes femmes du Burkina Faso. Saisissons cette heureuse opportunité que nous offre la célébration du 8-Mars 2010 pour reconnaître et saluer la volonté des plus hautes autorités de notre pays à n’épargner aucun effort dans la lutte pour la promotion de la femme burkinabé dans les villes et campagnes. Cette volonté ferme s’est fortement manifestée à travers l’adoption par le gouvernement le 8 juillet dernier de la politique nationale genre. Cadre d’orientation et de mise en cohérence des actions du gouvernement et de ses partenaires, la politique nationale genre, est l’expression même de l’engagement des autorités à promouvoir l’égalité des chances entre les hommes et les femmes dans le processus de développement. Et conscients du fait qu’aucun processus de développement ne pourrait aboutir sans au préalable assurer l’éducation de toutes les couches sociales et particulièrement celle des femmes et des jeunes filles, depuis plusieurs années, les autorités, les partenaires techniques et financiers, les Organisations de la société civile (OSC) s’attellent à créer les meilleures conditions pour la promotion de l’éducation aussi bien formelle que non formelle, de même que l’alphabétisation des adultes. En témoigne l’existence de politiques et plans sectoriels tels : le plan décennal de développement de l’éducation de base, le fonds national pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle, etc. Chers sœurs et filles D’énormes efforts ont été consentis par l’Etat et ses partenaires en faveur de la scolarisation des filles et de l’alphabétisation des femmes. Mais gagner cette bataille requiert une mobilisation de tous. Aussi j’invite l’ensemble des acteurs de la chaîne de développement, les partenaires techniques et financiers, les acteurs de l’éducation, les femmes elles-mêmes, à une synergie d’actions pour l’atteinte des résultats dans la lutte pour la scolarisation et l’alphabétisation des filles et des femmes. Bonne fête de 8-Mars à toutes et tous ! Je vous remercie ! http://www.csbnet.info/index.php?id=28 http://www.csbnet.info/index.php?id=27 2010-03-05 Economie Informelle: mise en place de la plate forme revendicative nationale La salle de conférence de la Maison des Retraités Antoine NANGA a accueilli sous les banderoles de CSB/MSI, du 04 au 05 mars 2010, un atelier national sur le renforcement des capacités des syndicats pour la mise en place de la plate forme revendicative nationale du secteur des travailleuses et travailleurs de l’Economie Informelle organisé par la Confédération Syndicale Burkinabé (CSB) en collaboration avec la CGSLB/MSI. Cet atelier national rentre dans le cadre des objectifs fixés par la CSB dans son programme d’action, basé sur le développement structurel, le développement des Services d’Appuis Syndicaux, le renforcement des capacités syndicales de terrain et le renforcement du processus de mobilisation et de recrutement dans les régions, notamment dans l’Economie Informelle. La Camarade Mariam SANOU, responsable du Département du Secteur de l’Economie Informelle de la CSB, a dans son mot introductif souhaité la bienvenue aux camarades des différentes régions du Burkina Faso à cet atelier national de renforcement des capacités des syndicats pour la mise en place de la plate forme revendicative nationale du secteur des travailleuses et travailleurs de l’Economie Informelle qui regroupe les responsables de départements du Secteur de l’Economie Informelle des six (06) centrales du Burkina Faso: CGTB-B, CNTB, CSB, FO/UNSL, ONSL, USTB (20 représentants des centrales syndicales, 15 coordinateurs régionaux de la CSB), soit un total de trente cinq (35) participantes et participants. Dans son mot d’ouverture, le Camarade LILIOU Jean Mathias, Secrétaire Général de la CSB, a d’abord souhaité la bienvenue aux camarades responsables de départements du Secteur de l’Economie Informelle des organisations syndicales. Il a ensuite souhaité plein succès aux travaux de cet atelier qui est une étape du plan d’action issu de l’atelier national tenu du 06 au 08 avril 2009 au Pacific Hôtel, dont les conclusions permettront la prise en charge des revendications spécifiques des travailleuses et travailleurs du Secteur de l’Economie Informelle dans le cahier de doléances que déposeront les centrales syndicales du Burkina Faso, le 1er mai 2010, dans exactement 57 jours. http://www.csbnet.info/index.php?id=27 http://www.csbnet.info/index.php?id=26 2010-02-26 1er Forum National des Femmes CSB Placé sous le thème « Rôle des syndicats dans la promotion de l’égalité du genre », le 1er Forum National des Femmes de la Confédération Syndicale Burkinabé en collaboration avec l’appui technique et financier de la CGSLB-MSI, a ouvert ses travaux, ce vendredi 26 février 2010 dans la salle de conférence de la Direction Générale de l’Aviation Civile et la Météorologie à Ouagadougou. La cérémonie a commence par une minute de silence à l’honneur de nos camarades de luttes disparues dont nous avons une pensée très particulière ce jour. Paix à leurs âmes. La Camarade KIEMA Béatrice, Présidente du Comité des Femmes de la CSB, prenant la parole à tout d’abord souhaité la bienvenue à toutes les participantes et invité(e)s à ce 1er Forum National des Femmes de la CSB. La Camarade KIEMA Béatrice dira que le monde entier célébrera dans exactement 11 jours, le 08 mars 2010. Cette journée est une interpellation de la l’ensemble de l’humanité sur le rôle que joue et doit jouer la femme, pour la construction d’un monde plus juste et radieux au bénéficie de nos enfants, de nos petit fils, de la génération future. Ce présent Forum National dont le thème « Rôle des syndicats dans la promotion de l’égalité du genre », nous permettra de réfléchir sur la problématique du Genre, dans notre société et dans le milieu syndical ainsi que sur les actions futures que nous, femmes de la CSB devront mener afin qu’être femme syndicaliste devienne le naturel de toute femme travailleuse. En effet, la question de la femme a été traité dans toutes les instances et l’approche genre qu’ont développé les institutions internationales, les gouvernements et autres groupes de réflexion ont montré à ce jour leurs limites, qui se manifestent de manière plus visible dans nos sociétés africaine, caractérisées par la pauvreté et surtout par une mauvaise répartition des richesses. Aussi, malgré l’implication du politique dans la question du genre, les femmes souffrent toujours de sous*emploi, de sous-traitement salariale et voir d’esclavagisme moderne. Ce sont généralement les employées comme balayeuses de rues, nettoyeuses des locaux administratifs, vigiles etc. qui sont victime de ces pratiques et surtout celles évoluant dans le secteur de l’Economie Informelle, ou les pratiques d’intermédiaires mafieux amenuisent ou réduisent à néant le peu de bénéfice qu’elles escomptaient dans la pratique de leur profession. Seul le syndicalisme peut y apporter son appui aux femmes dans la lutte pour la reconnaissance de leurs droits, dans le milieu du travail, source d’un bien être social qui profitera à la société entière. Cependant, les participantes venues des différentes régions du Burkina Faso à ce 1er forum national des femmes doivent mener une réflexion profonde sur les enjeux de la question du genre, déterminer les outils nécessaires aux syndicats pour que la question de la promotion du genre soit effective. A l’issue des travaux du 1er Forum National des Femmes, naitra un nouveau bureau du Comité Femmes de la CSB. http://www.csbnet.info/index.php?id=26 http://www.csbnet.info/index.php?id=25 2010-02-24 Grève d'avertissement contre l'instauration la TDC Les organisations, membres de l’Unité d’action syndicale (UAS) et de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) ont observé ce jour 24 février 2010 une marche-meeting sur toute l’étendue du territoire nationale, une grève d'avertissement d'une (1) journée pour protester contre la contre la "Taxe de développement communal" (TDC). Cette grève a pour objectif de protester contre l’instauration injuste de la TDC qui n’est autre qu’une nouvelle formule des vignettes et plaques introduite par la loi de finances 2008 et dont les autorités veulent engager l’application cette année 2010. Camarades militantes et militants, nous devons et nous allons poursuivre la lutte. Pour cela vous devrez vous mobiliser et vous déterminer davantage, mobiliser plus autour de vous, dans les lieux de travail, dans les marchés et yaars, dans les écoles et universités, dans les quartiers, en attendant tout mot d'ordre que commanderait la situation. Non aux impôts et taxes injustes! Non à la taxe de développement communal! En avant pour la satisfaction de nos légitimes revendications. Télécharger le Message de la journée nationale de protestation contre la TDC livré à la Bourse du Travail de Ouagadougou en copiant et collant ce lien dans la barre d'adresse http://www.csbnet.info/uploaddocuments/MessageJourneeNationaledeProtestation24fevrier2010.pdf http://www.csbnet.info/index.php?id=25 http://www.csbnet.info/index.php?id=24 2010-02-23 Pourquoi devons-nous participer massivement à la journée de protestation contre la TDC Le mercredi 24 février 2010, les organisations, membres de l’Unité d’action syndicale (UAS) et de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) organisent une journée nationale de protestation contre la "Taxe de développement communal" (TDC), cette nouvelle formule des vignettes et plaques introduite par la loi de finances 2008 et dont les autorités veulent engager l’application cette année 2010. Pourquoi ce retour des vignettes qui ont tant traumatisé les vaillantes populations de par le passé alors que le gouvernement, dans ses réponses adressées au mouvement syndical en décembre 2009 indique que "La taxe sur les véhicules à moteur et les vélocipèdes (communément appelée plaques et vignettes) a été supprimée au lendemain de la dévaluation du franc CFA en 1994, dans le souci d’alléger le fardeau financier des ménages. Pour compenser cette perte de recettes, le gouvernement a institué la Taxe sur les produits pétroliers (TPP). Les recettes collectées au titre de la TPP sont réparties à raison de 90 % pour le budget de l’Etat et de 10 % au profit des collectivités territoriales » Trois raisons principales pour rejeter cette nouvelle taxe: 1. La perte de recettes liées à la suppression des vignettes et plaques a été compensée largement. En effet, en lieu et place d’une vignette annuelle de 1000 ou 2 000 F pour la plupart des engins à deux roues, la Taxe sur les produits pétroliers (TPP) coûte au consommateur et rapporte à l’Etat aujourd’hui plus de 45 000 F par an pour celui qui alimente ce même type d’engins avec seulement un litre de super 91 par jour. En effet, la TPP étant de 125 F par litre de super 91 (et de 50 F par litre de gasoil), cela donne 125 x 1 x 365, soit 45 625 F. Il s’agit donc d’une double imposition que nous ne pouvons pas accepter. Ce d’autant que dans notre revendication d’une révision de la structure des prix appuyée de propositions concrètes soumise au gouvernement depuis 2006, nous suggérons la suppression de la TPP. A ce jour, cette revendication n’a pas encore été examinée favorablement. Du reste, nous avons proposé une révision de la clé de répartition (à raison de 50% pour l’Etat et 50% pour les communes), ce qui fournirait à celles-ci plus de 7 milliards par an au lieu de 3 milliards escomptés au titre de la TDC. 2.Le fardeau financier des ménages n’a pas baissé. La preuve, nous demeurons dans un contexte de vie chère avec un pouvoir d’achat qui s’érode dangereusement et que sont loin de compenser les faibles augmentations de salaires concédées ces dernières années. A cela, il faut ajouter le coût élevé des services sociaux (santé, éducation) et les nombreux impôts et taxes auxquels sont soumises les populations, en particulier les couches populaires. Pendant ce temps, c’est l’absence de transparence dans la gestion des finances publiques, des fraudes et des détournements que des rapports officiels ont mis à nu mais qui sont restés impunis. 3. Rien n’est fait pour établir une justice fiscale au profit de ces couches populaires et travailleuses. La plupart des réformes opérées ces dernières années sont faites au profit des détenteurs de capitaux, toute chose qui vaut au Burkina Faso, éloges et félicitations des institutions financières internationales et des investisseurs à la recherche du maximum de profit et du minimum de contraintes. A titre d’ exemples : * le taux marginal de l’impôt sur les revenus des gros commerçants a baissé de 45% à 25% ; * les tranches d’imposition des revenus fonciers (loyers d’immeubles) ont été réduites et le taux marginal est passé de 35% à 20% ; * les revenus des loyers n’excédant pas 20 000 F dans une même localité ont été exonérés alors que les salaires sont imposés à partir de 1 F ; * le taux des droits d’enregistrement sur les loyers commerciaux passe, à partir de cette année 2010, de 10% à 5% ; * les impositions sur les grosses successions ont connu des réductions de 5 points au moins ; * le taux marginal de l’impôt sur les revenus des actions et autres capitaux mobiliers est passé de 25% à 12,5% ; A cela, il faut ajouter la légalisation de l’expropriation des terres cultivables au profit de ceux qui possèdent les moyens et les pouvoirs et au détriment des masses paysannes. Ce qui va détériorer encore plus les conditions de vie des populations rurales. Par ailleurs, les dernières diminutions des prix des hydrocarbures n’ont été sensibles que pour le gasoil, ce qui profite directement aux compagnies de transport et aux industries sans qu’on puisse en attendre une répercussion sur les produits et services offerts. Car nous sommes en droit d’attendre des bénéficiaires de cette diminution sensible une répercussion sur les tarifs de voyage et sur les prix des produits industriels locaux. Et ce que nous attendons du Gouvernement, comme nous l’avons indiqué à l’occasion de la rencontre Gouvernement/Syndicats, ce sont des actions dans ce sens et non une surenchère sur les taxes sur le dos des consommateurs pendant que ceux qui disposent des capitaux bénéficient de réductions substantielles en matière d’impôts et de taxes. Camarades militantes et militants, camarades travailleuses et travailleurs, populations laborieuses des villes et campagnes, élèves et étudiants, la grève et la journée de protestation du 24 février nous concernent tous. C’est pourquoi, avec courage et détermination, nous devons sortir massiveme le 24 février pour dire : Non aux impôts et taxes injustes ! Non à la taxe de développement communal ! En avant pour la satisfaction de nos légitimes revendications ! Il reste entendu que si les autorités ne prennent pas en compte notre préoccupation, nous nous donnerons les moyens de donner une autre envergure à nos manifestations pour les contraindre à revenir sur cette taxe inique. Ont signé : Pour les centrales syndicales : CGT-B Tolé SAGNON Secrétaire Général CNTB Augustin Blaise HIEN Secrétaire Général CSB Jean Mathias B. LILIOU Secrétaire Général FO/UNSL Joseph L. TIENDREBEOGO Secrétaire Général ONSL Paul N. KABORE Secrétaire Général USTB El Hadj Mamadou NAMA Secrétaire Général Pour la CCVC Le 1er Vice- Président Chrysogone ZOUGMORE Président du MBDHP Pour les Syndicats autonomes : Souleymane SO Président de mois Secrétaire général/SYNATEL http://www.csbnet.info/index.php?id=24 http://www.csbnet.info/index.php?id=23 2010-02-19 TOUS A LA MARCHE MEETING DU 24 FÉVRIER 2010 CONTRE LA TAXE DE DÉVELOPPEMENT COMMUNAL LA COALITION NATIONALE DE LUTTE CONTRE LA VIE CHERE, LA CORRUPTION, LA FRAUDE, L'IMPUNITÉ ET POUR LES LIBERTÉS (CCVC) (CGT-B - CNTB - CSB - FO/UNSL, ONSL, USTB / SAIB - SATEB - SNEB - SYNATEB - SYNATIC - SYNTAS - SYNTRAPOST - SYNAPAGER - SYNATIPB - SYNATRAD - SYSFMAB - SYNATEL / ACAT-BURKINA; AECC; AJB; AS/KEBAYINA-FB; CODDE; LDLP; LIDEJEL; MBDHP; MBEJUS; MOUVEMENT DE LA PAIX; ODJ; REN-LAC; SOCIAL/ALERT; UGEB) TOUS A LA MARCHE MEETING DU 24 FÉVRIER 2010 CONTRE LA TAXE DE DÉVELOPPEMENT COMMUNAL Militantes et militants, Travailleuses et travailleurs des secteurs public, parapublic, privé, Élèves et étudiant(s), Commerçants, artisans, actrices et acteurs de l'économie informelle, Vous êtes tous invités à prendre part massivement à la marche-meeting du mercredi 24 février 2010 pour protester contre les taxes injustes imposées aux couches populaires, particulièrement la "taxe de développement communal". Cette taxe ne se justifie pas parce qu'elle a été remplacée par la taxe sur les produits pétroliers que nous payons depuis 1994. Ensemble, exigeons la suspension de l'application de cette taxe en attendant sa suppression et l'examen de nos revendications et propositions relatives aux nombreuses taxes. A Ouagadougou, le rassemblement est prévu à partir de 7H30 à la Bourse du Travail. MOBILISONS-NOUS MASSIVEMENT Le Comité d'organisation http://www.csbnet.info/index.php?id=23 http://www.csbnet.info/index.php?id=20 2010-02-10 Non! à la taxe de développement communal Lors des échanges entre les Secrétaires généraux avec la presse le mardi 9 février 2010, à la Bourse du travail de Ouagadougou, les centrales syndicales et syndicats autonomes du Burkina opposés à l’application de la taxe de développement communal (TDC) instituée par le gouvernement burkinabè ont décidé d’organiser une journée de protestation, des marches-meetings, le mercredi 24 février 2010 sur l’ensemble du territoire national. Les organisations syndicales du burkina ont unanimement condamné la mise en œuvre de la TDC dans un contexte de vie chère, de non-satisfaction d’une de ses revendications essentielles portant sur une hausse des salaires, dans un contexte où ceux qui ont de faibles revenus (les travailleurs, les artisans, les petits commerçants, les acteurs de l’économie informelle), ploient sous le poids des taxes, pendant que les gros capitaux bénéficient régulièrement de baisses de taxes et de diverses facilités. Par ailleurs, les centrales syndicales, les syndicats autonomes et les autres structures de la coalition nationale contre la vie chère invitent le peuple Burkinabè à observer sur l'ensemble du territoire nationale une grève de protestation le 24 février 2010 contre l'instauration de la vignette qui a été supprimée au lendemain de la dévaluation du franc CFA en 1994, dans le but d’alléger le fardeau financier des ménages Burkinabè. http://www.csbnet.info/index.php?id=20 http://www.csbnet.info/index.php?id=19 2010-01-25 Lancement prochain des nouvelles syndicales mondiales en audiodiffusion Des nouvelles syndicales mondiales seront audiodiffusées sur internet à partir du 1er février 2010, le site web ‘RadioLabour’ http://www.radiolabour.net/ commencera la diffusion d’un programme hebdomadaire de 20 minutes intitulé "Solidarity news". Le programme sera diffusé en direct tous les lundis matin. Selon RadioLabour, le nouveau service sur le web permettra d’assurer la promotion d’une communication mondiale entre les organisations syndicales du Sud et du Nord, et portera principalement sur les questions concernant les syndicats et les travailleurs/travailleuses, et les activités dans ce domaine menées dans le monde, la priorité étant donnée à la situation dans les économies émergentes et les pays en développement. Les programmes sont présentés par l’éducateur syndical Marc Bélanger. Les émissions seront basées sur du matériel produit par des journalistes de RadioLabour. Les syndicalistes intéressés auront aussi la possibilité de fournir leurs propres textes pour les émissions. Les audiodiffusions seront archivées sur le site web et mis à la disposition des syndicalistes qui veulent améliorer leurs connaissances en anglais comme langue supplémentaire dans le mouvement syndical international. Pour plus amples renseignements concernant le service des nouvelles, les reportages et les horaires de diffusion, cliquer sur: http://www.radiolabour.net/ http://www.csbnet.info/index.php?id=19 http://www.csbnet.info/index.php?id=18 2010-01-25 SYNAPAGER: Le secrétaire général accusé publiquement de gestion opaque Une conférence de presse qui tourne au clash. Un membre de bureau exécutif qui accuse de "gestion opaque" son secrétaire général, qui dément. C’est avec le SYNAPAGER (Syndicat des Personnels d’administration et de gestion de l’Education et de la Recherche) que tout cela s’est passé, le vendredi 22 janvier 2010 à la Bourse du travail à Ouagadougou. La conférence a commencé par la déclaration liminaire du SG, Apollinaire Kaboré. Ce qui a permis de savoir que le SYNAPAGER, créé en 2001, a "pour objectif la protection et l’amélioration des conditions morales, matérielles et sociales de ses militants." Privilégiant les méthodes de dialogue et de négociations, le syndicat a engrangé de nombreux acquis en neuf ans de lutte. Mais la conférence a pris une autre tournure lors de la phase des questions des journalistes. Une lettre ouverte, dont l’auteur a requis l’anonymat, a été adressée notamment au journal "Le Pays" et condamne le SG du SYNAPAGER d’être auteur "de gestion opaque des subventions", de non-respect des textes du syndicat et d’une tenue irrégulière des rencontres du bureau depuis mars 2009. Cette lettre, qui affirme que la Cour des comptes trouverait au SYNAPAGER "des révélations qui surprendront plus d’un", n’étant pas publiée, la conférence de presse était donc l’occasion de vérifier les allégations qu’elle contient. Allégations que Apollinaire Kaboré dément. Les rencontres du SYNAPAGER se déroulaient normalement et même mensuellement et ont juste été suspendues pendant la période des examens pour être reprises à la rentrée académique. Une réunion a d’ailleurs eu lieu la veille au soir, c’est-à-dire le 21 janvier 2010. Le responsable adjoint à l’organisation, Moussa Nikiéma, lui, a affirmé tout de go que le contenu de la lettre était mensonger. C’est à ce moment que le Secrétaire adjoint chargé de la formation syndicale, Barnabé Bationo, a pris la parole : "Je dois vous dire que le bureau s’est réuni pour la dernière fois en mai 2009. Et c’est hier soir que nous avons su ce que l’Etat nous donnait chaque année depuis 2006. Depuis 2006, on nous a dit que c’est cinq millions de F CFA que le syndicat a reçus et c’est 4 988 000 F CFA qu’on a dépensés dans des missions. Il y a des gens qui viennent au syndicalisme pour défendre leurs propres intérêts et non ceux des travailleurs." Le clash était déclenché. Moussa Nikiéma, s’adressant ouvertement à Barnabé Bationo, déclare que "certaines personnes ne peuvent pas connaître le fonctionnement du syndicat parce qu’elles ne participent pas aux rencontres. Et ces personnes sont dans le syndicalisme pour poursuivre des intérêts individuels. Exaspéré, Barnabé Bationo quitte le présidium avec des gestes de protestations, secouant la tête et répétant : "Ça fait pitié !". Pendant tout ce temps, le SG est resté impassible. La conférence de presse finit en queue de poisson. Qui est l’auteur de la lettre ? "Je n’ai jamais mis les pieds au "Pays"", affirme Barnabé Bationo. "C’est lui", contredisent les autres. Une fois hors de la salle de conférence, Barnabé Bationo a été pris à partie par les quelques militants présents. "Vous avez terni l’image du syndicat et ce n’est pas responsable de votre part", a dit l’un d’eux à son adresse. Sékou Tidiane Nana, un autre militant, estime que le problème devrait être soulevé en interne et non exposé ainsi en public. L’adjointe de la trésorière, Julienne Ouédraogo, qui a justifié l’absence de la tresorière à la conférence de presse et à la réunion de la veille pour cause de maladie, a affirmé qu’il n’y a aucun problème dans les finances du syndicat. L’avis des militants présents tend à montrer Barnabé Bationo comme la brebis galeuse du syndicat. Apollinaire Kaboré, lui, considère Barnabé Bationo comme "un garçon perdu" et attire l’attention sur le fait que ce dernier a été le seul à s’insurger et qu’aucun membre du bureau ne l’a suivi. Le SG soutient qu’il n’a rien à se reprocher et c’est son bureau qui répondra de son intégrité. Quant à l’intéressé, il déclare que certains membres de ce bureau sont des complices du SG. Il affirme mordicus que ce dernier "est venu au syndicat pour défendre ses propres intérêts." "Mais on le tient à l’oeil ! On parlera de tout ça à la rencontre de la semaine prochaine." http://www.csbnet.info/index.php?id=18 http://www.csbnet.info/index.php?id=17 2010-01-11 Communiqué final de la rencontre annuelle gouvernement/syndicats de l'année 2010 Du 28 décembre 2009 au 07 janvier 2010, s'est tenue dans la salle du Dialogue Social du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, la rencontre annuelle Gouvernement/Syndicats. La cérémonie d'ouverture a été présidée par son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. A l'issue des négociations et en réponse aux différentes préoccupations des organisations syndicales, le gouvernement a pris les engagements suivants: Lire la suite en faisant du Copier-coller dans la barre de navigation http://www.csbnet.info/uploaddocuments/CommuniqueFinaldelaRencontreAnnuelleGouvernementSyndicatsAnnee2010.pdf pour télécharger le Communiqué Final de la rencontre Gouvernement/Syndicats de l'année 2010 (version PDF 167 Ko) http://www.csbnet.info/index.php?id=17 http://www.csbnet.info/index.php?id=15 2010-01-06 Baisse de prix des hydrocarbures à la pompe Depuis le 1er janvier 2010, les prix des hydrocarbures au Burkina ont connu une baisse à la pompe. C’est ainsi qu’à Ouagadougou, le prix du litre de Super 91 est passé de 665 à 642 francs CFA, soit une baisse de 23 FCFA et le litre de Gasoil de 655 à 575 FCFA soit une baisse de 80 FCFA Quand à l’essence mélange, il passe de 655 FCFA à 650, FCFA soit une baisse de 5 FCFA. http://www.csbnet.info/index.php?id=15 http://www.csbnet.info/index.php?id=12 2009-12-15 Commémoration de 10 ans d'Unité d'Action Syndicale Le pluralisme syndical est sans doute une des caractéristiques essentielles du syndicalisme burkinabè depuis toujours. Cependant, l'unité d'action a été la forme de luttes unitaires des travailleurs burkinabè et de leurs organisations syndicales, aux différents tournants important de l'histoire du pays, pour contrer les tentatives de caporalisation des syndicats, de confiscation des libertés démocraties et de réduction drastique du pouvoir d'achat. Un regard rétrospectif dans la période des années 60 à la fin des années 90, montre de constants regroupements du mouvement syndical Burkinabé, qui ont conduit à de grandes luttes: 3 janvier 1966, décembre 1975, février 1978, 1980, janvier 1985, mai 1987, décembre 1990, juillet 1991, novembre-décembre 1991, 1er et 2 juin 1992; année 1997, décembre 1998, mai 1999, août 1999, etc. Depuis 1999, le mouvement syndical de notre pays a pris le pari de rassembler le plus largement possible et le plus durablement possible, les organisations syndicales du pays dans une unité de lutte au profit des travailleurs. Voilà une décennie que cette unité d'action syndicale est inédite et désormais historique se maintient malgré des difficultés et des insuffisances constatées. Télécharger le document entier en faisant du copier-coller dans la barre d'adresse l'URL suivant: http://www.csbnet.info/uploaddocuments/Lettrecirculaire042009Commemoration10ansUniteActionSyndicaleBurkinaFaso.pdf http://www.csbnet.info/index.php?id=12 http://www.csbnet.info/index.php?id=11 2009-05-05 Les syndicalistes en danger en Colombie En Colombie, participer au défilé du 1er mai ou à d’autres activités syndicales légales et démocratiquement légitimes revient à s’exposer à un vrai danger. Au total, près de 2 200 syndicalistes ont perdu la vie en Colombie depuis 1991, l’impunité doit cesser. Depuis quarante ans, la Colombie est le théâtre d’un conflit armé qui oppose les forces militaires et paramilitaires à des mouvements de guérilla. En Colombie, les syndicalistes sont confrontés à de sérieux risques de violations de leurs droits fondamentaux. Les gouvernements qui se sont succédé ont mis en oeuvre une série de mesures pour renforcer la sécurité des syndicalistes, mais cela n’a pas permis de vraiment garantir cette protection ni à ces derniers ni à leur famille. La sécurité des syndicalistes ne pourra être assurée à long terme que si les autorités colombiennes décident de tout mettre en oeuvre pour mettre fin à l’impunité dont bénéficie l’immense majorité des responsables des atteintes aux droits humains visant ces militants. Télécharger le dépliant Informaction portant sur les syndicalistes en danger en Colombie (PDF) en faisant du Copier-coller dans la barre d’adresse l’Url suivant : http://www.amnesty.fr/var/amnesty/storage/fckeditor/File/sf09ma025_650877.pdf http://www.csbnet.info/index.php?id=11 http://www.csbnet.info/index.php?id=10 2009-05-04 Commémoration du 1er mai 2009: Message du Secrétaire général de la CSB Camarades, Nous commémorons aujourd’hui, 1er Mai, et comme chaque année, le martyre historique de nos camarades ancêtres travailleurs qui nous ont permis de bénéficier de conditions de travail dignes de la nature humaine. En effet, depuis ce face à face héroïque et historique qui a refusé la domination sauvage de l’Homme par l’Homme, les travailleuses et les travailleurs du monde entier, dignes de ce nom, sont condamnés à garder le flambeau, à sauvegarder et à améliorer, d’une génération à l’autre, les acquis sociaux matériels et moraux des travailleuses et des travailleurs du Monde. Cet héritage historique de lutte collective est aujourd’hui une mission universelle essentielle. Et le syndicalisme mondial est en devoir de l’assumer. C’est ainsi que la Solidarité Syndicale doit savoir répondre à la conspiration du capital financier international, qui ne cesse de changer de visage et de stratégie, afin de perpétuer sa logique de domination sauvage, d’exploitation de la force du travail et d’accumulation honteuse des richesses créées par le « Travail », entre les mains d’une minorité. Notre combat contre les iniquités sociales est plus que jamais un devoir moral, surtout dans le présent contexte international où la crise financière est susceptible de dégénérer en crash économique généralisé. Notre économie nationale, à l’instar de celles de presque tous les pays africains, est caractérisée par un quasi précarité. Plus grave, la gouvernance politique et sociale dans notre pays ne présente pas suffisamment des vertus capables d’imposer une culture de sobriété institutionnelle et, surtout, à même de lutter, de manière soutenue, contre une fracture sociale qui pourrait être fatale à la survie d’un processus démocratique qui apprend encore à faire ses premiers pas. Ce 1er Mai, que nous célébrons dans ce contexte particulièrement hypothétique, nous impose de prendre une résolution officielle, lucide et radicale pour : - renforcer et sacraliser l’unité d’action syndicale ; - mettre du cœur dans la gouvernance syndicale ; - lutter contre les injustices sociales de tous genres ; - dénoncer les dépenses publiques irraisonnable ; - obtenir justice pour les travailleurs victimes de harcèlement et d’abus de pouvoir ; - créer un contexte social, où les rapports de forces étant favorables au mouvement syndical, l’impunité, les crimes de sang et les crimes économiques seront totalement éradiqués ; - promouvoir la santé, l’éducation, le travail décent et protection sociale pour tous. Autrement, nous sommes tous responsables et imputables des déficiences politiques, économiques et sociales qui caractérisent le Burkina Faso aujourd’hui ! Le manque d’engagement responsable pour les causes collectives, l’indifférence criminelle, la mauvaise gouvernance syndicale, sont autant de syndromes qui hantent le monde du travail de nos jours. Si chaque travailleuse, chaque travailleur, autant du secteur public, du privé structuré que de l’informel, ne se mobilise pour un sursaut collectif contre la « VIE IMPOSSIBLE », nous nous rendons nous-mêmes géniteurs et responsables de cette « république d’enfer » qui tisse sa toile dans notre pays. Alors camarades ensemble debout contre la mauvaise gouvernance, et en avant pour un Burkina juste, équitable et maître de son avenir ! - Vive solidarité syndicale internationale ! - Vive le mouvement syndical burkinabé ! - Vive l’unité d’action ! Joyeuse et Belle Fête du Travail ! Je vous remercie ! Cliquer ou copier-coller l'URL http://www.csbnet.info/uploaddocuments/JournalDevoir2no001Mai2009.pdf dans la barre d'adresse pour télécharger la version PDF http://www.csbnet.info/index.php?id=10 http://www.csbnet.info/index.php?id=9 2009-01-03 Communiqué Final des Négociations Gouvernement/Syndicats Du 04 au 17 décembre 2008, s'est tenue dans la Salle du Dialogue Social du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, la rencontre annuelle des négociations Gouvernements/Syndicats. Cliquer ou copier-coller dans la barre d'adresse le lien ci-dessous pour télécharger le Communiqué Final des Négociations Gouvernements/Syndicats. http://www.csbnet.info/uploaddocuments/CommuniqueFinalNegociationsGvmtSyndicatsBFaso.pdf http://www.csbnet.info/index.php?id=9 http://www.csbnet.info/index.php?id=8 2008-12-13 15 décembre 2008: 1ère Journée de Solidarité des Travailleurs de l'Informel Dans les pays en voie de développement, le travail informel est une réalité et se doit d'être considéré et non négligé. La CGSLB appelle à ce que la Journée du 15 décembre devienne une journée de sensibilisation concernant le Secteur de l'économie informelle qui constitue tant une réalité qu'une nécessité en dehors des pays industrialisés. La CGSLB entend attirer l'attention sur le travail réalisé par tous les acteurs, notamment syndicaux, en matière de projets améliorant la situation individuelle et collective des travailleurs dans certaines régions du monde, plus particulièrement en Afrique. C'est grâce au soutien apporté par les syndicats que le Secteur de l'économie informelle (SEI) pourra sortir de sa clandestinité et s'orienter progressivement vers plus d'équité, d’égalité et de justice sociale. En lançant cette initiative de soutien, la CGSLB exprime sa solidarité envers les travailleurs et les travailleuses de l'informel. Enjeux du Secteur de l'Economie Informelle Le SEI constitue aujourd'hui un véritable défi économique pour certains pays. Ce secteur peut contribuer à trouver des solutions en faveur de l'emploi et lutter contre la précarité et la pauvreté. Il mérite donc que le mouvement syndical puisse s'y développer afin de remédier aux inconvénients qui le caractérisent. Cette démarche vise à améliorer la situation des travailleurs et travailleuses concernés et permettre un dialogue avec les institutions gouvernementales. Le SEI permet à plus de 80% des populations défavorisées de gagner leur pain quotidien et constitue ainsi une source de recettes pour les finances publiques dans les régions concernées. Dans les pays industrialisés, le travail au noir vise à éluder l'impôt. Par contre, les réalités sont autres dans les pays en voie de développement où en s'insérant dans le secteur de l'économie informelle, les travailleurs et travailleuses contribuent à la création d'une richesse nationale. Le 15 décembre 2008, la CGSLB célébrera la première Journée de solidarité des travailleurs de l'informel. http://www.csbnet.info/index.php?id=8 http://www.csbnet.info/index.php?id=7 2008-12-13 Déclaration de la CSB, à l’occasion de la Première Journée de Solidarité avec les Travailleurs de l’Economie Informelle (JSTEI) Le poids de l’Economie Informelle dans l’économie nationale peut être appréhendé à travers sa contribution : - au Produit Intérieur Brut (PIB) ; - à la création des emplois ; - au développement du secteur formel ; - à la satisfaction des besoins essentiels des populations à faibles revenus. La contribution des activités de l’économie informelle au PIB peut est ainsi évaluée à 40%. Elle est supérieure à celle du secteur moderne (grandes, petites et moyennes entreprises), qui n’est que de 15 pour cent. Il ressort de ces données que l’économie informelle occupe une place capitale dans la création des richesses nationales au Burkina Faso. Malheureusement les femmes, les jeunes et même les enfants (encore malheureusement), qui y travaillent, ne profitent que d’une part très infime des richesses qu’ils participent à créer, dans des conditions absolument marginales des normes de protection sociale. L’Economie Informelle se présente donc comme une série d’échecs socioéconomiques qui partent des cellules communautaires de base à l’échelle nationale. En effet le phénomène de sous emploi et de sous rémunération des activités économiques dans les zones rurales constitue la source embryonnaire du phénomène de l’Economie Informelle. Le phénomène de l’Economie Informelle qui est très visible et qui constitue une caractéristique des concentrations urbaines dans tous les « pays sous développés », quelque soit le continent, est réellement un indicateur de déficit de redistribution des richesses nationales. Cette triste réalité correspond également à une perversion de la notion de richesse et à une inadaptation des schémas de développement, et autres processus de construction de l’économie moderne dans des pays dits « en voie de développement ». Dans un pays comme le Burkina Faso, il existe sans conteste une économie à trois vitesses : l’Economie Rurale, l’Economie Informelle et l’Economie Moderne. Du coup, les actrices et les acteurs qui évoluent dans ces trois économies sont plus ou moins pris en compte dans le système de redistribution nationale, qui est malheureusement fondé sur l’argent. Dans un tel système de redistribution la petite bulle des privilégiés ne fait que se reconstituer et se resserrer, tandis que la grosse bulle des populations défavorisées, et donc très pauvres, grossit et se sclérose. Dans un processus de ce genre, si des solutions de transferts, et d’équilibrage ne sont pas trouvées, entre les deux bulles socioéconomiques, notamment une bulle intermédiaire et de transition, où la majorité de la population pourrait accéder à un pouvoir d’achat minimal et à tous les services sociaux de base, on évoluerait, irrémédiablement, vers l’explosion sociale, l’instabilité, la rébellion, la guerre civile, l’exode des populations, la contagion sous régionale, régionale, mondiale, et à terme, une crise de civilisation. L’idée d’attirer un peu plus l’attention de l’opinion publique internationale sur ce phénomène de l’Economie Informelle, comme étant un autre fléau de notre civilisation, se veut être une contribution de salut public du Mouvement Syndical International et du Bureau International du Travail (BIT), qui se batte depuis quelques temps à donner un visage à ce phénomène, à l’endiguer et à le réduire. Ainsi la Confédération Syndicale Burkinabé (CSB) est engagée, à travers la promotion de cette Journée de Solidarité avec les Travailleurs de l’Economie Informelle (JSTEI), à faire comprendre que l’équité et la justice sociale sont des terreaux indispensables pour la construction du Développement Humain Durable, à la dimension mondiale, régionale, sous régionale, nationale et communautaire. L’évolution de l’économie traditionnelle vers une économie moderne doit être régulée et maîtrisée, avec l’implication nécessaire de toutes les forces sociales organisées. Pour réussir ce processus, la CSB plaide que la redistribution des richesses nationales se fasse moins par la monnaie, mais davantage par généralisation de l’accès à l’Education, à la Santé, à la Protection Sociale, au Travail Décent, à l’Eau Potable, à un Environnement Sain, à l’Information…L’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement Durable (OMD) passe par cette vision de la redistribution. La réduction progressive du phénomène de l’Economie Informelle, sera un des indicateurs sûrs de la Réduction de la Pauvreté, et d’une mise en œuvre réussie de l’Agenda du BIT pour le Travail Décent. La CSB, à l’occasion de son XI Congrès, a pris des engagements, à travers un Plan d’Action claire, pour une stratégie syndicale citoyenne, de services et de développement. Il s’agit de mettre en valeur, à côté du revendicatif, les quatre autres rôles fondamentaux du syndicalisme, à savoir : le Social, le Représentatif, le Normatif et le Formatif. Ces compétences, spécifiques au monde syndical, peuvent être mises à profit pour mobiliser, organiser, former et donner l’autonomie aux femmes et aux jeunes du Secteur de l’Economie Informelle, afin de leur permettre d’améliorer leurs pratiques professionnelles, et dans un esprit syndical, utiliser la culture de la solidarité et la mutualisation de leurs ressources pour accéder aux services de protection sociale. Nous comptons encourager sur cette voie l’ensemble du front syndical national, à travers l’unité d’action, afin que nos plate formes revendicatives prennent en compte l’analyse prospective et la proposition, pour d’autres stratégies de développement où l’homme, le travail et la protection sociale seront les axes fondamentaux. Nous saluons l’initiative du gouvernement burkinabé, qui développement déjà des initiatives pour mieux valoriser la contribution économique nationale du Secteur de l’Economie Informelle, par une réglementation progressive des activités commerciales de production qui s’y développent. Nous souhaitons que la force publique et les initiatives communautaires se renforcent réciproquement par une convergence des efforts, afin d’accélérer l’atteinte de nos objectifs communs pour un développement humain équilibré et durable. Nous saluons également la Solidarité Internationale, à travers la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et le Bureau Internationale du Travail (BIT), qui appuient, de manière multiforme, et accompagnent les syndicats des pays en développement dans le combat pour un développement économique à visage humain. Jean Mathias LILIOU Secrétaire Général, Bureau National Confédéral / CSB http://www.csbnet.info/index.php?id=7 http://www.csbnet.info/index.php?id=5 2008-07-17 Propositions de sortie de crise U.O Face à la crise rendue ouverte à travers les événements survenus le 17 juin 2008 à l'Université de Ouagadougou, les centrales syndicales et syndicats autonomes, par une déclaration en date du 24 juin 2008, avaient donné leur lecture de la situation et appelé à l'arrêt de la répression et à renouer le dialogue. Les mesures qui ont suivi, à savoir, procès, fermeture de l'Université et de toutes les œuvres sociales, ont amené les centrales syndicales et syndicats autonomes à prendre la décision de s'impliquer dans un processus de rencontres d'échange avec pour objectif central, la réouverture de l'Université et des œuvres sociales et le rattrapage de l'année académique. C'est dans ce sens qu'une délégation des centrales syndicales et syndicats autonomes, conduite par les secrétaires généraux, a rencontré successivement : - le gouvernement, les 1er et 8 juillet 2008, - l'ANEB/UGEB, le 2 juillet 2008, - les syndicats d'enseignants et autres travailleurs de l'Université, le 3 juillet 2008. Suite à ces rencontres, qui ont été riches en informations et propositions, les centrales syndicales et syndicats autonomes, après analyse de la situation, font les propositions suivantes sous la forme de recommandations pour une sortie de crise : 1. le départ des forces de l'ordre des Universités de Ouagadougou, 2. la réouverture des Universités de Ouagadougou et de toutes les œuvres sociales : CENOU (cités universitaires, RU, CODE), FONER, CIOSPB, 3. la reprise des activités académiques et pédagogiques et l'examen franc des préoccupations du personnel enseignant ainsi que du personnel ATOS, pour une poursuite sereine desdites activités, notamment pour un rattrapage de l'année universitaire, 4. l'ouverture de franches négociations avec l'ANEB/UGEB sur les préoccupations exprimées, 5. le respect des franchises universitaires par toutes les composantes de la communauté universitaire. Enfin, les centrales syndicales et syndicats autonomes, au regard des préoccupations exprimées aussi bien par les étudiants que par les enseignants, insistent auprès du gouvernement et de la Présidence de l'Université, sur la nécessité de renforcer les capacités des Universités en enseignants, en moyen matériel et financier ainsi qu'en infrastructures, de respecter les engagements qui seront pris à l'occasion des concertations. Fait à Ouagadougou, le 9 juillet 2008 Ont signé : Pour les centrales syndicales : CGT-B Tolé SAGNON Secrétaire général CNTB Laurent OUEDRAOGO Secrétaire général CSB Jean Mathias LILIOU Secrétaire général FO/UNSL Joseph TIENDREDEOGO Secrétaire général ONSL Paul KABORE Secrétaire général USTB El Hadj Mamadou NAMA Secrétaire général Pour les syndicats autonomes : Le président du mois Victor S. HIEN Secrétaire général du SYNTAS http://www.csbnet.info/index.php?id=5 http://www.csbnet.info/index.php?id=4 2008-07-17 Déclaration sur la hausse annoncée des prix des hydrocarbures Le vendredi 11 juillet 2008, les secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes ont rencontré une délégation du gouvernement conduite par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, et celui du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat. Ils donnaient ainsi suite à une invitation du gouvernement par correspondance n°2008-120/MTSS/CAB en date du 10 juillet 2008, signée du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, pour «une importante rencontre avec une délégation gouvernementale, le vendredi 11 juillet» sans toutefois en préciser l'ordre du jour. C'est sur place que les responsables syndicaux ont constaté, d'une part, que la rencontre concernait aussi le patronat, et, d'autre part, que l'objet était en fait l'annonce d'une prochaine augmentation des prix des hydrocarbures. Ainsi, selon le gouvernement, la rencontre entre dans le cadre du dialogue social établi depuis quelque temps, et elle répond au souci d'expliquer aux partenaires sociaux la nécessité de procéder à un réajustement des prix des produits pétroliers. L'exposé présenté par le directeur général de la SONABHY, Monsieur Hubert Yaméogo, et par les deux ministres a fait ressortir les points ci-après : * la hausse continue du prix du baril depuis juillet 2007 entraîne pour la SONABHY des pertes qui s'élèvent à plus de 17 milliards et une réduction de ses stocks ; * le gouvernement a tenu compte du social et s'est soucié de rendre les augmentations raisonnables, car une application stricte de la vérité des prix aurait abouti à des prix plus élevés ; * les nouveaux prix qui seront appliqués à partir de la semaine prochaine, pour la ville de Ouagadougou, sont de : - 720 F CFA pour le super 91, contre 670 F CFA actuellement, soit une variation de 50 F CFA, et 7,46% d'augmentation; - 490 F CFA pour le pétrole, contre 460 F CFA actuellement, soit une variation de 30 F CFA, et 6,52% d'augmentation; - 695 F CFA pour le gasoil, contre 603F actuellement, soit une variation de 92 F CFA, et 15,26% d'augmentation; - 715 F CFA pour le mélange, contre 665 F CFA actuellement, soit une variation de 50 F CFA, et 7,52% d'augmentation. Les chefs des délégations des organisations syndicales et du patronat ont, tour à tour, pris acte de l'information communiquée par le gouvernement, et émis des inquiétudes sur les effets que produiront ces augmentations sur les prix des différents produits, sur le pouvoir d'achat des populations et sur celui des entreprises nationales. Les secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes se sont retrouvés immédiatement à la Bourse du travail pour apprécier l'information communiquée par le gouvernement et décider de la conduite à tenir. De façon unanime, ils ont abouti à la conclusion que l'augmentation annoncée par le gouvernement est inopportune et ne peut pas recevoir la caution des organisations syndicales. En effet, la flambée des prix des produits de grande consommation a fortement érodé le pouvoir d'achat des travailleurs, d'où les différentes luttes menées par les travailleurs, notamment dans le cadre de la Coalition nationale contre la vie chère, avec comme revendications essentielles l'augmentation des salaires, la baisse des taxes, des impôts et des prix. Ces revendications n'ont pas, jusque-là, reçu de réponses satisfaisantes du gouvernement qui a renvoyé leur traitement aux prochaines négociations gouvernement-syndicats prévues pour septembre 2008. Pendant ce temps, notre revendication d'une révision de la structure des prix des hydrocarbures avec, à l'appui, une proposition écrite transmise au gouvernement depuis septembre 2006 n'a pas reçu de réponse jusque-là. Par ailleurs, ils ont noté que les chiffres communiqués par le gouvernement, en particulier sur les pertes que subirait la SONABHY, se comprennent difficilement au regard des bilans que présente cette société à l'Assemblée générale des sociétés d'Etat, d'une part, et, d'autre part, au regard de la baisse du cours du dollar. Ils notent enfin que ces nouvelles hausses des prix des hydrocarbures vont entraîner la hausse des prix des autres biens et services, et rendre encore plus difficile une situation sociale déjà intenable pour les couches populaires. Le rôle du gouvernement ne doit pas être de demander aux travailleurs et aux masses populaires de serrer toujours plus la ceinture mais bien de trouver des solutions aux problèmes qui assaillent ceux-ci. A ce propos, la comparaison qu'établit le gouvernement entre les nouveaux prix que compte fixer le gouvernement et ceux pratiqués en Côte d'Ivoire vient mal à propos quand on considère, entre autres, le niveau des revenus dans ce pays et la récente réduction de la TVA à 9% (alors que celle-ci est de 18% au Burkina Faso). En conséquence, nous invitons les responsables des structures de base, les militants et l'ensemble des travailleurs à maintenir et à renforcer la mobilisation à la base en vue de la poursuite des luttes engagées dans le cadre de la CCVC, notamment assurer le succès des opérations villes mortes annoncées en mai dernier. Il faut se convaincre que les résultats des négociations de septembre, et de façon plus générale, les réponses à notre plate-forme revendicative, dépendront essentiellement de la mobilisation dont nous ferons montre à l'occasion des prochaines manifestations. Non à une augmentation des prix des hydrocarbures ! En avant pour le renforcement de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère et pour le succès des luttes à venir ! Fait à Ouagadougou, le 11 juillet 2008 Ont signé : Pour les centrales syndicales : CGT-B Tolé SAGNON Secrétaire général CNTB Laurent OUEDRAOGO Secrétaire général CSB Jean Mathias LILIOU Secrétaire général FO/UNSL Joseph TIENDREDEOGO Secrétaire général ONSL Paul KABORE Secrétaire général USTB El Hadj Mamadou NAMA Secrétaire général Pour les syndicats autonomes : Le président du mois Victor S. HIEN Secrétaire général du SYNTAS http://www.csbnet.info/index.php?id=4 http://www.csbnet.info/index.php?id=3 2008-06-03 Non aux atteintes aux libertés démocratiques et syndicales La marche organisée par les organisations syndicales de Bogandé dans le cadre de la commémoration du Ier mai 2008, a été marquée par une provocation grossière du substitut du Procureur du Faso, répondant au nom de ZABSONRE Bruno. Alors que les camarades réalisaient leur marche, après avoir accompli toutes les formalités administratives nécessaires, le sieur ZABSONRE a, avec sa voiture, délibérément foncé sur les marcheurs. Il aurait ainsi écrasé des manifestants, si ceux-ci n’avaient rompu les rangs par deux fois puisque après son premier passage, le provocateur est revenu et après avoir encore foncé sur les marcheurs, il s’est arrêté pour demander s’il y avait un problème ! Cette attitude d’un individu qui se veut un homme de droit, s’inscrit dans les atteintes répétées à la liberté syndicale qui justifient la présence de cette préoccupation dans la plate-forme des organisations syndicales. En effet : * A Yako, sur intervention du député Fatou DIENDERE, la mairie de cette ville a convoqué les responsables syndicaux la veille de la marche commémorative du Ier mai à 23H pour leur enjoindre verbalement de changer l’itinéraire de la marche et de décliner l’identité complète de celui qui devait animer la conférence publique sur la vie chère ; * A Gaoua, le préfet de la localité, prenant prétexte sur les manifestations récentes de la population contre la gestion du Maire, a interdit la marche programmée par la Coalition le 14 mai et a même voulu interdire tout rassemblement ; * A Ouagadougou : Certains employeurs ont menacé de représailles leurs employés qui sont allés en grève les 13, 14 et 15 mai. Exemple : Faso Plast. Une correspondance en date du 28 mai 2008 du maire de la ville de Ouagadougou relative à la marche du 14 mai 2008 à Ouagadougou accuse nos organisations d’« écarts de comportements qui constituent des manquements graves ». Ces accusations non fondées cachent mal une velléité de remise en cause de la liberté de manifestation sur la voie publique. * Dans certains secteurs et certaines localités des réquisitions massives ont été enregistrées tendant ainsi à vider le droit de grève de son contenu. Ce fut le cas de l’ONEA avec des réquisitions qui ont touché près de 40% du personnel. * Les sanctions arbitraires prises par le Ministère des Affaires Etrangères et par le Conseil des Ministres contre les responsables et militants du SAMAE en 2007 suite à une marche organisée régulièrement et autorisée, de même que celles prises par l’Administration de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique contre des responsables et militants du SATB sont toujours maintenues. Et la répression se poursuit contre les responsables et militants du SAMAE avec des affectations et maintenant des suspensions de salaire qui, à la faveur de l’opération billetage, touchent à présent sept (7) militants de ce syndicat. * Les dossiers de licenciements abusifs consécutifs à des grèves et qui ont été régulièrement jugés, attendent depuis plusieurs années d’être exécutés. Il s’agit notamment des dossiers des camarades de la Brakina, de la SAP, etc. Face à ces atteintes aux libertés, nos organisations membres de la Coalition Nationale de lutte Contre la vie Chère : • encouragent les structures et les camarades concernés à poursuivre la lutte en vue de dénoncer la remise en cause des libertés et d’exiger que soient levées les mesures répressives contre les camarades ; • met en garde le pouvoir et le patronat contre le maintien et la poursuite des mesures répressives : • invitent les structures de base, les responsables et militants à rester vigilants et à se tenir prêts pour toute action autour de la défense des libertés démocratiques et syndicales. Non aux atteintes aux libertés démocratiques et syndicales ! Non aux sanctions pour fait de grève ! Ouagadougou, le 29 mai 2008 Ont signé : POUR LES CENTRALES SYNDICALES : CGT-B Tolé SAGNON Secrétaire Général CNTB Laurent OUEDRAOGO Secrétaire Général CSB Jean Mathias LILIOU Secrétaire Général FO/UNSL Joseph TIENDREBEOGO Secrétaire Général ONSL Paul KABORE Secrétaire Général USTB El hadj Mamadou NAMA Secrétaire Général POUR LES SYNDICATS AUTONOMES: SAIB Somoutié LOUGUET Secrétaire Général SATEB Bonaventure SEGUEDA Secrétaire Général SNEAB Jean KAFANDO Secrétaire général SYNATEB Tahirou TRAORE Secrétaire Général SYNTRAPOST Achille PARE Secrétaire Général SYNTAS Victor S. HIEN Secrétaire Général SYNAPAGER Apollinaire KABORE Secrétaire Général SYNATEL Valentin SAWADOGO Secrétaire Général SYNATIC Justin COULIBALY Secrétaire Général SYNATIPB François TAPSOBA Secrétaire Général SYNATRAD Etienne ILBOUDO Secrétaire Général SYSFMAB Mariam TIEMTORE Secrétaire Générale SATB Idrissa KABORE Secrétaire Général SAMAE Boniface SOME Secrétaire Général UGMB Gabriel SEBGO Secrétaire Général POUR LES MOUVEMENTS ET ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE : ACAT / BURKINA Lucienne ZOMA Présidente AECC Sidiki DERME Président AS / KEBAYINA-FB Tara NACANABO Président LCB Lazare ZOUNGRANA Président LDLP Sibiri Eric KAM Président LIDEJEL Ousmane NACRO Président MBDHP Chrysogone ZOUGMORE Président MBEJUS Alexandre OUEDRAOGO Président MOUVEMENT DE LA PAIX Pierre BIDIMA Président ODJ André TIBIRI Président REN –LAC Blaise SONDO Secrétaire Exécutif SOCIAL/ALERT Henri COMPAORE Président UGEB Adama BAGUIYA Président AJB Jean-claude MEDA Président CODDE ALAIN SANOU Secrétaire Exécutif http://www.csbnet.info/index.php?id=3