csbnet.info - Burkina Faso http://www.csbnet.info Actualites 2010-08-16 http://www.csbnet.info/index.php?id=53 2010-08-16 Hausse record du chômage des jeunes due a la crise économique mondiale selon le BIT Le chômage mondial des jeunes a atteint son plus haut niveau jamais enregistré et devrait continuer d'augmenter courant 2010, indique l'Organisation internationale du Travail (OIT) dans un nouveau rapport publié à l'occasion de l'ouverture de l'Année internationale de la jeunesse (http://www.un.org/fr/events/youth2010/) le 12 août. Le rapport du BIT Tendances mondiales de l'emploi des jeunes, 2010 (en anglais)(http://www.ilo.org/empelm/what/pubs/lang--en/docName--WCMS_143349/index.htm) indique que sur les 620 millions de jeunes économiquement actifs, âgés de 15 à 24 ans, 81 millions étaient sans emploi fin 2009 – le plus haut chiffre jamais atteint. C'est 7,8 millions de plus qu'en 2007. Le taux de chômage des jeunes est passé de 11,9 pour cent en 2007 à 13 pour cent en 2009. Le rapport ajoute que ces tendances auront "de sérieuses conséquences pour les jeunes alors que des nouveaux arrivants sur le marché du travail viennent grossir les rangs de ceux qui sont déjà au chômage". Il met en garde contre "le risque d'une "génération perdue", constituée de jeunes gens qui sont totalement détachés du marché du travail et ont perdu tout espoir de pouvoir travailler pour gagner décemment leur vie". Selon les prévisions de l'OIT, la hausse du taux de chômage des jeunes devrait se poursuivre en 2010 pour atteindre 13,1 pour cent puis décliner modérément pour atteindre les 12,7 pour cent en 2011. Le rapport souligne également que le taux de chômage chez les jeunes se révèle plus sensible à la crise que celui des adultes et que la reprise du marché de l'emploi pour les jeunes, hommes et femmes, devrait être en retrait par rapport à celui des adultes. Le rapport précise que dans les pays développés et dans certaines économies émergentes, l'impact de la crise sur les jeunes se fait surtout ressentir en termes de chômage et de troubles sociaux qui vont de pair avec le découragement et l'inactivité prolongée. Le rapport relève également que dans les économies en développement où vivent près de 90 pour cent des jeunes, les jeunes sont plus vulnérables en termes de sous-emploi et de pauvreté. Dans les pays à faible revenu, l'impact de la crise se traduit davantage par une réduction du temps de travail et des salaires pour le petit nombre bénéficiant d'un emploi salarié et par une hausse de l'emploi vulnérable dans une économie informelle en "sur-peuplement". Le rapport estime que 152 millions de jeunes, soit 28 pour cent de tous les jeunes travailleurs dans le monde, bien que travaillant, vivaient encore dans l'extrême pauvreté, dans des foyers gagnant moins de 1,25 $ par personne et par jour en 2008. "Dans les pays en développement, la crise commande la vie quotidienne des plus pauvres", a déclaré le Directeur général du BIT Juan Somavia. "Les effets de la crise économique et financière menace d'aggraver les déficits de travail décent préexistants chez les jeunes ; avec pour résultat une augmentation du nombre de jeunes travailleurs bloqués dans la pauvreté, prolongeant le cycle de la pauvreté au travail d'une génération au moins." Le rapport du BIT indique que le chômage, le sous-emploi et le découragement peuvent avoir des conséquences négatives à long terme sur les jeunes, compromettant notamment leurs perspectives d'emploi futur. L'étude met également en évidence le coût de l'oisiveté chez les jeunes, en soulignant que "Les sociétés perdent leur investissement dans l'éducation. Les États manquent de contributions aux régimes de sécurité sociale tout en étant contraints d'augmenter les dépenses d'aide sociale." "Les jeunes sont les moteurs du développement économique" a déclaré Mr. Somavia Renoncer à ce potentiel est un gâchis économique et peut peser sur la stabilité sociale. La crise peut être une occasion de réévaluer les stratégies pour traiter des problèmes auxquels les jeunes sont confrontés en entrant sur le marché du travail. Ces stratégies globales et intégrées doivent combiner des politiques d'éducation et de formation avec des politiques de l'emploi ciblant spécialement pour les jeunes." "Aujourd'hui, l'ONU lance l'Année internationale de la jeunesse. A travers les thèmes du dialogue et de la compréhension mutuelle choisis cette année, nous serons mieux à même d'orienter des politiques viables qui répondent aux besoins et aspirations des jeunes pour un travail décent" a-t-il ajouté. Principaux enseignements des tendances du marché de l'emploi des jeunes au niveau mondial: * Entre 2007 et 2009, le chômage des jeunes s'est accru de 7,8 millions (1,1 million en 2007/2008 et 6,7 millions en 2008/2009). A titre de comparaison, au cours de la période de dix ans qui a précédé la crise actuelle (de 1996/1997 à 2006/2007), le nombre de jeunes chômeurs a augmenté, en moyenne, de 191 000 par an. * Le taux de chômage des jeunes est passé de 11,9 à 13 pour cent entre 2007 et 2009. Entre 2008 et 2009, la hausse du taux fut d'un point de pourcentage, ce qui constitue la plus forte hausse annuelle au cours des vingt années pour lesquelles nous disposons de statistiques mondiales et inversant la tendance à la baisse des taux constatée depuis 2002. * Entre 2008 et 2009, le nombre de jeunes chômeurs s'est accru de 9 pour cent, contre 14, 6 pour cent de hausse du nombre de chômeurs adultes. En termes de taux de chômage cependant, l'impact sur la jeunesse s'est révélé plus fort que sur les adultes. Le taux a augmenté de 1 point de pourcentage pour les jeunes contre 0,5 point pour les adultes sur la période 2008/2009. * En 2008, les jeunes représentaient 24 pour cent des travailleurs pauvres dans le monde, contre 18,1 de l'emploi mondial total. * Les jeunes femmes éprouvent plus de difficultés que les jeunes gens à trouver du travail. En 2009, le taux de chômage des jeunes femmes se situait à 13,2 pour cent contre un taux masculin de 12,9 pour cent (un différentiel de 0,3 point de pourcentage, le même écart que celui observé en 2007). * Les prévisions montrent que la reprise attendue devrait être plus lente chez les jeunes que chez les adultes. Les chiffres et les taux du chômage des jeunes ne devraient commencer à reculer qu'en 2011. Le BIT prévoit une augmentation continue du chômage global des jeunes à un niveau record de 81,2 millions de jeunes chômeurs avec un taux de 13,1 pour cent en 2010. L'année suivante, le nombre des jeunes chômeurs devrait redescendre à 78,5 millions pour un taux de 12,7 pour cent. En comparaison, le taux des adultes devrait avoir atteint son pic en 2009 à 4,9 pour cent puis décliner de 0,1 point de pourcentage par an en 2010 et 2011 (pour atteindre respectivement 4,8 et 4,7 pour cent). Tendances régionales: * Le taux de chômage des jeunes a augmenté de 4,6 points de pourcentage dans les Économies développées & l'Union européenne entre 2008 et 2009 et de 3,5 points en Europe centrale et de l'Est (hors UE) & CEI. Ce sont les plus fortes hausses annuelles jamais enregistrées pour le chômage des jeunes dans aucune région. Le taux de chômage des jeunes de 17,7 pour cent en 2009 dans les Économies développées & l'Union européenne est le plus élevé jamais constaté dans la région depuis que des statistiques régionales sont disponibles (depuis 1991). * Dans la plupart des régions, les jeunes femmes continuent d'être les plus durement frappées par le chômage. Il n'y a que dans les Économies développées & l'Union européenne que les jeunes hommes sont plus fortement touchés; la hausse du taux de chômage chez les jeunes hommes entre 2007 et 2009 a été de 6,8 points de pourcentage, contre 3,9 pour les jeunes femmes. * Dans certains pays, dont l'Espagne et l'Angleterre, une hausse de l'inactivité chez les jeunes a été observée durant ces années de crise. Ce phénomène indique un découragement plus fort, avec un accroissement du chômage qui débouche sur un abandon de la recherche d'emploi par les jeunes. * Dans les pays en développement, la crise fait gonfler les effectifs de l'emploi vulnérable et du secteur informel. Les faits viennent à l'appui de ce constat de hausse en Amérique latine où, entre 2008 et 2009, le nombre de personnes travaillant à leur propre compte a augmenté de 1,7 pour cent et le nombre de travailleurs familiaux non rémunérés de 3,8 pour cent. La région a aussi connu une hausse de la proportion d'adolescents employés dans le secteur informel pendant la période de crise. * Pour presque toutes les régions, de légers progrès sont prévus au cours de l'année record (2010 dans la plupart des cas). Il n'y a qu'au Moyen-Orient et en Afrique du Nord que le chômage des jeunes devrait poursuivre sa hausse en 2011. Le recul le plus fort (1 point de pourcentage) du taux de chômage des jeunes devrait avoir lieu en Europe centrale et de l'Est (hors UE) & CEI. Le taux prévu pour 2011 dans les Économies développées & l'Union européenne devrait représenter une baisse de 0,9 point de pourcentage par rapport à l'année précédente. Cependant, ce taux escompté de 18,2 pour cent en 2011 sera toujours supérieur aux niveaux observés pendant la période qui a précédé la crise (1991-2007). Source http://www.ilo.org/global/About_the_ILO/Media_and_public_information/Press_releases/lang--fr/WCMS_143358/index.htm http://www.csbnet.info/index.php?id=53 http://www.csbnet.info/index.php?id=52 2010-08-13 Mise en oeuvre du mot d'ordre "Solidarité et Résistance" Dans la lettre circulaire n°2010/02/CCVC, la Coordination nationale invite les organisations membres et leurs structures, militantes et militants, travailleuses et travailleurs des secteurs public, parapublic, privé; élèves et étudiants, commerçantes et commerçants, artisans, paysans, actrices et acteurs de l'économie informelle, sans-emploi, à la mise en oeuvre effective du mot d'ordre "Résistance et Solidarité". Le Samedi 07 août s'est tenu à la bourse du travail de Ouagadougou, un meeting de protestation et de mobilisation, organisé par la Coordination nationale de la CCVC, contre les tracasseries policières et les contrôles intempestifs de la TDC. A l'issue dudit meeting, la coordination nationale, à travers la présente lettre circulaire, voudrait d'une part, préciser le sens et le contenu du mot d'ordre lancé ce jour-là et d'autre part, revenir sur le nécessité de la poursuite de la structuration de la CCVC pour plus d'efficacité dans ses luttes. I. Du sens et du contenu du mot d'ordre "Solidarité et Résistance" Le mot d'ordre "Solidarité et Résistance"a été lance par la Coordination nationale au meeting du samedi 07 août 2010. Pourquoi un tel mot d'ordre après plus de six mois de préparation et de luttes nationales et sectorielles diverses, autour de la plate forme d'action de la CCVC, notamment contre la TDC? Le message de la coordination nationale rappelle que la loi instituant la taxe de Développement Communal (TDC a été adopté en 2008 et c'est seulement cette année 2010 qu'une campagne pour son application a été engagée par les autorités. Pourtant, le gouvernement lui-même explique par écrit que « La taxe sur les véhicules à moteur et les vélocipèdes (communément appelée plaques et vignettes) a été supprimée au lendemain de la dévaluation du franc CFA en 1994, dans le souci d’alléger le fardeau financier des ménages. Pour compenser cette perte de recettes, le Gouvernement a institué la Taxe sur les Produits Pétroliers. Les recettes collectées au titre de la TPP sont réparties à raison de 90 % pour le budget de l’Etat et de 10% au profit des collectivités territoriales ». Du reste un arrêté pris le 11 septembre 1995 par le Ministre de la l'Economie et des finances, portant répartition de ladite taxe sur les produits pétroliers, précise en son article 1er que les taux de 10% et de 90% « feront l’objet de révisions ultérieures en fonction d’une part, de la variation du nombre des provinces et communes, et d’autre part de l’évolution du potentiel fiscal des collectivités locales en matière de plaques et vignettes. ». Depuis lors, le nombre de communes est passé de 49 à 352 et le nombre d'engins à eux roues et de véhicules automobiles s'est accru, accroissement du même coup, la consommation en carburant. paradoxalement, la clé de répartition n'a pas été revue comme prévu par l'arrêté et la structure des prix des hydrocarbures n'a pas été revue non plus, dans le sens d'extirper la valeur des plaques et vignettes incorporée. De nos jours, lorsque le consommateur achète 1 litre de super 91 à 642 FCFA par exemple, il paye 125 FCFA au titre de la TPP. C'est pour toutes ces raisons que la CCVC rejette cette double taxation qu'est la TDC, mobilise les citoyens depuis février 2010 par des luttes nationales comme celles des 24 février, 31 mars et 1er avril 2010, des actions sectorielles et locales comme Tiébélé, boussé Ouahigouya, Thiou, Koudougou, etc. Par ailleurs, dans une correspondance adressée au Premier Ministre en date du 9 avril 2010, nous avons fait les propositions suivantes: 1. Réviser la clé de répartition de la TPP, entre le budget de l’Etat et les communes tel que prévu par l’arrêté du 11 septembre 1995. Au lieu de 10% pour les communes et de 90% pour le budget de l'Etat, la CCVC propose 50% pour le s communes et 50% pour le budget de l’Etat. Cette proposition donnerait, si l'on s'en tient aux chiffres communiqués par le Premier Ministre au titre de la TPP 2009, quatorze milliards et demi aux communes au lieu de 2, 9 milliards. 2. Arrêter les tracasseries sur les citoyens (en ville comme en campagne) concernant cette TDC ; 3. Instituer un impôt sur la fortune et un impôt foncier sur les propriétés bâties, non bâties ; 4. Arrêter de spolier les paysans de leurs terres et imposer les propriétaires des grandes fermes ; 5. Arrêter les fortes réductions d’impôts et d’exonérations appliquées sur les capitaux, les grosses fortunes et les gros loyers et la pression fiscale sur les moyens et faibles revenus de citoyens ; 6. reconsidérer la politique de surenchère des impôts et taxes injustices incorporées insidieusement dans les consommations (eau, électricité,…) et qui grèvent le pouvoir d’achat des ménages. Depuis lors, le Premier Ministre n'a ni répondu à la correspondance, ni reçu la CCVC pour une discussion sur le contenu de ladite correspondance. Par contre, nous avons constaté que c'est de façon insidieuse que l'application de la TDC a commencé d'abord en campagne puis dans les villes en profitant des interpellations suite aux infractions au code de la route. la police exigeait des auteurs des infractions qu'ils s'acquittent en même temps de la TDC avant de récupérer leurs engins. Ces derniers temps, les contrôles sont devenus plus ouverts et systématiques. C'est face à cette situation que la coordination nationale a organisé le meeting du 7 août 2010 pour interpeller le gouvernement et s'adresser aux militants et sympathisants, aux populations, en lançant le mot d'ordre "Solidarité et Résistance". La solidarité signifie : * utiliser les moyens rapides d’information pour impliquer le maximum possible de militants et sympathisants, de citoyens en général, dans la lutte; * organiser les regroupements de protestation; * poursuivre la structuration de la CCVC dans les différentes villes et localités, dans les secteurs, quartiers et arrondissements La résistance signifie : * faire victorieusement face, aux diverses pressions visant à nous soumettre à cette taxe injuste qu’est la TDC; * répondre au mépris du gouvernement en méprisant et en rejetant ses lois injustes et antipopulaires ; * intégrer a lutte contre la TDC dans la lutte globale de la CCVC autour de sa plate forme d’action En somme, "Solidarité et Résistance" est ce mot d'ordre qui vient en écho au slogan "unis, mobilisés et déterminés, nous vaincrons"! II. De la nécessité de la poursuite de la structuration de la CCVC En rappel, la coalition nationale de lutte Contre la Vie Chère est un réseau d'organisations, associations et mouvements, regroupé autour d'une plate forme d'action adoptée le 12 mars 2008 et autour du mot d'ordre "Unité et lutte". Il est ouvert à d'autres organisations et associations qui acceptent la base minimale de regroupement qui est sa plate forme d'action. Pour plus d'efficacité dans ses actions, la Coalition a procédé à la mise en place de ses structures de coordination et de direction qui sont la Coordination nationale et le bureau. Elle vous en a tenu informés par lettre circulaire en date du 26 janvier 2010. Dans la même circulaire, elle indiquait qu'au niveau régional, provincial et local, la CCVC est également organisée en Coordinations régionales, provinciales et locales qui devront prendre en compte les spécificités de leurs régions, provinces et localités respectives. Les différentes luttes qui ont suivi, notamment contre la TDC en février, mars, avril, mai, ont montré la justesse et la nécessité de la poursuite de cette structuration. Tout en vous rappelant que les formes d'activités et d'actions de la Coalition peuvent être également décidées au niveau local et sectoriel, la Coordination nationale vous invite: * à utiliser le message du 7 août 2010 dernier pour des assemblées générales, meetings et autres dans les différentes régions, provinces, localités, arrondissements et quartiers, en vue d'une bonne diffusion et d'une bonne mise en oeuvre du mot d'ordre "Solidarité et Résistance" contre la TDC, pour la défense de la plate forme d'action de la CCVC, en suivant les exemples concrets de luttes comme à Ouahigouya, Tiébélé, Thiou, Titao, Koudougou, etc. * à prendre acte de la rupture du dialogue voulue par le gouvernement et rester à l'écoute de la coordination nationale pour qu'en son temps, des luttes nationales viennent couronner les luttes locales et sectorielles que vous ne manquerez pas de développer dans la mise en oeuvre du mot d'ordre "Solidarité et Résistance" La coordination invite par ailleurs, les différentes composantes membres de la Coalition à impliquer davantage leurs structures de base et décentralisées pour la mise en place effective des structures de la CCVC dans les provinces, localités, arrondissements et quartiers des villes. Militantes et militants, travailleuses et travailleurs des secteurs public, parapublic, privé; élèves et étudiants, commerçantes et commerçants, artisans, paysans, actrices et acteurs de l'économie informelle, sans-emploi, compagnons de luttes, le gouvernement ne nous laisse pas d'autre choix que de nous mobiliser davantage et nous engager dans la voie d'une Solidarité et d'une Résistance plus expressives autour de la plate-forme d'action de la CCVC en général et de la juste revendication de suppression de la TDC, en particulier. CONTRE LES IMPOTS ET TAXES INJUSTES, CONTRE LA TDC, LA LUTTE CONTINUE! TOUTES ET TOUS ENSEMBLE CONTRE LA VIE CHERE, LA CORRUPTION, LA FRAUDE, L'IMPUNITE ET POUR LES LIBERTES! Fait à Ouagadougou, le 13 août 2010 Pour la Coordination nationale, le Bureau Président Tolé SAGNON Secrétaire Général/CGT-B 1er Vice Président Chrysogone ZOUGMORE Président/MBDHP 2ème Vice Président Tahirou TRAORE Secrétaire Général/SYNATEB Jean Claude MEDA Président/AJB Rapporteur Jean Mathias LILIOU SG/CSB Rapporteur Moumouni DERRA Président/UGEB Rapporteur Pr Blaise SONDO SE/REN - LAC Chargé des finances http://www.csbnet.info/index.php?id=52 http://www.csbnet.info/index.php?id=51 2010-08-13 Protestation contre le mépris des préoccupations populaires exprimées par la CCVC Comme annoncé lors du meeting tenu le samedi 07 août 2010 à la Bourse du Travail de Ouagadougou, la Coordination Nationale de la Coalition a adressé une lettre ouverte à son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement pour protester contre le mépris des préoccupations populaires. Excellence Monsieur le Premier Ministre, Depuis le 9 avril 2010, la Coordination nationale de la Coalition vous a adressé une correspondance relative à l'application de la Taxe de Développement Communal (TDC). Dans cette correspondance, tout en réaffirmant notre opposition à la Taxe de Développement Communal, mais prenant en compte le souci exprimé par le gouvernement qui est de doter les communes (dont le nombre s'est considérablement accru du fait de la communalisation intégrale) de ressources, nous vous avons soumis un ensemble de propositions qui améliorent sensiblement les ressources destinées à celles-ci. Dans cette même correspondance, la Coalition vous a exprimé sa disponibilité à échanger avec le gouvernement autour de la question. A ce jour, soit quatre mois après, vous n'avez répondu, ni à notre correspondance, ni à notre proposition de rencontre. Pourtant, lors de la conférence de presse que vous avez organisée à l'occasion du troisième anniversaire de votre gouvernement le 14 juin 2010, vous avez évoqué la question, en vous engageant à nous répondre prochainement. Monsieur le Premier Ministre, le nombre et la représentativité des organisations qui composent la Coalition, vos professions de foi répétées sur votre attachement au dialogue social, devraient imposer une attention particulière aux interpellations et propositions de ladite Coalition. Monsieur le Premier Ministre, Nous notons par ailleurs qu'à l'appel de la Coalition, le 24 février 2010 d'abord, puis les 31 mars et 1er avril ensuite, ce sont des dizaines de milliers de citoyens qui, à travers l'ensemble du pays, ont manifesté dans les rues, pour exprimer leur refus d'une nouvelle taxe qu'ils payent déjà en consommant le carburant. Il s'est agi, à ces différentes occasions, de manifestations citoyennes au cours desquelles les burkinabè ont exprimé, de façon massive et ferme, leur désapprobation vis-à-vis de la TDC, et ce dans une discipline que nombre d'observateurs en l'occurrence la presse, ont saluée. Faut-il le rappeler, ces manifestations lancées par la Coalition faisaient suite à la rencontre annuelle Gouvernement/Syndicats qui s'est achevée le 7 janvier 2010, rencontre au cours de laquelle la composante syndicale de la Coalition avait formulé des propositions sur la TDC. Monsieur le Premier Ministre, Au moment où nous vous adressons la présente, nous constatons des augmentations de prix du carburant de +40f sur le litre de super 91; +31f sur le gasoil; +40f sur le mélange, ainsi qu'une augmentation du prix du sucre et des céréales. Comme nous l'avons souvent indiqué, ce que nous attendons du Gouvernement, ce sont des actions dans le sens de soulager les travailleurs et les laborieuses populations, et non une surenchère sur les taxes, sur les prix des produits de consommation courante, pendant que ceux qui disposent des capitaux, bénéficient de réductions substantielles et répétées en matière d'impôts et de taxes. En tout état de cause, la Coalition tient à vous réitérer qu'elle reste résolue à combattre la TDC, à poursuivre la lutte contre la vie chère et autour des autres points de sa plate forme d'action. Pour ce faire, elle usera des moyens en son pouvoir pour continuer à faire entendre les vives protestations des citoyens contre la vie chère, le refus massif d'une double taxation, refus exprimé à maintes occasion par ses militantes et militants en particulier et par les citoyens en général. Elle tient votre gouvernement pour responsable de la rupture de dialogue qui se traduit en ce moment d'une part, par le silence vis-à-vis des propositions et des correspondances adressées au gouvernement et d'autre part, par la mise en oeuvre au forceps de la TDC malgré nos vives mais citoyennes protestations, et par conséquent de toute éventuelle dégradation du climat social. Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Premier Ministre, l'expression de notre haute considération. Ouagadougou le 12 août 2010 Pour la Coordination nationale, le Bureau Président Tolé SAGNON Secrétaire Général/CGT-B 1er Vice Président Chrysogone ZOUGMORE Président/MBDHP 2ème Vice Président Tahirou TRAORE Secrétaire Général/SYNATEB Jean Claude MEDA Président/AJB Rapporteur Jean Mathias LILIOU SG/CSB Rapporteur Moumouni DERRA Président/UGEB Rapporteur Pr Blaise SONDO SE/REN - LAC Chargé des finances http://www.csbnet.info/index.php?id=51 http://www.csbnet.info/index.php?id=50 2010-08-09 Message à l'occasion du meeting du 07 août 2010 Camarades militantes et militants, travailleuses et travailleurs des secteurs public, parapublic, privé ; élèves et étudiants, commerçantes et commerçants, artisans, paysans, actrices et acteurs de l’économie informelle, sans-emploi, Au nom de la coordination de la Coalition Nationale de lutte contre la Vie Chère, au nom des responsables des différentes organisations membres de notre Coalition, je vous remercie d’avoir répondu à notre appel pour prendre part au présent meeting. Votre mobilisation de ce jour, traduit votre engagement citoyen à poursuivre le combat contre cette taxe injuste qu’est la Taxe de Développement Communal (TDC), combat que nous avons engagé depuis le début de cette année 2010 avec en face un gouvernement qui a choisi de se faire sourd aux clameurs que nous élevons depuis lors. A preuve, les tracasseries et contrôles divers relatifs à la TDC et qui se sont accentués ces derniers temps, particulièrement à Ouagadougou. En rappel c’est l’Assemblée Nationale qui, dans la loi de finance de décembre 2008 a institué une nouvelle taxe dénommée Taxe de Développement Communal (TDC). L’institution de cette nouvelle taxe sur les véhicules à 4 roues et les motocyclettes, faisait fi du fait que les plaques et vignettes antérieurement appliquée aux engins, avaient été supprimées en 1994 mais leurs valeurs avaient été incorporées dans les prix des hydrocarbures. Depuis lors, nous la payons en consommant le carburant. Cependant, l’application de cette nouvelle taxe fut suspendue en 2009, du fait du contexte de la crise alimentaire qui prévalait à l’époque, mais aussi du fait des luttes multiformes engagées par les populations. En début de cette année 2010, les autorités, à travers une vaste campagne médiatique informant les citoyens du début des contrôles le 1er avril 2010, manifestaient leur volonté de mette en œuvre la loi sur la TDC. Or sur la question, on se rappelle qu’en répondant aux organisations syndicales, le gouvernement lui-même écrivait : « La taxe sur les véhicules à moteur et les vélocipèdes (communément appelée plaques et vignettes) a été supprimée au lendemain de la dévaluation du franc CFA en 1994, dans le souci d’alléger le fardeau financier des ménages. Pour compenser cette perte de recettes, le Gouvernement a institué la Taxe sur les Produits Pétroliers. Les recettes collectées au titre de la TPP sont réparties à raison de 90 % pour le budget de l’Etat et de 10% au profit des collectivités territoriales ». Pour justifier la nouvelle taxe, le gouvernement évoque le fait que la subvention est maintenant en deçà des attentes des collectivités territoriales dont le nombre et les besoins se sont accrus avec les avancées enregistrées dans le processus de mise ne œuvre de la décentralisation. En réaction à ces arguments du gouvernement, la CCVC a fait des propositions écrites adressées à son Excellence Monsieur le Premier Ministre le 9 avril passé et qui se résument comme suit : 1. Réviser la clé de répartition de la TPP, entre le budget de l’Etat et les communes tel que prévu par l’arrêté n°95 – 0099/MEFP/SG/DGTCP du 11/09/1995 portant répartition de la TUPP et qui précise en son article 1er que les taux de 10% et de 90% « feront l’objet de révisions ultérieures en fonction d’une part, de la variation du nombre des provinces et communes, et d’autre part de l’évolution du potentiel fiscal des collectivités locales en matière de plaques et vignettes. ». (soulignées par nous). En s’appuyant sur les chiffres du Premier Ministre précisant qu’en 2009, la TPP s’élevait à 29 milliards de francs, la CCVC propose une répartition de 50% pour le budget de l’Etat et 50% pour les communes, ce qui apporterait aux communes plus de 14 milliards de francs. Le nombre de communes étant passé de 49 à 352, ainsi que le boom des engins à deux roues, il est tout à fait logique que la clé de répartition soit révisée en faveur des collectivités territoriales ; 2. Arrêter les tracasseries sur les citoyens (en ville comme en campagne) concernant cette TDC ; 3. Instituer un impôt sur la fortune et un impôt foncier sur les propriétés bâties, non bâties ; 4. Arrêter de spolier les paysans de leurs terres et imposer les propriétaires des grandes fermes ; 5. Arrêter les fortes réductions d’impôts et d’exonérations appliquées sur les capitaux, les grosses fortunes et les gros loyers et la pression fiscale sur les moyens et faibles revenus de citoyens ; 6. reconsidérer la politique de surenchère des impôts et taxes injustices incorporées insidieusement dans les consommations (eau, électricité,…) et qui grèvent le pouvoir d’achat des ménages. Voilà pourquoi, à l’annonce des contrôles, des actions multiples et multiformes ont été initiées pour amener le gouvernement à se penser sérieusement sur les préoccupations des citoyens : • grandes journées de protestations du 24 février 2010 ; • grandes journées de protestations des 31 mars et 1er avril 2010, marquées par des grèves, des meetings, des marches à travers tout le territoire national et qui ont mobilisé d’immenses foules indignées • correspondance en date du 9 avril 2010 au premier ministre réaffirmant notre refus de la TDC et notre disponibilité à discuter directement avec le gouvernement sur la question et nos propositions ; • rappel de notre position sur la TDC à l’occasion du premier mai, et réitération de notre disponibilité au dialogue avec le gouvernement ; • Appel à la vigilance et à la mobilisation publié le 13 mai contre l’application insidieuse ou ouverte de la TDC et exigeant l’arrêt des tracasseries policières en ville comme en campagne. Camarades militantes et militants, compagnons de luttes, Suite aux différentes manifestations engagées par la CCVC et ses différentes composantes, les autorités ont donné l’impression de renoncer à l’application de la TDC en n’engageant pas de contrôles dès le 1er avril comme elles l’avaient annoncé. En fait l’application de la TDC a débuté timidement dans les villages, départements et villes moyennes pour atteindre maintenant les grandes villes. Quelques exemples : • A Boussé, les agents de police ont initié des contrôles discriminatoires de la TDC puisque les travailleurs en étaient exemptés ; • A Tiébélé, un contrôle de la TDC a été initié mais a vite été abandonné face à la mobilisation des citoyens. En effet, la mobilisation réalisée par les militants de Tiébélé, que se préparaient à appuyer leurs camarades de Pô qui étaient prêts à descendre à Tiébélé, a contraint les agents de sécurité à abandonner et le contrôle, et les engins qui avaient été arrêtés ; • A Ouahigouya, les militants sont allés en masse à une des sorties de la ville où les contrôles avaient été initiés pour exiger des agents des impôts qui conduisaient l’opération appuyés par des forces de l’ordre que le contrôles cessent, que les engins soient restitués à leurs propriétaires et que de telles opérations ne soient pas répétées, ce qui fut fait ; • A Thiou, ce fut le même scénario, et le commissaire de police a ordonné la restitution des engins; • A Koudougou, suite à un communiqué radio diffusé appelant les citoyens à s’acquitter des différentes taxes dont la TDC, la coordination de la CCVC de la ville s’est rendue à la mairie où elle a exprimé son refus de voir figurer la TDC sur la liste des taxes à réclamer aux citoyens. Par la suite, la TDC a effectivement été enlevée de la liste des taxes réclamées aux populations; • Etc. Ainsi, dans la plupart des cas où les autorités ont engagé la mise en œuvre de la TDC, les citoyens, dans le cadre de la CCVC, ont, de diverses manières contraint les autorités à surseoir aux contrôles. A Ouagadougou, c’est de façon insidieuse que l’application a commencé en profitant des interpellations suite aux infractions au code de la route. La police exigeait des auteurs des infractions qu’ils s’acquittent en même temps de la TDC avant de récupérer leurs engins. Ces derniers temps, les contrôles sont devenus ouverts et systématiques. Quelle appréciation pouvons-nous porter sur une telle attitude du gouvernement ? Assurément, l’attitude du gouvernement est méprisante. En effet : - l’attitude du gouvernement est méprisante vis-à-vis des centaines de milliers de citoyens qui se sont mobilisés à travers des manifestations grandioses et pacifiques et ce, sur toute l’étendue du territoire ; - Elle est également méprisante vis-à-vis des dizaines d’organisations démocratiques qui portent la revendication sur la suppression de la TDC. Le mépris est d’autant plus évident que nos organisations ont fait preuve de responsabilité en avançant des propositions concrètes prenant en compte le souci exprimé par le gouvernement de doter les communes de moyens pour fonctionner. Comme nous l’avons indiqué tantôt, nos organisations ont exprimé à maintes occasions leur disponibilité à discuter directement avec le gouvernement autour de la question. Mieux, nous avons, en date du 9 avril 2010, adressé une correspondance au Premier Ministre pour lui réitérer nos propositions et exprimer encore une fois notre disponibilité au dialogue. A ce jour, soit près de quatre mois après, Monsieur le Premier Ministre, qui se plaît à évoquer constamment les vertus du dialogue social, n’a pas daigné répondre à notre correspondance. Par ailleurs, user de ruse et de subterfuges pour mettre en application une loi conduit inévitablement les citoyens au mieux, à user également de ruse et de subterfuges pour ne pas la respecter, au pire, à la rejeter ouvertement d’une manière ou d’une autre. L’attitude du Gouvernement est, pour la Coalition, inacceptable. Et le meeting de ce jour est la traduction de ce refus, mais surtout il se veut un meeting d’interpellation d’abord du gouvernement, et ensuite, des militantes et militants de la CCVC en particulier et des citoyens en général. - Au gouvernement, la coordination va adresser dans les tous prochains jours, une lettre ouverte à travers laquelle, il s’agira pour la coordination de la CCVC : • de mettre le gouvernement face à ses responsabilités ; • de lui rappeler qu’il est l’initiative de la rupture de dialogue qui se manifeste en ce moment ; • de lui indiquer que la CCVC reste résolue à combattre la TDC et qu’elle usera des moyens en son pouvoir pour faire entendre les préoccupations des populations contenues dans sa plate-forme d’action, nonobstant les risques encourus - A vous militantes et militants de la Coalition, citoyennes et citoyens, la coordination nationale vous rappelle que seule la lutte paie et vous invite : • à dénoncer le mépris du gouvernement et son attitude anti-démocratique ; • à mieux vous organiser pour poursuivre la résistance telle que développée dans certaines localités comme Ouahigouya, Tiébélé, Thiou, Titao, Koudougou, etc. Compagnons de lutte, le mot d’ordre dans cette période qui doit nous guider est: Solidarité et Résistance ! La solidarité signifie : • utiliser les moyens rapides d’information pour impliquer le maximum possible de militants et sympathisants, de citoyens en général, dans la lutte, • organiser les regroupements de protestation, • poursuivre la structuration de la CCVC dans les différentes villes et localités, dans les secteurs, quartiers et arrondissements La résistance signifie : • faire victorieusement face, aux diverses pressions visant à nous soumettre à cette taxe injuste qu’est la TDC, • répondre au mépris du gouvernement en méprisant et en rejetant ses lois injustes et antipopulaires ; • intégrer a lutte contre la TDC dans la lutte globale de la CCVC autour de sa plateforme d’action Camarades, Compagnons de luttes, le gouvernement ne nous laisse pas d’autre choix que de nous mobiliser davantage pour des luttes plus fermes et plus déterminées. C’est le gouvernement lui – même qui, par son refus de dialogue, nous engage dans la voie d’une Solidarité et d’une Résistance plus expressives autour de notre plate-forme d’action en général et de notre revendication de suppression de la TDC. - Toutes et tous ensemble, engageons la mise en œuvre sans délai, du mot d’ordre, Solidarité et Résistance par le travail de sensibilisation et de mobilisation dans nos différentes structures, dans les services et quartiers ; - Toutes et tous ensemble, engageons sans délai, la préparation de luttes plus résolues et plus fermes que nous imposent le gouvernement et sa politique antisociale. NON AUX IMPOTS ET TAXES INJUSTES ! NON A LA TDC ! NON AU MEPRIS DES CITOYENS ! MOBILISATION ET LUTTES ! Ouagadougou, le 7 août 2010 Pour la Coordination Nationale, le Bureau : Président Tolé SAGNON Secrétaire Général/CGT-B 2ème Vice Président Tahirou TRAORE Secrétaire Général/SYNATEB 1er Vice Président Chrysogone ZOUGMORE Président/MBDHP Jean Claude MEDA Président/AJB Rapporteur Jean Mathias LILIOU SG/CSB Rapporteur Moumouni DERRA Président/UGEB Rapporteur Pr Blaise SONDO SE/REN - LAC Chargé des finances http://www.csbnet.info/index.php?id=50 http://www.csbnet.info/index.php?id=49 2010-08-03 Déclaration liminaire La coordination nationale de la coalition nationale de lutte contre la vie chère (CCVC) souhaite la bienvenue à tous les média qui ont bien voulu répondre à son invitation. Par votre biais nous voulons prendre l’opinion publique à témoin sur la question des taxes et impôts injustes et en particulier de la taxe de développement communale (TDC). En rappel : • La TDC est une disposition de la loi de finances, gestion 2008 mais dont la mise en application n’a pu voir le jour en 2008 pour les raisons qu’on peut aisément deviner. Tenant compte de la situation en son temps, les organisations syndicales revendiquaient le 1er mai 2009 la : « la Suppression de la TVA sur les prêts bancaires et la suspension de l’application des vignettes ». Dans ces longues explications pour refuser de satisfaire la revendication, le gouvernement, à l’occasion de la rencontre annuelle avec les syndicats de décembre 2009 à Janvier 2010, avait montré lui-même le lien entre la taxe sur les produits pétroliers (TPP) et la TDC. Malheureusement, un mois plus tard il reniera ses propres propos en évoquant une incompréhension de la part des syndicats. • Les 24 février, puis les 31 mars et 1er avril 2010, à l’appel de la composante syndicale pour des grèves et de la CCVC pour des manifestations de rues, ce sont des centaines de milliers de citoyens qui ont répondu à ces différents mots d’ordre sur toute l’étendue du territoire national pour exprimer leur rejet des impôts et taxes injustes en général et plus particulièrement de la TDC ; • Le 9 avril, la Coalition a adressé à son excellence Monsieur le Premier Ministre, une correspondance dans laquelle elle soumettait au gouvernement un ensemble de propositions prenant en compte d’une part, le rejet manifeste des citoyens de payer une double imposition et d’autre part, le souci du gouvernement de doter les communes de ressources pouvant les aider à promouvoir leur développement. A Ce jour, le Premier Ministre, malgré ses discours répétés sur la promotion du dialogue social, n’a pas daigné répondre ni à ladite correspondance, ni à notre disponibilité exprimée pour des échanges directs avec le gouvernement sur le sujet ; • Le 1er mai 2010 les organisations syndicales réinscrivaient en toute logique dans leur cahier de doléances, la revendication portant sur « la suppression des impôts et taxes injustes qui frappent les couches populaires (IUTS, Taxe de résidence, TVA sur les prêt bancaires,..) et la suppression de la TDC » Devant le silence méprisant du gouvernement et les tentatives d’application de ladite taxe par la police dans nombre de localités, des composantes de la Coalition ont réagit diversement, la coordination nationale de la CCVC a publié un appel à la vigilance le 31 mai, les populations ont, ça et là opposé une résistance tel qu’à Tiébélé, Ouahigouya, Titao, etc. Cette situation perdurant, la Coalition : • réaffirme son refus de payer la TDC ; • dénonce le mépris qu’affiche le gouvernement vis-à vis d’organisations responsables, qui ont fait la preuve sur le terrain de leur représentativité à travers de grandes mobilisations pacifiques de février, mars, avril et mai 2010 ; • Exige des autorités l’arrêt des tracasseries policières exercées sur les citoyens au motif de l’exigence de payement de la TDC. • Appelle les populations du KADIOGO et des environs à un meeting de mobilisation et de protestation le samedi 07 août 2010 à la Bourse du travail de Ouagadougou, meeting au cours duquel la Coalition prendra langue avec les citoyens contre le refus du dialogue du gouvernement. Ouagadougou, le 2 août 2010 Tolé SAGNON Président / CCVC http://www.csbnet.info/index.php?id=49 http://www.csbnet.info/index.php?id=47 2010-07-23 SONABEL: Comment les syndicats ont pu éviter la privatisation Le mardi 11 mai 2010, l’Assemblée nationale (AN) rendait légale la décision prise en Conseil des ministres de sortir la Société nationale burkinabè d’électricité (SONABEL) de la liste des entreprises à privatiser. Pascal Kéré, secrétaire général (SG) de la section de la SONABEL du Syndicat des techniciens et ouvriers du Burkina (STOB), a estimé, ayant passé 27 ans dans l’entreprise, être bien placé pour connaître l’opinion générale du personnel sur cette décision. Il révèle que ce dernier était opposé à la privatisation de la société et a milité pour qu’elle ne devienne pas réalité. Comment ? Dans quelles conditions ? Pascal Kéré répond. "Le Pays" : La SONABEL ne sera plus privatisée. En tant que représentant du personnel de l’entreprise, qu’en pensez-vous ? Pascal Kéré : Nous n’en pensons que du bien. Parce que dès que ce processus a été enclenché en 1998 par une loi votée au niveau de l’AN, le personnel, vu certaines expériences sous-régionales de ces privatisations, était bien inquiet de l’avenir de l’entreprise qui est pour nous une entreprise de souveraineté et qui soutient le développement de l’économie nationale. Nous avions donc eu une réaction, assez vigoureuse, de refus. De 1998 à maintenant, on a traversé pas mal d’étapes et nous ne pouvons que saluer cette décision gouvernementale qui, pour nous, est un salut autant pour l’économie nationale toute entière que pour la SONABEL et, par ricochet, pour l’ensemble de la clientèle et pour les travailleurs. Vous dites que vous craignez pour l’économie nationale, mais est-ce que le personnel n’avait pas également et surtout peur pour son emploi ? C’est vrai qu’on pense généralement que les travailleurs sont plus soucieux de leur avenir personnel que du devenir de l’entreprise. Mais, dans le cas de la SONABEL, je puis vous avouer que la première inquiétude du personnel portait sur le devenir du service public de l’électricité au Burkina, et sur le développement du Burkina. Deuxièmement, nous pensons que la SONABEL reste une entreprise nationale qui crée du profit. Enfin, nous ne pouvons penser qu’à l’ensemble des emplois. Dans ces cas de figure, quand l’entreprise passe à des mains privées, la logique de réduire les charges peut toucher l’intérêt des travailleurs. Même lorsque les repreneurs assurent ne pas vouloir faire de licenciement, après la reprise, il y a des compressions tacites et subtiles qui se font. "C’est une action conjuguée au niveau du personnel, de la direction et du gouvernement qui a permis cet heureux aboutissement" En plus des emplois et de l’économie, que craigniez-vous d’autres de la privatisation de la SONABEL ? On n’aurait, certainement, pas fait l’économie d’une réelle dégradation du service public de l’électricité. Je ne dis pas que la SONABEL fournit l’idéal du service d’électricité, mais je puis gager qu’avec le privé, on peut vivre pire que les difficultés conjoncturelles que la SONABEL traverse par moment. Et cela vaut pour toute entreprise qui produit du service de nature vraiment publique. SITARAIL a vécu son expérience, mais je ne pense pas que nous sommes très heureux de ce que vaut, aujourd’hui, le chemin de fer au Burkina. FASO FANI a vécu la même situation. Ce sont donc des processus qui nous créent plus de malheurs que de bienfaits. Aujourd’hui en France, avec EDF (Electricité de France), on ne court pas encore derrière la privatisation. Les travailleurs ont donc contribué à sortir la SONABEL de la menace de la privatisation. Mais de quelle manière, car on n’a pas senti trop de remous ? Si vous remontez dans l’histoire, dès que la loi de 1998 a été votée, le personnel a réagi et est même allé jusqu’à l’AN pour manifester son désaccord. Il y a eu pas mal de manifestations. Nous nous étions même mis en coalition avec d’autres entreprises qui étaient ciblées comme le BUMIGEB, le CCVA, l’Hôtel Indépendance, l’hôtel Silmandé, l’ONEA, la SONABHY. Nous avons fait un front commun. Nous avons mêmes exigé des centrales syndicales que notre exigence soit intégrée de façon nominative, pour les sociétés publiques que je viens de citer, dans la plateforme revendicative nationale. En plus de cela, nous avons contribué aussi à l’information du personnel, à lui poser les bonnes questions pour avoir des réponses à la base sur les angoisses qui s’annonçaient. Et ces angoisses, nous les avons traduites au niveau de la Direction générale (DG). Nous en avons fait également une synthèse générale qui a été adressée au Premier ministre, par lettre officielle. Quand vous dites "nous", vous faites allusion à qui ? A la SONABEL, nous sommes trois organisations syndicales de travailleuses et de travailleurs. Lesquelles ? Le Comité CGT-B (Confédération générale des travailleurs du Burkina), le Syndicat national des travailleurs de la SONABEL et la section SONABEL du Syndicat des techniciens et ouvriers du Burkina (STOB) dont je suis le secrétaire général. Sur cette question de la privatisation, comme sur toutes questions relatives aux intérêts du personnel, les trois syndicats ont mené une lutte commune. La stratégie a été de suivre avec responsabilité le processus pour exiger la transparence, réagir contre toute menace de remise en cause du service public et veiller à la sauvegarde des acquis sociaux. Plus précisément ? Le personnel s’est organisé et nous avons mis en place une commission ad hoc de réflexion, d’implication, et de suivi du processus de restructuration. Cette commission a donc toujours été impliquée dans toutes les étapes : au niveau des études, comme à toutes les tables rondes sur le sujet. Nous pouvons d’ailleurs saluer à ce niveau, la Direction générale, qui a toujours observé une ouverture et une attitude de transparence avec le personnel sur la gestion du processus. La direction a manifesté son attachement à sauver un climat social favorable à la poursuite des efforts d’investissement. Nous étions aussi convaincus, en tant que représentants des travailleurs, que la sauvegarde des emplois tenait plus d’une dynamique soutenue au niveau des investissements. En cela, nous pouvons dire que l’ensemble des partenaires sociaux, Direction générale, délégués du personnel et délégués syndicaux, ont fait montre d’une attitude de responsabilité. Toutes choses qui auront permis de ne pas troubler la quiétude sociale au niveau de l’entreprise, et de garder les bailleurs de fonds en confiance. "La direction était suffisamment consciente et a eu une attitude de responsabilité" Vous êtes donc satisfaits de la conduite de la Direction générale ? Oui et notre premier motif de satisfaction, c’est que le processus au niveau de la SONABEL a été très maîtrisé, parce que la culture de la concertation a prévalu. Cela a permis de sauver et de maintenir un bon rythme d’avancement sur le schéma directeur d’investissements. De façon générale , nous devons aussi saluer l’attitude du personnel qui, tout en manifestant ses angoisses, n’a pas poussé ces structures à la crise. Ce qui nous a permis de continuer à gagner le respect des hautes autorités de l’Etat et des populations de manière générale. Le renforcement des capacités énergétiques et l’augmentation de la couverture nationale sont des défis qui se conjuguent mal avec un climat social dégradé. Tous les acteurs avaient compris cet enjeu. Nous pouvons donc dire que c’est une intelligence conjuguée au niveau du personnel, de la direction de l’entreprise, du gouvernement et des populations, qui a permis cet heureux aboutissement. Et nous souhaitons que ce modèle soit reconduit pour les entreprises qui restent sur la liste des sociétés à privatiser, notamment la SONABHY, le CCVA, le BUMIGEB car toute analyse faite, vu la faiblesse du tissu économique national augmenté d’une crise financière internationale, l’Etat devrait redéfinir sa stratégie de relance de ces entreprise qui touche à la souveraineté nationale et à l’éthique environnementale. En ce qui concerne par exemple les hydrocarbures, vu les fluctuations que nous avons au niveau mondial, il faut qu’il y ait un pouvoir de décision conséquent qui puisse réguler. Si les prix venaient en hausse et que les consommateurs disent qu’ils ne peuvent pas payer et que le gouvernement ne peut pas non plus faire grand-chose, on ne peut aller que vers le chaos. Il y a encore de l’analyse à faire pour toutes les sociétés qui restent sous le coup de la privatisation. C’est encore des secteurs sur lesquels l’Etat doit garder un regard. La SONABEL étant sortie de la privatisation, on peut dire qu’à votre niveau, la lutte est gagnée. Mais allez-vous vous désolidariser de la coalition dont vous parliez tantôt ? La lutte n’est pas terminée parce que le rejet du processus de privatisation n’est pas sorti de la plateforme revendicative des centrales syndicales. Cela est donc devenu une revendication nationale, et le front unique des centrales lutte contre toutes les privatisations. Cela est répété à l’Etat chaque fois qu’il y a une rencontre gouvernement-syndicats et chaque fois que nous discutons de notre plate-forme revendicative au niveau national. C’est donc un combat continu. "L’Etat devrait réfléchir par deux fois dans la décision de privatiser ses entreprises" Bien sûr, ce qui s’est passé avec la SONABEL est dû à une analyse objective. Et c’est suite également à un regard sur ce qui s’est passé à côté de nous dans la sous-région et qui n’a pas été des modèles de réussite. Le gouvernement a donc été bien inspiré en cela. Pour clore cet entretien ? Saluer la démarche d’un journal tel que "Le Pays". C’était tout à fait opportun pour vous de venir chercher un témoignage au niveau du personnel, suite à cette décision que nous jugeons salutaire pour l’économie nationale, pour la SONABEL et pour nos populations entières, qui attendent un service de l’électricité des meilleurs possibles. Mais nous restons vigilants parce qu’on reste dans un environnement mondial assez complexe dont les détours sont parfois surprenants. Nous saluons l’attitude de notre clientèle, qui est en devoir d’exiger beaucoup de notre entreprise, mais qui, face à l’environnement international que nous connaissons tous, adopte toujours une attitude de tolérance. Et cela donne du tonus au personnel et à la Direction générale de la SONABEL de s’engager, avec maîtrise et courage, à travailler pour de meilleures perspectives de l’électricité au Burkina Faso. Propos recueillis par Abdou ZOURE Le Pays http://www.csbnet.info/index.php?id=47 http://www.csbnet.info/index.php?id=46 2010-07-14 Distribution gratuite de moustiquaires : Une offensive nationale contre le paludisme Le ministère de la Santé et ses partenaires ont procédé, le 12 juillet 2010, à Nanoro, localité située à 85 km de Ouagadougou, au lancement de la campagne de distribution universelle de Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA), en présence de la marraine de lutte contre le paludisme au Burkina, Mme Priscille Zongo. L’opération vise à distribuer plus de 8 millions de moustiquaires imprégnées. L’opération est inédite. Elle a été lancée sous le slogan "pour moins de maladie du paludisme, dormons toutes les nuits sous moustiquaire imprégnée". Il s’agit de la campagne de distribution universelle de Moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA), lancée par le Premier ministre Tertius Zongo, le 12 juillet 2010 à Nanoro. Ainsi, c’est plus de huit millions de MILDA qui seront distribuées sur l’ensemble du territoire, sauf la province de la Bougouriba qui a déjà bénéficié de la distribution-pilote de ladite campagne en juillet 2009. La campagne s’étale de juillet à novembre 2010. Elle vise une couverture universelle de la population et consiste à doter une (1) MILDA pour deux personnes. Pour ce faire, il sera procédé au dénombrement de la population. Et, la distribution s’effectuera en fonction de la taille du ménage. A Nanoro, quelques familles en ont déjà bénéficié. Elles les ont reçues des mains du Premier ministre, Tertius Zongo, de la marraine de lutte contre le paludisme au Burkina Faso, Priscille Zongo, épouse du chef du gouvernement. "Vous avez droit à sept moustiquaires imprégnées. Ah, vous êtes une grande famille", s’est étonné, le représentant du directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, Cyrill Dubois, après avoir servi un ménage à la cérémonie de lancement. L’opération est simple. Le dénombrement se fera de porte-à-porte et la distribution à des sites identifiés à cet effet, sur présentation d’un ticket de recensement. Le coût de l’opération est d’environ 25,3 milliards de F CFA assuré par l’Etat Burkinabè (516 millions) et ses partenaires, OMS, Plan, UNICEF, USAID, Croix-Rouge, Roll Back Malaria, JICA, etc. Le but effectif est de protéger au moins 80% de la population contre le paludisme. Pour le ministre de la Santé, Seydou Bouda, au Burkina, le paludisme constitue le premier motif de consultation, d’hospitalisation et de décès dans les formations sanitaires. Selon les données statistiques du système national d’information sanitaire, le paludisme représentait en 2009, 45% des consultations, 54% des hospitalisations, 60,4% des décès dont 7946 décès chez les enfants de moins de cinq ans. Si, les moustiquaires sont bien utilisées, ces chiffres seront réduits à la baisse au profit du développement socioéconomique du pays. Le Premier ministre, la marraine et le ministre de la Santé, ont tous salué les partenaires dont le Fonds mondial pour leur soutien à la lutte contre la maladie au Burkina. Pour la réussite de l’opération, ils ont appelé la population à un usage efficient des moustiquaires. Un sketch du théâtre de l’espoir, a invité la population à ne pas utiliser les moustiquaires comme filets de pêche. Le succès de cette opération exige l’implication des populations. Et, Mme Priscille Zongo, épouse du Premier ministre, pense que c’est maintenant qu’elle doit montrer son engagement dans la lutte contre le paludisme par l’utilisation des moustiquaires. La lutte contre le paludisme se fait sur tous les fronts. Selon le chef du gouvernement Tertius Zongo, après la campagne de distribution des moustiquaires, le gouvernement procédera l’année prochaine à une désinsectisation du cadre de vie. "Naturellement le gouvernement et les partenaires font leur part mais il faut que les populations fassent la leur. Dans la distribution des moustiquaires, il faut qu’il y ait du sérieux, que les moustiquaires arrivent à ceux qui en ont droit", a exigé Tertius Zongo. Dans la lutte contre le paludisme au Burkina Faso, l’étape ultime de succès reste le vaccin. Et, on ne peut pas parler de vaccin sans parler de recherche dans le domaine. En tous les cas, le Premier ministre après le lancement de la campagne, a visité l’Unité de recherche clinique de Nanoro (URCN) qui teste un vaccin contre le paludisme le RTS,S attendu en 2012. Boureima SANGA Sidwaya http://www.csbnet.info/index.php?id=46 http://www.csbnet.info/index.php?id=45 2010-07-02 Tenue du IIème Congrès de la CSI à Vancouver Afin d’apporter une contribution directe au résultat intermédiaire de mise en réseau et synergie, nous avons participé, en tant que chef de projet national, dans le cadre du programme de collaboration entre la CSB et MSI de la CGSLB, au deuxième congrès de la CSI. Cette participation témoigne en outre de l’engagement des deux organisations partenaires pour la promotion d’un syndicalisme mondial et d’une justice sociale, dans ce contexte de crise planétaire. Quatre ans après le Congrès fondateur qui avait réuni 304 organisations de 153 pays et territoires, en novembre 2006, représentant un effectif global de 168 millions de membres, la CSI comptait avant la tenue de son deuxième Congrès, 311 organisations affiliées, portant le total de ses membres à 175 millions, dans 155 pays et territoires. Ce deuxième Congrès qui s’est tenu du 21 au 25 juin 2010, à Vancouver, en Colombie britannique, au Canada, a eu pour Thème : «Maintenant le Peuple – de la crise à la justice sociale ». Un parcours qui nécessitera une transformation économique et sociale qui place le peuple au premier plan. L’ouverture du Congrès s’est faite dans une authentique solennité avec un ancrage culturel dans la belle tradition de la Colombie Britannique, première nation Musqueam. Douze (12) résolution essentielle ont été amendées et adoptées qui permettront de gagner le parcours vers la justice sociale : - Changer la mondialisation ; - Promouvoir et défendre les droits fondamentaux des travailleuses/eurs ; - L’égalité de genre ; - Un modèle de développement juste et durable pour le 21ème siècle ; - Les syndicats mondiaux et les entreprises mondiales ; - La syndicalisation ; - Une vie décente pour les jeunes travailleurs et travailleuses ; - L’organisation internationale du travail ; - La démocratie, la paix, la sécurité et le rôle des Nations Unies ; - La lutte contre le changement climatique à travers le développement durable et une transition juste ; - Les travailleurs/euses migrant(e)s ; - Elargir la protection sociale et garantir une bonne santé au travail ; - La lutte contre le VIH/SIDA. Le Congrès a entériné la nomination de la camarade Sharan BUROW, ex-présidente de la CSI, au poste de Secrétaire Générale. La Camarade Sharan a fait le vœu d’une CSI unie, convertie en force mondiale, partageant les valeurs syndicales, poursuivant l’objectif commun d’instaurer une justice mondiale. Maintenant le peuple – oui ! La justice mondiale – oui ! Vive la CSI ! Vive la Solidarité ! Pascal KERE Chef de Projet National Projet CSB-MSI/BF. http://www.csbnet.info/index.php?id=45 http://www.csbnet.info/index.php?id=44 2010-06-28 Election de la première femme au poste de secrétaire général Le vendredi 25 juin, Sharan Burrow a été élue secrétaire générale de la CSI. Lors du cinquième et dernier jour du deuxième Congrès mondial de la Confédération syndicale internationale (CSI), organisé à Vancouver (Canada), Sharan Burrow a été élue pour succéder à Guy Ryder en tant que secrétaire générale de la CSI, la plus grande organisation syndicale internationale du monde, fondée à Vienne en 2006. Elle quittera son poste de présidente de l’Australian Council of Trade Unions (ACTU) qu’elle occupe depuis 2000 pour devenir la première femme à diriger la CSI. « C’est un moment de grande fierté pour moi, a déclaré Sharan Burrow juste après son élection, mais j’espère que ce le sera également pour toutes les femmes du monde. » « La CSI a encore de nombreux défis à relever qui découlent la crise financière mondiale. Même si dans certains pays, comme le Brésil, l’Argentine, la Chine et l’Australie, la reprise du marché de l’emploi a été exceptionnelle, elle n’est pas universelle. Les taux de chômage et de sous-emploi ont continué de croître dans le monde en 2009 et pendant le premier semestre de cette année", a ajouté Sharan Burrow. L’élection de la première secrétaire générale de la CSI revêt une importance historique pour le mouvement syndical international et se produit alors que les femmes ont participé en nombre au Congrès de la Confédération ; la moitié des délégués étaient en effet des femmes. Michael Sommer, DGB, Allemagne, a été élu Président de la CSI. Jaap Wienen a été élu secrétaire général adjoint de la CSI. Luc Cortebeeck, CSC Belgique, a été élu Président adjoint de la CSI. Nair Goulart, Força Sindical, a été élue Présidente adjointe de la CSI. Burrow Sharan Burrow – Biographie Née en 1954, à Warren, une petite ville de la Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie), Sharan Burrow commence sa carrière d’enseignante en 1976 et devient organisatrice au sein de la Fédération des enseignants de la Nouvelle-Galles-du-Sud. Présidente du Bathurst Trades and Labour Council dans les années 1980, elle a été vice-présidente de l’Internationale de l’éducation (IE) de 1995 à 2000. Élue présidente de l’Australian Council of Trade Unions (ACTU) en 2000, elle devient également, en 2006, la première présidente de la nouvelle Confédération syndicale internationale lors de son Congrès fondateur à Vienne. http://www.csbnet.info/index.php?id=44 http://www.csbnet.info/index.php?id=39 2010-06-08 Appel à la vigilance et à la mobilisation contre l'application insidieuse ou ouverte de la TDC Travailleuses et travailleurs des secteurs public, parapublic, privé; élèves et étudiant(s), commerçantes et commerçants, artisans, paysans, actrices et acteurs de l'économie informelle, sans-emploi; Le 24 févier, puis les 31 mars et 1er avril 2010, à l'appel de la Coalition Nationale de lutte contre la Vie Chère (CCVC), vous êtes descendus massivement dans les rues sur l'ensemble du territoire national. A travers les marches meetings et grèves organisées à ces occasions, il s'agissait pour la Coalition, de protester contre l'institution de la taxe dite de développement communale (TDC), mais aussi contre la vie chère et contre le mépris affiché par le gouvernement vis-à-vis de nos préoccupations. Comme l'ont relevé les articles de presse qui ont rendu compte des manifestations organisées dans les différentes localités, les actions engagées ont connu un franc succès. Ces fortes mobilisations nationales ont contraint le gouvernement à changer son fusil d'épaule. Ainsi, les contrôles annoncés avec fanfare pour le 1er avril 2010 notamment dans la ville de Ouagadougou ont été rapidement mis sous le boisseau. Pour autant, les autorités n'ont pas abdiqué dans leur volonté d'imposer cette double taxation aux citoyens. Simon COMPAORE, le maire des maires, a déclaré en effet qu'ils avaient leur méthode. En effet, la Coalition a pu noter que les municipalités procédaient à une application détournée, insidieuse de la TDC en procédant au cas par cas. * Dans les grandes villes, on assiste rarement à un contrôle ouvert. Les forces de l'ordre abordent les usagers en contrôle régulier d'autres types d'infraction et au détour, exigent, parmi la panoplie de documents appelés "pièces", la preuve que l'usager est à jour de la TDC. Ainsi à Ouagadougou, la TDC se camoufle généralement sous le couvert des contraventions portant sur les feux tricolores ou l'éclairage: à ces occasions, les agents des forces de l'ordre exigent des contrevenants qu'ils s'acquittent en même temps ou parfois même prioritairement des frais de la TDC; * Dans les petites localités, on procède souvent par intimidation ou par le "diviser pour régner". Ainsi dans les département de Tiéfora, Sidéradougou, mangodara, etc., zone à forte concentration d'engins à deux roues notamment de motos 125 centimètre cubes, des contrôles et des intimidations sont initiés et les contrevenants contraints de s'acquitter de la TDC; pendant ce temps à Boussé, les agents de police ont initié des contrôles discriminatoires de la TDC, puisque les travailleurs salariés (fonctionnaires notamment) en étaient exemptés. Ainsi qu'on le voit, vaille que vaille, les autorités sont restées sourdes à l'appel exprimé par les populations à travers les fortes mobilisations de protestation contre la TDC. Nos autorités s'en foutent (prêtez-nous l'expression!) que les électeurs expriment ouvertement leur rejet d'une loi. Elles s'en foutent que ce rejet soit fondé, argumenté et appuyé de contre-propositions concrètes. "C'est la loi" disent-elles, et il faut l'appliquer. Légitime ou pas. la démocratie, c'est quand nos autorités décident. L'avis des citoyens, exprimé à travers les règles du jeu républicain ne les intéresse pas. Un tel comportement de la part de nos autorités ne laisse pas souvent le choix aux populations. Face au mépris des autorités, les populations n'ont pas d'autre alternative que de rejeter catégoriquement, sans détour et énergiquement s'il le faut, le contrôle de la TDC. En effet, la Coordination nationale de la Coalition contre la vie chère, l'impunité et pour les libertés démocratiques se félicite de ce comportement hautement éducatif et riche d'enseignement des populations qui, un peu partout sur l'ensemble du pays, se mobilisent pour faire bloc contre l'application de la TDC, ouverte ou insidieuse. * A Tiébélé tout récemment, un contrôle de la TDC a été initié mais a vite été abandonné face à la mobilisation des citoyens. En effet, la mobilisation réalisée par les militants de Tiébélé, que se préparaient à appuyer leurs camarades de Pô et de Guenon, a contraint les agents de sécurité à abandonner et le contrôle et les engins qui avaient été saisis; * Dans le village de Koura-Bangrin à 10km de Ouahigouya, des policiers et agents des impôts ont entrepris le 27 mai un contrôle de la TDC. La prompte mobilisation réalisée par les camarades de Ouahigouya qui sont descendus massivement dans le village les a contraints à abandonner leur opération, permettant ainsi à ceux dont les engins avaient été retirés de les récupérer; * A Titao, l'opération de contrôle a été immédiatement interrompue suite à la même mobilisation; * A Ziniaré, Pabré, des contrôles initiés connaissaient également la résistance des populations; * Etc. Travailleuses et travailleurs des secteurs public, parapublic, privé; élèves et étudiant(s), commerçantes et commerçants, artisans, paysans, actrices et acteurs de l'économie informelle, sans-emploi; Le succès éclatant des grandes mobilisations des 24 février et 31 mars 2010, lesquelles, faut-il le souligner, se sont opérées dans une discipline exemplaire, commandait, de la part des autorités, une attention particulière aux préoccupations qui étaient ainsi exprimées. Cette considération des autorités s'imposait d'autant plus que nos actions étaient sous-tendues par des propositions concrètes adressées notamment au premier Ministre, par une correspondance en date du 9 avril 2010. Nous notons, avec dépit et indignation qu'à ce jour, le chef du gouvernement n'a pas daigné répondre à notre correspondance. Aussi, la Coordination nationale de la Coalition de lutte contre la Vie Chère (CCVC): * dénonce le mépris affiché par le gouvernement vis-à-vis des préoccupations exprimées dans la rue par des centaines de milliers de citoyens; * met en garde les autorités contre la poursuite des tracasseries exercées sur les citoyens à travers les contrôles (insidieux ou ouverts) de cette taxe injuste qu'est la TDC. Travailleuses et travailleurs des secteurs public, parapublic, privé; élèves et étudiant(s), commerçantes et commerçants, artisans, paysans, actrices et acteurs de l'économie informelle, sans-emploi; la vie chère, le faible pouvoir d'achat des citoyens, les taxes assommantes sur les petits commerçants, les artisans et autres travailleurs de l'économie informelle, les coûts exorbitants des télécommunications, de l'électricité (dont les factures demeurent anormalement élevées alors que le produit se fait souvent indisponible), les conditions de vie et d'études insupportables des élèves et étudiants, les sanctions arbitraires contre les représentants des travailleurs dans tous les secteurs d'activités, l'expropriation des paysans pauvres de leurs terres, etc. sont autant de préoccupations, y compris l'imposition de la TDC que nous allons défendre fermement et par la lutte dans les semaines à venir. Pour ce faire, nous appelons les responsables nationaux et locaux des structures membres de la Coalition, les militant(e)s et sympathisant(e)s, les citoyens en général: * à préparer dès à présent les actions que les autorités nous imposent par le silence méprisant face à nos préoccupations et propositions, de même que par les contrôles et l'application insidieuse de la TDC. Il s'agit dès maintenant, de préparer activement des manifestations de rues, prévues dans la 1ère quinzaine du mois de juillet pour amener les autorités à donner une suite favorable à nos préoccupations et propositions visant à soulager les citoyens; * à maintenir et développer la mobilisation et la vigilance, en attendant ces actions d'ensemble, pour réagir promptement et rejeter fermement tout contrôle de la TDC; * à s'organiser davantage pour résister plus efficacement face au fardeau de la crise du système capitaliste que tente de leur faire porter nos gouvernants en les assommant d'impôts et taxes injustes, telle la TDC et en leur imposant la misère. Non aux impôts et taxes injustes ! Non à la Taxe de développement communal (TDC) ! Non à la vie chère ! Ouagadougou, le 31 mai 2010 Pour la Coordination Nationale, le Bureau: Président Tolé SAGNON Secrétaire Général/CGT-B 1er Vice-Président Chrysogone ZOUGMORE Président/MBDHP 2ème Vice-Président Tahirou TRAORE Secrétaire Général/SYNATEB Rapporteur Jean Claude MEDA Président/AJB Rapporteur Jean Mathias LILIOU Secrétaire général/CSB Rapporteur Moumouni DERRA Président/UGEB Chargé des finances Pr Blaise SONDO SE/REN-LAC http://www.csbnet.info/index.php?id=39 http://www.csbnet.info/index.php?id=38 2010-06-04 Non à l'application insidieuse de la taxe de développement communal Le 24 février, puis les 31 mars et 1er avril 2010, à l’appel de l’unité d’action syndicale et de la Coalition nationale de lutte contre la Vie chère, des centaines de milliers de citoyens sont descendus dans les rues sur toute l’étendue du territoire pour exprimer leur rejet des impôts et taxes injustes en général et plus particulièrement de la Taxe dite de développement communal. 03-06-2010 Le 9 avril, la Coalition a adressé à son Excellence Monsieur le Premier ministre une correspondance dans laquelle elle soumettait au gouvernement un ensemble de propositions prenant en compte le souci du gouvernement de doter les communes de ressources pouvant les aider à promouvoir le développement. A ce jour, le Premier ministre, malgré ses discours répétés sur la promotion du dialogue social, n’a pas daigné répondre à la correspondance de la Coalition. Il n’y a pas de doute que les grandes mobilisations populaires réalisées à ces occasions ont dissuadé les autorités quant à l’organisation effective des contrôles dès le 1er avril 2010, comme cela avait été annoncé. Par contre, nous observons ça et là des applications et tentatives d’application insidieuse de la nouvelle taxe. Ainsi : * A Ouagadougou, si depuis le 1er avril, aucun contrôle de la TDC n’a été opéré, nous notons par contre que les agents de sécurité profitent des contrôles de phare, de feux rouges et du non-respect des feux tricolores et des panneaux « stop » pour exiger des contrevenants qu’ils s’acquittent de la TDC ; * A Boussé, les agents de police ont initié des contrôles discriminatoires de la TDC (visant à diviser pour régner), puisque les travailleurs salariés (fonctionnaires notamment) en étaient exemptés ; * A Tiébélé tout récemment, un contrôle de la TDC a été initié mais a vite été abandonné face à la mobilisation des citoyens. En effet, la mobilisation réalisée par les militants de Tiébélé, que se préparaient à appuyer leurs camarades de Pô et de Guenon, a contraint les agents de sécurité à abandonner et le contrôle et les engins qui avaient été saisis ; * Dans les départements de Tiéfora, Sidéradougou, Mangodara, etc., zones à forte concentration d’engins à deux roues notamment de motos 125 centimètres cubes, des contrôles et des intimidations sont initiés et les contrevenants contraints de s’acquitter de la TDC ; * Etc. Le mouvement syndical Burkinabè, par la voix des Secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes, membres de la Coalition contre la Vie chère (CCVC), dans le sillage des actions de février, mars et avril 2010 : 1. dénonce : - l’application insidieuse de la TDC ; - le mépris qu’affiche le gouvernement vis-à-vis d’organisations responsables, qui ont fait la preuve sur le terrain, de leur représentativité à travers les grandes mobilisations de février, mars et avril 2010 ; 2. exige des autorités l’arrêt des tracasseries exercées sur les citoyens à travers les contrôles (insidieux ou ouverts) de cette taxe injuste qu’est la TDC et l’examen des propositions faites par la CCVC en date du 9 avril 2010 ; 3. appelle les militant(e)s et sympathisant(e)s, les citoyens en général : - à s’organiser davantage pour résister plus efficacement face au fardeau de la crise du système capitaliste que tente de leur faire porter nos gouvernants en les assommant d’impôts et taxes injustes, telle la TDC ; - à maintenir et renforcer la mobilisation et la vigilance pour réagir promptement et rejeter fermement les contrôles et l’application insidieux de la TDC ; 4. appelle les autres composantes de la CCVC à dénoncer ces situations et à se concerter pour des actions unitaires plus efficaces contre la TDC, contre la vie chère, contre les tentatives de faire porter le fardeau de la crise par les seuls travailleurs et le peuple. Non aux impôts et taxes injustes ! Non à la Taxe de développement communal (TDC) ! Non au mépris des citoyens par les autorités ! En avant pour la satisfaction de nos légitimes revendications ! Fait à Ouagadougou, le 21 mai 2010 Ont signé : Pour les centrales syndicales: CGT-B Tolé SAGNON Secrétaire Général CNTB Augustin Blaise Hien Secrétaire Général CSB Jean Mathias B. LILIOU Secrétaire Général FO/UNSL Joseph L. TIENDREBEOGO Secrétaire Général ONSL Paul N. KABORE Secrétaire Général USTB El Hadj Mamadou NAMA Secrétaire Général Pour les Syndicats Autonomes : Souleymane SO Président de mois Secrétaire général/SYNATEL http://www.csbnet.info/index.php?id=38 http://www.csbnet.info/index.php?id=37 2010-05-05 Fête du travail C'est dans un esprit d'unité d'action syndicale, les Centrales syndicales, les syndicats autonomes, les réseaux mouvements et associations membres de la coalition contre la vie chère, ont commémoré le 1er mai 2010 fête internationale des travailleuses et travailleurs. De la Bourse du Travail de Ouagadougou en destination du siège de la CNSS (Caisse nationale de sécurité sociale), les travailleurs ont parcouru environ quelques Kilomètres pour remettre la Plateforme résumant les doléances. Le Camarade Augustin Blaise Hien, Président de mois (PDM) sortant, Secrétaire Général de la CNTB à gauche, remettant la plateforme du 1er mai 2010 et le message des organisations syndicales à l'occasion de cette fête internationales des travailleurs à Monsieur Amadou Adrien Koné, Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale. Pour télécharger l’intégralité du message et de la plateforme du 1er mai 2010 en version PDF, voir dans la section Actu-Burkina http://www.csbnet.info/index.php?id=37 http://www.csbnet.info/index.php?id=36 2010-03-31 Non au paiement de la taxe de développement communal C'est sous des slogans "on va pas payer" la taxe de développement communal que les Camarades militantes et militants ont parcouru les artères de la ville de Ouagadougou pour dire NON et NON au paiement de cette taxe qui n'est autre q'une taxation double et injuste. La marche de ce jour 31 mars 2010 et qui se poursuis jusqu'au 1er avril s'est terminé par un meeting à la bourse du travail où le message a été livré par le Camarade Tolé SAGNON, Président de la Coordination Nationale de la CCVC. Militantes et militants ; Travailleuses et travailleurs des secteurs public, parapublic, privé ; élèves et étudiant(s), commerçantes et commerçants, artisans, paysans, actrices et acteurs de l’économie informelle, sans – emploi Camarades, Compagnons de luttes! La coordination de la Coalition Nationale de lutte contre la vie chère vous salue ! Elle salue votre mobilisation, elle salue votre engagement, votre rejet de l’injustice ! Nous sommes engagés dans une lutte citoyenne autour de revendications justes et nous en sommes convaincus. Examinons ensemble les faits : 1°) Le gouvernement et certains maires disent que le retour des vignettes rebaptisé « Taxe de Développement Communal », n’a rien à voir avec la TPP. A ce propos, voilà ce que le gouvernement lui-même a écrit : "La taxe sur les véhicules à moteur et les vélocipèdes (communément appelée plaques et vignettes) a été supprimée au lendemain de la dévaluation du franc CFA en 1994, dans le souci d’alléger le fardeau financier des ménages. Pour compenser cette perte de recettes, le Gouvernement a institué la Taxe sur les Produits Pétroliers. Les recettes collectées au titre de la TPP sont réparties à raison de 90 % pour le budget de l’Etat et de 10 % au profit des collectivités territoriales"! (Cf. Réponses du gouvernement aux préoccupations des organisations syndicales, 28 décembre 2009) Maintenant, par la voix de Monsieur le Premier Ministre Tertius ZONGO, à l’occasion de la présentation de son discours sur l’état de la Nation devant les députés le 25 mars 2010, le gouvernement renie ce qu’il a écrit et se fonde sur des textes pour réfuter tout lien entre la Taxe sur le Produits Pétroliers (TPP) et les vignettes ! Malgré ces différents textes sur lesquels le premier Ministre s’est appuyé (textes remis aux syndicats le jour même du discours à l’occasion d’une rencontre de prise de contact initiée par le nouveau Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale), il est clair que le gouvernement a beaucoup de peine à démontrer que la Taxe de Développement Communal (TDC) ne fait pas doublon avec la TPP. L’argumentaire développé par le chef de gouvernement appelle les observations suivantes : * Le document d’où est tirée la citation ci-dessus du gouvernement n’est pas une note banale (comme l’a laissé entendre le Premier Ministre) mais figure dans un document officiel que le gouvernement a pris un long temps à élaborer puisqu’il a été le support de la rencontre annuelle Gouvernement/Syndicats prévue pour le dernier trimestre de l’année et qui s’est tenue à partir des tout derniers jours de l’année (28 décembre 09 - 7 janvier 2010) ; * La suppression des vignettes et l’institution de la TUPP (aujourd’hui TPP) ont été opérées à la même période (1er trimestre 1994) et on peut constater que la subvention accordée par l’Etat aux collectivités est indexée, non pas sur l’IUTS ou tout autre impôt ou taxe, mais sur la TPP ; * Nous notons que lorsque le lien entre la TPP et la subvention accordée par l’Etat aux communes a été évoqué à l’occasion d’une émission à la radio nationale le mercredi 17 mars 2010, le maire de la commune de Ouagadougou l’avait alors contesté, déclarant qu’il s’agissait d’un abus de langage de la Commune de Ouagadougou ! * Le gouvernement, en écrivant que "pour compenser cette perte de recettes, le Gouvernement a institué la Taxe sur les Produits Pétroliers", fait bien le lien entre les vignettes et la TPP. Il devrait tout simplement le reconnaître, et envisager réviser d’une part, la structure des prix des hydrocarbures notamment la TPP et d’autre part, la clé de répartition avec les communes ! 2° Le gouvernement et certains maires disent que le taux de fiscalisation est faible et que les citoyens doivent s’impliquer dans le financement du développement de leurs communes. Mais que payent les citoyens comme impôts et taxes sans en voir véritablement les retombées : - La pression fiscale est forte sur les citoyens, notamment ceux qui ont des revenus modestes : * La TVA payée sur toute acquisition de bien ou service : quand nous achetons de l’huile, du sucre, des chaussures, quand nous téléphonons, quand nous payons un branchement électrique, et même quand nous prenons un crédit, etc., nous payons la TVA (18% pour la plupart des produits !) * L’IUTS (de 2 à 30% des salaires) * Les taxes de jouissance (pour les parcelles) et de résidence (pour tous ceux qui vivent dans les zones urbaines aménagées) * La taxe sur les produits pétroliers (125F par litre d’essence et 50F par litre de gasoil) * Les taxes qui figurent sur nos différentes factures d’eau et d’électricité (taxe d’assainissement, taxe pour le développement de l’électricité, taxe pour le développement de l’audiovisuel) * Etc. - Dans le même temps, ce sont les riches qui payent moins d’impôts et qui par la pratique de la fraude (fiscale, douanière), privent le budget de l’Etat d’importantes ressources. Par exemple, sous le couvert de l’amélioration du climat des affaires, on a assisté aux baisses suivantes au profit des plus riches: * baisse de l’impôt sur les revenus des gros commerçants qui est passé de 45% à 25% ; * réduction des tranches d’imposition des revenus fonciers (loyers d’immeubles) et baisse du taux marginal de 35% à 20% ; * baisse de 50% du taux marginal de l’impôt sur les revenus des actions et autres capitaux mobiliers qui est passé de 25% à 12,5%; * baisse de 50% du taux des droits d’enregistrement sur les loyers commerciaux qui est passé, à partir de cette année 2010 de 10% à 5% ; * exonération des revenus des loyers n’excédant pas 20 000 F dans une même localité ; * réduction de 5 points au moins des impositions sur les grosses successions ; * etc. Ce sont ces mesures qui valent à nos dirigeants les félicitations et les flatteries des milieux des affaires, et son classement parmi les meilleurs pays réformateurs ! Nos autorités n’ont pas d’arguments solides. Elles ne disent pas la vérité ! 3° Le gouvernement et certains maires disent que la TDC vise à doter les communes (dont le nombre s’est considérablement accru avec l’option de la communalisation intégrale) avec des ressources pérennes supplémentaires pour leur permettre de faire face à leurs multiples charges. Personne n’est contre le développement de nos communes. Mais ce qu’il importe de noter, c’est que la communalisation intégrale résulte d’un choix du gouvernement, que la décentralisation consiste en un transfert de compétences de l’Etat aux collectivités, transfert de compétences qui a nécessité de trouver des ressources supplémentaires à travers la TDC. Quand on sait que le transfert de compétence doit s’accompagner d’un transfert de ressources, on voit toute la pertinence de notre proposition qui est d’accorder aux communes 50% (au lieu de 10%) des recettes de la TPP. En effet, selon le Premier Ministre, la TPP s’élevait à 29 milliards de francs en 2009 ; soit seulement 2,9 aux communes, alors que notre proposition leurs aurait rapportée 14,5 milliards ! OUI, camarades, les citoyens, notamment ceux qui vivent sur les plus petits revenus et ceux qui survivent, payent l’impôt et payent pour le développement de leurs communes. C’est la répartition entre l’Etat et les communes qui pose problème ! Ce qui pose aussi problème, ce sont les services que les citoyens sont en droit d’attendre en retour! En vérité, nos autorités n’ont pas d’arguments solides. Elles ne disent pas la vérité en prétendant qu’elles attendent des propositions ! 4° Le gouvernement et certains maires disent que la TDC a été instituée par une loi et qu’il s’agit maintenant d’appliquer la loi ! Comme si elles ne sont pas nombreuses, les lois qui, votées depuis, attendent d’être appliquées. Or, la loi est votée depuis 2008. Son application a été suspendue en 2009. Pourquoi ? Selon le gouvernement lui-même, du fait du contexte de la crise alimentaire qui prévalait, il "était inopportun d’appliquer la nouvelle taxe". Si on considère les conditions de vie des ménages aujourd’hui, peut-on dire qu’il est opportun d’appliquer la nouvelle taxe ? Assurément, la réponse est non sauf pour celui qui ignore les réalités que vivent les masses ! Par ailleurs, que font nos autorités des tracasseries que subissent déjà et subiront les citoyens en ville et surtout dans les campagnes dans le recouvrement de cette TDC dont d’ailleurs on n’est pas sûr qu’elles iront dans les caisses des communes ? Mais à entendre Monsieur le Premier Ministre qui dit qu’il ya un besoin d’argent et que quelqu’un doit payer, on ne peut que conclure que c’est un passage en force que tente le Gouvernement. Un passage en force qui traduit tout le mépris que les autorités ont à l’égard des citoyens et de leurs préoccupations. Qui doit payer ? Certainement pas ceux qui survivent, ceux qui vivent des petits et moyens revenus et qui payent déjà beaucoup pour leurs communes. Par contre, les fortunés, les riches et les nouveaux riches qui se comportent comme s’ils « cueillaient l’argent des arbres », ceux qui polluent nos cités, ceux qui spolient les paysans pauvres de leurs terres, ceux dont on a cassé les impôts et qui organisent des fraudes fiscales et/ou douanières, sont bien indiqués pour payer en faveur du développement des communes. Camarades, Compagnons de luttes ! La CCVC est convaincue que les citoyens ont toujours entre leurs mains des solutions aux problèmes qui se posent à eux. En tout état de cause, elle vous invite à renforcer l’unité de lutte et la CCVC en vue de : * Poursuivre avec encore plus de détermination la lutte contre les impôts et taxes injustes * Exiger l’arrêt des tracasseries policières en ville comme en campagne * Exiger des mesures concrètes contre la vie chère et l’impunité * Exiger la réduction des prix des céréales et du carburant * Exiger l’arrêt de la spoliation des paysans de leurs terres, qui sont leur seule source de revenus Camarades, Compagnons de luttes ! La coalition nationale de lutte contre la vie chère, vous exhorte à une mobilisation massive pour imposer à nos gouvernants, la prise en compte de nos préoccupations et le respect qu’ils doivent aux citoyens, au nom desquels ils prétendent agir. NON AU RETOUR DEGUISE DES VIGNETTES ! NON AUX IMPOTS ET TAXES INJUSTES ! NON AU MEPRIS DES CITOYENS PAR LES AUTORITES ! Ouagadougou, le 31 mars 2010 Pour la Coordination Nationale de la CCVC: Le 1er Vice Président Chrysogone ZOUGMORE Président/ MBDHP Pour le Pdm des centrales syndicales Jean Mathias LILIOU Secrétaire général/CSB Le Président Tolé SAGNON Secrétaire général/CGT-B Pour les images copier-coller ce lien ci-dessous dans la barre d'adresse http://www.flickr.com/photos/38217813@N04/sets/72157623618696525/show/ http://www.csbnet.info/index.php?id=36 http://www.csbnet.info/index.php?id=35 2010-03-25 Grève générale : Appel des Organisations syndicales et la Société civile à deux journées de mobilisation L’ensemble des Organisations syndicales et la Société civile ont décidé d'organiser une grève de 48 heures afin de donner une suite à leur mobilisation unitaire de la journée de protestation du 24 février 2010 contre l’application de la taxe de développement communal. "La Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) et l’Unité d’Action Syndicale (UAS)" appellent à faire du 31 mars et 1er Avril 2010 des journées de mobilisation décentralisée à travers tout le pays, dans les rues pour la satisfaction effective de nos revendications contre les vignettes (rebaptisées « Taxe de Développement Communal »), contre la vie chère, contre le mépris des citoyens par les autorités. Télécharger l'appel à la mobilisation en collant le lien ci-dessous dans la barre d'adresse http://csbnet.info/uploaddocuments/AppelMobilisationGreve48heures.jpg http://www.csbnet.info/index.php?id=35 http://www.csbnet.info/index.php?id=34 2010-03-22 1er Forum National Jeunes CSB : Syndicalisation des jeunes du secteur de l’Economie Informelle Après la mise en place du Bureau du Comité Femmes, c’est au tour de la jeunesse de mettre en place leur Bureau. C’est ainsi que, du 19 au 20 mars 2010 s’est tenu au Centre Abel SANON à Bobo-Dioulasso, le 1er Forum National sur la Syndicalisation des jeunes du secteur de l’Economie Informelle organisé par la Confédération Syndicale Burkinabé (CSB) en collaboration avec son partenaire Belge, le Mouvement pour la Solidarité Internationale (MSI). Ce forum placé sous le thème principal « Actions positives pour jeunes femmes travailleuses du Secteur de l’Economie Informelle » a regroupé cinquante (50) jeunes participantes et participants des coordinations régionales et des bases de la Confédération Syndicale Burkinabé (CSB). Le Camarade Secrétaire général de l’Union Provinciale du Houët, Lucien COULIBALY, dans son mot de bienvenue, a traduit sa joie quant à la tenue du 1er forum dans sa localité. Il poursuit ses propos en souhaitant que ce forum soit un tremplin pour le début des solutions à la problématique de la syndicalisation des jeunes du Secteur de l’Economie Informelle. Le Camarade Secrétaire Confédéral chargé de la Jeunesse, Alexis Zongo, a dans son mot introductif souhaité la bienvenue et remercié la Coopération Belge. Il a ensuite rappelé les thèmes et les objectifs de la présente activité et enfin souhaité bons travaux pour le forum. Le Représentant de MSI, Dominik Roland, a dans son discours remercié l’assemblée, exprimé sa joie pour sa présence à l’occasion de la tenue de ce présent forum. Il dit que les jeunes de part le monde et spécialement ceux des pays en voie de développement représentent la prochaine génération d’acteurs économiques et sociaux. Il a indiqué que ce forum devra permettre de syndicaliser et de synthétiser les problèmes des jeunes dans l’informel et aussi de formuler un encadrement syndical juste. Prenant la parole, le Secrétaire général empêché, Guy Olivier Ouédraogo, Secrétaire général adjoint, a dans son allocution, après avoir salué et remercié les autorités administratives de leurs présences a indiqué que depuis un certains temps, la CSB a décidé de se renforcer en recrutant dans le secteur de l’Economie Informelle eu égard à l’importance et au rôle que joue ce secteur dans l’économie de notre pays. Il a dit l’espoir qu’il plaçait dans la bonne tenue de ce forum et qu’au sorti de celui-ci, des conclusions pertinentes soient faites pour la défense effective des intérêts matériaux et moraux des travailleuses et travailleurs du secteur de l’économie informelle qui constitue à l’instar de la structure démographique de notre pays la plus grande couche. Il a terminé son propos en remerciant la CGSLB à travers son Représentant pour le financement de la présente activité. Le Directeur Régional de la Jeunesse et de l’Emploi des Hauts-Bassins a fait ressortir dans son discours d’ouverture du forum, exprimé son réel plaisir à répondre à l’invitation de la Confédération Syndicale Burkinabé, au nom du Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi, empêché. Le Directeur régional a transmis toutes les excuses ainsi que les félicitations et les encouragements du Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi qui a fait de la promotion de la jeunesse, forces vives de la nation, une des grandes priorités du gouvernement Burkinabè. Le Directeur régional de la jeunesse et de l’emploi, est séduit de voir une organisation syndicale qui s’engage à mobiliser, à former et à ouvrir les chances d’accès à l’emploi décent. Il a terminé son discours, en saluant la coopération Belge, qui a travers le mouvement syndical pour la solidarité Internationale (MSI) soutient le développement des syndicats du sud et les pays du sud. Tout en souhaitant un bon déroulement des travaux, le Directeur régional de la jeunesse et de l’emploi a déclaré « Ouvert » le Forum sur la syndicalisation des jeunes du secteur de l’économie informel. Trois communications suivies de débats ont animé ce 1er forum sur la syndicalisation des jeunes du secteur de l’économie informel 1ère Communication Sous la modération du Secrétaire général adjoint de la CSB, OUEDRAOGO Guy Olivier avec le thème « Pacte mondial pour le travail décent et problématique des emplois jeunes dans le Secteur de l’Economie Informelle » avec Monsieur OUOBA DASI/MJE. Ce thème a été abordé sous forme d’exposé-débats à travers trois (03) axes, à savoir :  la situation générale du secteur informel au Burkina Faso ;  le contenu du pacte mondial pour l’emploi décent ;  le pacte au Burkina Faso : acquis et perspectives ; Le conférencier après avoir défini le Secteur de l’Economie Informelle comme étant un ensemble d’opérateurs économiques manipulant un faible volume d’affaires et exerçant en marge des méthodes modernes de gestion s’est appesantie sur la catégorisation et la contribution du secteur informel à l’économie nationale. 2ème Communication Etude de cas : la syndicalisation des jeunes du syndicat libéral de Belgique, présenté par le Camarade Roland Dominik Après avoir mis en exergue les difficultés que vivent les jeunes belges a rappelé que sa Confédération entretien des partenariats dans cinq (05) pays en Afrique. L’état des lieux fait ressortir deux aspects : négatif et positif. Il a noté qu’en Belgique, des mesures sont prises pour facilité l’apprentissage des jeunes. Il a précisé qu’il n’existe pas de Secteur de l’Economie Informel en Belgique mais plutôt des travailleurs sans papiers ou des migrants. Ces derniers travaillent dans des conditions qui ne profitent qu’à leurs employeurs. Il a enfin ajouté que l’ensemble des syndicats belges apportent leurs soutiens et leur assistance à cette catégorie de travailleurs. 3ème Communication sur la Politique de syndicalisation des jeunes à la CSB présenté par le camarade Alexis ZONGO Dans son exposé le camarade Alexis a dans un premier temps donné les raisons de la non syndicalisation des jeunes en général qui est dû à la non prise en compte de leurs préoccupations dans les plates-formes revendicatives. Il a ajouté que les jeunes du SEI ne sont pas syndiqués parce que d’une manière générale ils n’ont aucune information sur le syndicat. Il a établi le paradoxe qui est que les jeunes militent plutôt dans les associations, les partis politiques et les club-services. Ensuite le camarade Alexis ZONGO a donné les lignes directrices de la politique de syndicalisation qui sont axées sur trois points :  La visibilité qui sera centrée sur la propagande de recrutement massif de jeunes à travers des campagnes  Le lobbying qui sera centré sur les différents plaidoyers auprès des autorités pour une prise en compte des préoccupations des jeunes que nous aurons à formuler  La promotion de la solidarité à travers des actions concrètes de soutien moral et/ou financier, des activités socioculturelles. C’est selon lui, les lignes sur lesquelles il faut s’appuyer pour définir les actions qui permettront de recruter dans les milieux des jeunes du SEI afin d’animer les permanences par des services syndicaux concrets. Il a, à cet effet expliqué que le syndicat est différent de la politique et qu’on peut bien faire de la politique et également se syndiquer A l’issue de l’exposé-débats, les participantes et participants ont été repartis en cinq (05) groupes en atelier sur « La problématique de la syndicalisation des jeunes travailleuses et travailleurs du Secteur de l’Economie Informelle » encadrés par les membres de l’Unité de Gestion Nationale (UGN) autour de six (06) points essentiels restitués comme suit : 1. la jeunesse est une couche sociale dont l’âge est compris entre 18-35 ans, vulnérable, sans protection, en quête d’éveil (droits et devoirs) ; 2. les problèmes socio-économiques vécus par les jeunes de manière générale sont dû à l’indisponibilité de l’emploi (au chômage, au harcèlement, à la discrimination, à l’analphabétisme, au manque d’éducation, à la pauvreté et à l’exclusion ; 3. les solutions apportées aux problèmes socio-économiques des jeunes par l’Etat sont entre autres :  l’adoption d’une politique gouvernementale en faveur des jeunes par l’organisation annuelle du forum des jeunes  la mise en place de structures de financement jeunes 4. les jeunes eux-mêmes font face à leurs problèmes d’insertion socio-économique à travers :  les regroupements en associations ;  le lien familial ;  le biais de la société (lien personnel) ;  l’entreprenariat. 5. Le rôle que joue le syndicat dans l’amélioration des conditions socio-économies des jeunes au Burkina Faso se traduit par :  La formation ;  La sensibilisation/mobilisation ;  La négociation collective ;  La défense des intérêts ;  et des appuis techniques. 6. Les jeunes croient aux capacités réelles des syndicats pour les aider à trouver des solutions dans leurs besoins légitimes de bonnes conditions de vie  Leur adhésion aux syndicats pourrait être améliorée par l’organisation des réunions, des ateliers et formation, des fournitures des services d’appui syndicaux pour les jeunes ;  Le réseautage des jeunes à travers les TIC, Site Web des jeunes, web portable. De ces différents travaux de groupes en ateliers, les participantes et participants, ont pris des recommandations à travers une déclaration et élaborer un plan d’action 2010-2011. La fin des travaux du forum fut sanctionnée par la mise en place des différentes représentantes des jeunes femmes issues des 16 Coordinations régionales et d’un Bureau National du Comité Jeunes de la Confédération Syndicale Burkinabé (CSB). Les membres du Bureau National du Comité jeunes de la Confédération Syndicale Burkinabé (CSB) se composent comme suit : 1) Président : ZONGO Alexis - Bureau National Confédéral (BNC) 2) Vise-président : WANGO Josiane - Syndicat Unique de la Météorologie, de l’Aviation Civile et Assimilées (SUMAC) 3) Secrétaire chargé de l’Organisation et des Activités Socioculturelles - BAMOGO Nouphé - Syndicat National des Arts et métiers (SYNAM) 4) Trésorière : SAWADOGO clarisse - Union des Chauffeurs Routiers du Burkina (UCRB) 5) Secrétaire chargé de la Communication et de la Propagande : BELEM Idrissa -Fédération Syndicale des Banques, Assurances et Etablissements Financiers, du Commerce et de l’Industrie (FESBACI) 6) Secrétaire chargé du Réseau des Jeunes : THIOMBIANO Soumaïla - Fédération Syndicale des Banques, Assurances et Etablissements Financiers, du Commerce et de l’Industrie (FESBACI) 7) Secrétaire chargée de l’Economie Informelle : SORGHO Agathe - Syndicat National des Arts et métiers (SYNAM) 8) Secrétaire chargé de la Formation et de l’Education : BAMBARA Xavier - Syndicat Unique de la Météorologie, de l’Aviation Civile et Assimilées (SUMAC) 9) Secrétaire chargée de l’Egalité du Genre : WINA Clémence - Syndicat des Techniciens et Ouvriers du Burkina (STOB) 10) Secrétaire chargée de Base de Données de l’Emploi : KINDA Léonie - Syndicat National de l’Agriculture (SYNAGRI) 11) Secrétaire chargé du Recrutement : KINDA Daouda -Syndicat des Petits Commerçants du Burkina (SYPCOMB) Visionnez les photos 1er forum jeunes en collant ce lien dans la barre d’adresse http://www.flickr.com/photos/12975757@N03/sets/72157623670142834/show/ http://www.csbnet.info/index.php?id=34 http://www.csbnet.info/index.php?id=33 2010-03-15 Grève en vue : La lutte contre la Taxe de Développement Communal continue Suite à la Conférence de presse donnée par le Gouvernement le 4 mars 2010 en compagnie de certains maires de communes, a laissé clairement entendre que la mesure pour l'application de la Taxe de Développement Communal (TDC) sera appliquée et que les contrôles se feront le 1er avril 2010. Par conséquent, une telle attitude, au mépris du dialogue social tant vanté et au mépris aussi de la mobilisation des centaines de milliers de citoyens (lors de la journée de protestation du 24 février 2010) est pour nous inacceptable et nous contraint à poursuivre la lutte. http://www.csbnet.info/index.php?id=33 http://www.csbnet.info/index.php?id=32 2010-03-12 Visite guidée à l'Assemblée Nationale Une délégation de la Confédération syndicale burkinabè (CSB), composée d’une vingtaine de membres, s’est rendue à l’Assemblée Nationale du Burkina Faso pour une visite de courtoisie, le 11 mars 2010 à Ouagadougou. Cette visite, première du genre du mouvement syndical, a pour objectif de mieux cerner les institutions de la 4ème République et notamment l’Assemblée Nationale, sa structuration, son fonctionnement, ses objectifs etc. A l’issu du mot de bienvenue, la mission guidée par Monsieur Honora, a d’abord fait l’histoire des différents présidents qui se sont succédés à la tête de cette structure. Ensuite, elle s’est rendue à l’intérieur de l’Hémicycle où sont menés les débats lors des différentes sessions. Une fois sur place, beaucoup de questions ont été posées par la délégation et qui ont toutes reçues des réponses satisfaisantes. Elle a également visitée quelques services de l’Assemblée Nationale tels que : la bibliothèque (accessible gratuitement à tout le monde), le cyber, etc. Par ailleurs, le Camarade Secrétaire général de la CSB, Jean Mathias Liliou a demandé que la constitution soit bien expliquée en détails au peuple car nul n’est censé ignorer la loi. Pour clore la visite guidée, un lot de documentation a été remis au Camarade Secrétaire général de la CSB par Monsieur Honora au nom du Président de l’Assemblée Nationale empêché. http://www.csbnet.info/index.php?id=32 http://www.csbnet.info/index.php?id=29 2010-03-11 Disparition de Saley Seydou Le mouvement syndical nigérien vient de perdre, ce vendredi 05 mars 2010, le camarade Saley Seydou, membre du Bureau Exécutif National de l’USTN et secrétaire Général du Syndicat National des Travailleurs de l’Education nationale SYNTEN. Saley occupait aussi un poste au sein de l’USTAES. Affable, courtois et toujours disponible au service des travailleurs nigérien, Saley Seydou laisse derrière lui le mouvement syndical Nigérien et International dans le deuil d’une figure qui a fait ses preuves, tant en qualité de secrétaire aux relations extérieures du BEN/USTN dans les années 1992-2000 que dans son nouveau poste qu’il occupe depuis janvier 2006 de ‘’responsable des projets de développement’’. Source : Site Web USTN http://www.ustn.info/news/viewinfo.php?recordid=22 http://www.csbnet.info/index.php?id=29 http://www.csbnet.info/index.php?id=28 2010-03-06 Journée Internationale de la Femme: Message de madame le ministre de la Promotion de la femme Chaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale de la Femme avec un événement qui honore les femmes de courage et de conviction, en lien avec divers aspects du monde du travail. Le Burkina Faso est heureux de se joindre à la communauté internationale pour célébrer ce lundi 8 mars 2010, la Journée Internationale de la Femme. La journée du 8-Mars symbolise les nombreuses victoires engrangées par les femmes et aussi par les hommes qui les soutiennent dans leur combat pour l’égalité, la justice, la paix et le développement. C’est aussi le moment, pour cette grande majorité à travers le monde, de jeter un regard rétrospectif sur le chemin parcouru pour la reconnaissance de leurs droits humains fondamentaux et d’envisager les perspectives heureuses pour un égal accès aux opportunités. L’Organisation des Nations Unies a placé, cette 153ème Journée Internationale de la femme, sous le thème : « Droits égaux, opportunités égales : progrès pour tous ». La formulation de ce thème international se veut une invite à la réflexion sur le nécessaire respect des droits des femmes et leur libre accès aux opportunités de développement et d’épanouissement personnel. Mesdames et messieurs; Outre le thème retenu au plan international, le Burkina Faso focalise la réflexion de ce 8-Mars 2010 sur le thème national : « Femmes, alphabétisation et éducation non formelle ». Cette célébration organisée dans toutes les communes urbaines et rurales du pays nous donne l’occasion de faire le bilan de la mise en œuvre des recommandations issues des réflexions menées lors de la commémoration du 8 Mars 2009 dont le thème était « Investir dans les femmes et les filles pour un développement humain durable ». Le 8-Mars 2010, en mobilisant l’opinion nationale et en cristallisant l’attention de tous sur la question de l’alphabétisation contribuera à l’amélioration des indicateurs de l’éducation relatifs à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle des femmes et des jeunes filles du Burkina Faso. La commémoration de cette journée dédiée aux femmes permettra aussi de faire l’état des lieux des politiques et programmes en matière d’alphabétisation et d’éducation non formelle pour cette importante frange de la population, mais également d’identifier des mesures et actions prioritaires pour accélérer l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement, à savoir réduire l’extrême pauvreté, assurer l’éducation pour tous et promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. La ville de Koudougou qui accueille les activités commémoratives, sera le lieu pour tracer les pistes du renforcement de notre partenariat avec les acteurs œuvrant dans le domaine de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle. Braves femmes du Burkina Faso Le choix d’un thème relatif à l’alphabétisation et à l’éducation non formelle des femmes et des filles trouve son sens dans la persistance des disparités selon les sexes qui marque le système éducatif burkinabé. Des facteurs socioculturels et économiques défavorables freinent l’accès et le maintien des filles et des femmes dans les cercles éducatifs. L’effet induit de cet état de fait est que malgré leur supériorité numérique (51,70% de la population), le nombre de femmes alphabétisées et instruites est de loin inférieur à celui des hommes. La lutte pour l’éducation des filles et des femmes doit être maintenue et renforcée à tous les niveaux dans la perspective de l’atteinte des objectifs que se fixe le gouvernement à savoir porter à 60% d’ici à l’horizon 2015, le taux global de d’alphabétisation. Vaillantes femmes du Burkina Faso. Saisissons cette heureuse opportunité que nous offre la célébration du 8-Mars 2010 pour reconnaître et saluer la volonté des plus hautes autorités de notre pays à n’épargner aucun effort dans la lutte pour la promotion de la femme burkinabé dans les villes et campagnes. Cette volonté ferme s’est fortement manifestée à travers l’adoption par le gouvernement le 8 juillet dernier de la politique nationale genre. Cadre d’orientation et de mise en cohérence des actions du gouvernement et de ses partenaires, la politique nationale genre, est l’expression même de l’engagement des autorités à promouvoir l’égalité des chances entre les hommes et les femmes dans le processus de développement. Et conscients du fait qu’aucun processus de développement ne pourrait aboutir sans au préalable assurer l’éducation de toutes les couches sociales et particulièrement celle des femmes et des jeunes filles, depuis plusieurs années, les autorités, les partenaires techniques et financiers, les Organisations de la société civile (OSC) s’attellent à créer les meilleures conditions pour la promotion de l’éducation aussi bien formelle que non formelle, de même que l’alphabétisation des adultes. En témoigne l’existence de politiques et plans sectoriels tels : le plan décennal de développement de l’éducation de base, le fonds national pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle, etc. Chers sœurs et filles D’énormes efforts ont été consentis par l’Etat et ses partenaires en faveur de la scolarisation des filles et de l’alphabétisation des femmes. Mais gagner cette bataille requiert une mobilisation de tous. Aussi j’invite l’ensemble des acteurs de la chaîne de développement, les partenaires techniques et financiers, les acteurs de l’éducation, les femmes elles-mêmes, à une synergie d’actions pour l’atteinte des résultats dans la lutte pour la scolarisation et l’alphabétisation des filles et des femmes. Bonne fête de 8-Mars à toutes et tous ! Je vous remercie ! http://www.csbnet.info/index.php?id=28 http://www.csbnet.info/index.php?id=27 2010-03-05 Economie Informelle: mise en place de la plate forme revendicative nationale La salle de conférence de la Maison des Retraités Antoine NANGA a accueilli sous les banderoles de CSB/MSI, du 04 au 05 mars 2010, un atelier national sur le renforcement des capacités des syndicats pour la mise en place de la plate forme revendicative nationale du secteur des travailleuses et travailleurs de l’Economie Informelle organisé par la Confédération Syndicale Burkinabé (CSB) en collaboration avec la CGSLB/MSI. Cet atelier national rentre dans le cadre des objectifs fixés par la CSB dans son programme d’action, basé sur le développement structurel, le développement des Services d’Appuis Syndicaux, le renforcement des capacités syndicales de terrain et le renforcement du processus de mobilisation et de recrutement dans les régions, notamment dans l’Economie Informelle. La Camarade Mariam SANOU, responsable du Département du Secteur de l’Economie Informelle de la CSB, a dans son mot introductif souhaité la bienvenue aux camarades des différentes régions du Burkina Faso à cet atelier national de renforcement des capacités des syndicats pour la mise en place de la plate forme revendicative nationale du secteur des travailleuses et travailleurs de l’Economie Informelle qui regroupe les responsables de départements du Secteur de l’Economie Informelle des six (06) centrales du Burkina Faso: CGTB-B, CNTB, CSB, FO/UNSL, ONSL, USTB (20 représentants des centrales syndicales, 15 coordinateurs régionaux de la CSB), soit un total de trente cinq (35) participantes et participants. Dans son mot d’ouverture, le Camarade LILIOU Jean Mathias, Secrétaire Général de la CSB, a d’abord souhaité la bienvenue aux camarades responsables de départements du Secteur de l’Economie Informelle des organisations syndicales. Il a ensuite souhaité plein succès aux travaux de cet atelier qui est une étape du plan d’action issu de l’atelier national tenu du 06 au 08 avril 2009 au Pacific Hôtel, dont les conclusions permettront la prise en charge des revendications spécifiques des travailleuses et travailleurs du Secteur de l’Economie Informelle dans le cahier de doléances que déposeront les centrales syndicales du Burkina Faso, le 1er mai 2010, dans exactement 57 jours. http://www.csbnet.info/index.php?id=27 http://www.csbnet.info/index.php?id=26 2010-02-26 1er Forum National des Femmes CSB Placé sous le thème « Rôle des syndicats dans la promotion de l’égalité du genre », le 1er Forum National des Femmes de la Confédération Syndicale Burkinabé en collaboration avec l’appui technique et financier de la CGSLB-MSI, a ouvert ses travaux, ce vendredi 26 février 2010 dans la salle de conférence de la Direction Générale de l’Aviation Civile et la Météorologie à Ouagadougou. La cérémonie a commence par une minute de silence à l’honneur de nos camarades de luttes disparues dont nous avons une pensée très particulière ce jour. Paix à leurs âmes. La Camarade KIEMA Béatrice, Présidente du Comité des Femmes de la CSB, prenant la parole à tout d’abord souhaité la bienvenue à toutes les participantes et invité(e)s à ce 1er Forum National des Femmes de la CSB. La Camarade KIEMA Béatrice dira que le monde entier célébrera dans exactement 11 jours, le 08 mars 2010. Cette journée est une interpellation de la l’ensemble de l’humanité sur le rôle que joue et doit jouer la femme, pour la construction d’un monde plus juste et radieux au bénéficie de nos enfants, de nos petit fils, de la génération future. Ce présent Forum National dont le thème « Rôle des syndicats dans la promotion de l’égalité du genre », nous permettra de réfléchir sur la problématique du Genre, dans notre société et dans le milieu syndical ainsi que sur les actions futures que nous, femmes de la CSB devront mener afin qu’être femme syndicaliste devienne le naturel de toute femme travailleuse. En effet, la question de la femme a été traité dans toutes les instances et l’approche genre qu’ont développé les institutions internationales, les gouvernements et autres groupes de réflexion ont montré à ce jour leurs limites, qui se manifestent de manière plus visible dans nos sociétés africaine, caractérisées par la pauvreté et surtout par une mauvaise répartition des richesses. Aussi, malgré l’implication du politique dans la question du genre, les femmes souffrent toujours de sous*emploi, de sous-traitement salariale et voir d’esclavagisme moderne. Ce sont généralement les employées comme balayeuses de rues, nettoyeuses des locaux administratifs, vigiles etc. qui sont victime de ces pratiques et surtout celles évoluant dans le secteur de l’Economie Informelle, ou les pratiques d’intermédiaires mafieux amenuisent ou réduisent à néant le peu de bénéfice qu’elles escomptaient dans la pratique de leur profession. Seul le syndicalisme peut y apporter son appui aux femmes dans la lutte pour la reconnaissance de leurs droits, dans le milieu du travail, source d’un bien être social qui profitera à la société entière. Cependant, les participantes venues des différentes régions du Burkina Faso à ce 1er forum national des femmes doivent mener une réflexion profonde sur les enjeux de la question du genre, déterminer les outils nécessaires aux syndicats pour que la question de la promotion du genre soit effective. A l’issue des travaux du 1er Forum National des Femmes, naitra un nouveau bureau du Comité Femmes de la CSB. http://www.csbnet.info/index.php?id=26 http://www.csbnet.info/index.php?id=25 2010-02-24 Grève d'avertissement contre l'instauration la TDC Les organisations, membres de l’Unité d’action syndicale (UAS) et de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) ont observé ce jour 24 février 2010 une marche-meeting sur toute l’étendue du territoire nationale, une grève d'avertissement d'une (1) journée pour protester contre la contre la "Taxe de développement communal" (TDC). Cette grève a pour objectif de protester contre l’instauration injuste de la TDC qui n’est autre qu’une nouvelle formule des vignettes et plaques introduite par la loi de finances 2008 et dont les autorités veulent engager l’application cette année 2010. Camarades militantes et militants, nous devons et nous allons poursuivre la lutte. Pour cela vous devrez vous mobiliser et vous déterminer davantage, mobiliser plus autour de vous, dans les lieux de travail, dans les marchés et yaars, dans les écoles et universités, dans les quartiers, en attendant tout mot d'ordre que commanderait la situation. Non aux impôts et taxes injustes! Non à la taxe de développement communal! En avant pour la satisfaction de nos légitimes revendications. Télécharger le Message de la journée nationale de protestation contre la TDC livré à la Bourse du Travail de Ouagadougou en copiant et collant ce lien dans la barre d'adresse http://www.csbnet.info/uploaddocuments/MessageJourneeNationaledeProtestation24fevrier2010.pdf http://www.csbnet.info/index.php?id=25 http://www.csbnet.info/index.php?id=24 2010-02-23 Pourquoi devons-nous participer massivement à la journée de protestation contre la TDC Le mercredi 24 février 2010, les organisations, membres de l’Unité d’action syndicale (UAS) et de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC) organisent une journée nationale de protestation contre la "Taxe de développement communal" (TDC), cette nouvelle formule des vignettes et plaques introduite par la loi de finances 2008 et dont les autorités veulent engager l’application cette année 2010. Pourquoi ce retour des vignettes qui ont tant traumatisé les vaillantes populations de par le passé alors que le gouvernement, dans ses réponses adressées au mouvement syndical en décembre 2009 indique que "La taxe sur les véhicules à moteur et les vélocipèdes (communément appelée plaques et vignettes) a été supprimée au lendemain de la dévaluation du franc CFA en 1994, dans le souci d’alléger le fardeau financier des ménages. Pour compenser cette perte de recettes, le gouvernement a institué la Taxe sur les produits pétroliers (TPP). Les recettes collectées au titre de la TPP sont réparties à raison de 90 % pour le budget de l’Etat et de 10 % au profit des collectivités territoriales » Trois raisons principales pour rejeter cette nouvelle taxe: 1. La perte de recettes liées à la suppression des vignettes et plaques a été compensée largement. En effet, en lieu et place d’une vignette annuelle de 1000 ou 2 000 F pour la plupart des engins à deux roues, la Taxe sur les produits pétroliers (TPP) coûte au consommateur et rapporte à l’Etat aujourd’hui plus de 45 000 F par an pour celui qui alimente ce même type d’engins avec seulement un litre de super 91 par jour. En effet, la TPP étant de 125 F par litre de super 91 (et de 50 F par litre de gasoil), cela donne 125 x 1 x 365, soit 45 625 F. Il s’agit donc d’une double imposition que nous ne pouvons pas accepter. Ce d’autant que dans notre revendication d’une révision de la structure des prix appuyée de propositions concrètes soumise au gouvernement depuis 2006, nous suggérons la suppression de la TPP. A ce jour, cette revendication n’a pas encore été examinée favorablement. Du reste, nous avons proposé une révision de la clé de répartition (à raison de 50% pour l’Etat et 50% pour les communes), ce qui fournirait à celles-ci plus de 7 milliards par an au lieu de 3 milliards escomptés au titre de la TDC. 2.Le fardeau financier des ménages n’a pas baissé. La preuve, nous demeurons dans un contexte de vie chère avec un pouvoir d’achat qui s’érode dangereusement et que sont loin de compenser les faibles augmentations de salaires concédées ces dernières années. A cela, il faut ajouter le coût élevé des services sociaux (santé, éducation) et les nombreux impôts et taxes auxquels sont soumises les populations, en particulier les couches populaires. Pendant ce temps, c’est l’absence de transparence dans la gestion des finances publiques, des fraudes et des détournements que des rapports officiels ont mis à nu mais qui sont restés impunis. 3. Rien n’est fait pour établir une justice fiscale au profit de ces couches populaires et travailleuses. La plupart des réformes opérées ces dernières années sont faites au profit des détenteurs de capitaux, toute chose qui vaut au Burkina Faso, éloges et félicitations des institutions financières internationales et des investisseurs à la recherche du maximum de profit et du minimum de contraintes. A titre d’ exemples : * le taux marginal de l’impôt sur les revenus des gros commerçants a baissé de 45% à 25% ; * les tranches d’imposition des revenus fonciers (loyers d’immeubles) ont été réduites et le taux marginal est passé de 35% à 20% ; * les revenus des loyers n’excédant pas 20 000 F dans une même localité ont été exonérés alors que les salaires sont imposés à partir de 1 F ; * le taux des droits d’enregistrement sur les loyers commerciaux passe, à partir de cette année 2010, de 10% à 5% ; * les impositions sur les grosses successions ont connu des réductions de 5 points au moins ; * le taux marginal de l’impôt sur les revenus des actions et autres capitaux mobiliers est passé de 25% à 12,5% ; A cela, il faut ajouter la légalisation de l’expropriation des terres cultivables au profit de ceux qui possèdent les moyens et les pouvoirs et au détriment des masses paysannes. Ce qui va détériorer encore plus les conditions de vie des populations rurales. Par ailleurs, les dernières diminutions des prix des hydrocarbures n’ont été sensibles que pour le gasoil, ce qui profite directement aux compagnies de transport et aux industries sans qu’on puisse en attendre une répercussion sur les produits et services offerts. Car nous sommes en droit d’attendre des bénéficiaires de cette diminution sensible une répercussion sur les tarifs de voyage et sur les prix des produits industriels locaux. Et ce que nous attendons du Gouvernement, comme nous l’avons indiqué à l’occasion de la rencontre Gouvernement/Syndicats, ce sont des actions dans ce sens et non une surenchère sur les taxes sur le dos des consommateurs pendant que ceux qui disposent des capitaux bénéficient de réductions substantielles en matière d’impôts et de taxes. Camarades militantes et militants, camarades travailleuses et travailleurs, populations laborieuses des villes et campagnes, élèves et étudiants, la grève et la journée de protestation du 24 février nous concernent tous. C’est pourquoi, avec courage et détermination, nous devons sortir massiveme le 24 février pour dire : Non aux impôts et taxes injustes ! Non à la taxe de développement communal ! En avant pour la satisfaction de nos légitimes revendications ! Il reste entendu que si les autorités ne prennent pas en compte notre préoccupation, nous nous donnerons les moyens de donner une autre envergure à nos manifestations pour les contraindre à revenir sur cette taxe inique. Ont signé : Pour les centrales syndicales : CGT-B Tolé SAGNON Secrétaire Général CNTB Augustin Blaise HIEN Secrétaire Général CSB Jean Mathias B. LILIOU Secrétaire Général FO/UNSL Joseph L. TIENDREBEOGO Secrétaire Général ONSL Paul N. KABORE Secrétaire Général USTB El Hadj Mamadou NAMA Secrétaire Général Pour la CCVC Le 1er Vice- Président Chrysogone ZOUGMORE Président du MBDHP Pour les Syndicats autonomes : Souleymane SO Président de mois Secrétaire général/SYNATEL http://www.csbnet.info/index.php?id=24 http://www.csbnet.info/index.php?id=23 2010-02-19 TOUS A LA MARCHE MEETING DU 24 FÉVRIER 2010 CONTRE LA TAXE DE DÉVELOPPEMENT COMMUNAL LA COALITION NATIONALE DE LUTTE CONTRE LA VIE CHERE, LA CORRUPTION, LA FRAUDE, L'IMPUNITÉ ET POUR LES LIBERTÉS (CCVC) (CGT-B - CNTB - CSB - FO/UNSL, ONSL, USTB / SAIB - SATEB - SNEB - SYNATEB - SYNATIC - SYNTAS - SYNTRAPOST - SYNAPAGER - SYNATIPB - SYNATRAD - SYSFMAB - SYNATEL / ACAT-BURKINA; AECC; AJB; AS/KEBAYINA-FB; CODDE; LDLP; LIDEJEL; MBDHP; MBEJUS; MOUVEMENT DE LA PAIX; ODJ; REN-LAC; SOCIAL/ALERT; UGEB) TOUS A LA MARCHE MEETING DU 24 FÉVRIER 2010 CONTRE LA TAXE DE DÉVELOPPEMENT COMMUNAL Militantes et militants, Travailleuses et travailleurs des secteurs public, parapublic, privé, Élèves et étudiant(s), Commerçants, artisans, actrices et acteurs de l'économie informelle, Vous êtes tous invités à prendre part massivement à la marche-meeting du mercredi 24 février 2010 pour protester contre les taxes injustes imposées aux couches populaires, particulièrement la "taxe de développement communal". Cette taxe ne se justifie pas parce qu'elle a été remplacée par la taxe sur les produits pétroliers que nous payons depuis 1994. Ensemble, exigeons la suspension de l'application de cette taxe en attendant sa suppression et l'examen de nos revendications et propositions relatives aux nombreuses taxes. A Ouagadougou, le rassemblement est prévu à partir de 7H30 à la Bourse du Travail. MOBILISONS-NOUS MASSIVEMENT Le Comité d'organisation http://www.csbnet.info/index.php?id=23 http://www.csbnet.info/index.php?id=20 2010-02-10 Non! à la taxe de développement communal Lors des échanges entre les Secrétaires généraux avec la presse le mardi 9 février 2010, à la Bourse du travail de Ouagadougou, les centrales syndicales et syndicats autonomes du Burkina opposés à l’application de la taxe de développement communal (TDC) instituée par le gouvernement burkinabè ont décidé d’organiser une journée de protestation, des marches-meetings, le mercredi 24 février 2010 sur l’ensemble du territoire national. Les organisations syndicales du burkina ont unanimement condamné la mise en œuvre de la TDC dans un contexte de vie chère, de non-satisfaction d’une de ses revendications essentielles portant sur une hausse des salaires, dans un contexte où ceux qui ont de faibles revenus (les travailleurs, les artisans, les petits commerçants, les acteurs de l’économie informelle), ploient sous le poids des taxes, pendant que les gros capitaux bénéficient régulièrement de baisses de taxes et de diverses facilités. Par ailleurs, les centrales syndicales, les syndicats autonomes et les autres structures de la coalition nationale contre la vie chère invitent le peuple Burkinabè à observer sur l'ensemble du territoire nationale une grève de protestation le 24 février 2010 contre l'instauration de la vignette qui a été supprimée au lendemain de la dévaluation du franc CFA en 1994, dans le but d’alléger le fardeau financier des ménages Burkinabè. http://www.csbnet.info/index.php?id=20 http://www.csbnet.info/index.php?id=19 2010-01-25 Lancement prochain des nouvelles syndicales mondiales en audiodiffusion Des nouvelles syndicales mondiales seront audiodiffusées sur internet à partir du 1er février 2010, le site web ‘RadioLabour’ http://www.radiolabour.net/ commencera la diffusion d’un programme hebdomadaire de 20 minutes intitulé "Solidarity news". Le programme sera diffusé en direct tous les lundis matin. Selon RadioLabour, le nouveau service sur le web permettra d’assurer la promotion d’une communication mondiale entre les organisations syndicales du Sud et du Nord, et portera principalement sur les questions concernant les syndicats et les travailleurs/travailleuses, et les activités dans ce domaine menées dans le monde, la priorité étant donnée à la situation dans les économies émergentes et les pays en développement. Les programmes sont présentés par l’éducateur syndical Marc Bélanger. Les émissions seront basées sur du matériel produit par des journalistes de RadioLabour. Les syndicalistes intéressés auront aussi la possibilité de fournir leurs propres textes pour les émissions. Les audiodiffusions seront archivées sur le site web et mis à la disposition des syndicalistes qui veulent améliorer leurs connaissances en anglais comme langue supplémentaire dans le mouvement syndical international. Pour plus amples renseignements concernant le service des nouvelles, les reportages et les horaires de diffusion, cliquer sur: http://www.radiolabour.net/ http://www.csbnet.info/index.php?id=19 http://www.csbnet.info/index.php?id=18 2010-01-25 SYNAPAGER: Le secrétaire général accusé publiquement de gestion opaque Une conférence de presse qui tourne au clash. Un membre de bureau exécutif qui accuse de "gestion opaque" son secrétaire général, qui dément. C’est avec le SYNAPAGER (Syndicat des Personnels d’administration et de gestion de l’Education et de la Recherche) que tout cela s’est passé, le vendredi 22 janvier 2010 à la Bourse du travail à Ouagadougou. La conférence a commencé par la déclaration liminaire du SG, Apollinaire Kaboré. Ce qui a permis de savoir que le SYNAPAGER, créé en 2001, a "pour objectif la protection et l’amélioration des conditions morales, matérielles et sociales de ses militants." Privilégiant les méthodes de dialogue et de négociations, le syndicat a engrangé de nombreux acquis en neuf ans de lutte. Mais la conférence a pris une autre tournure lors de la phase des questions des journalistes. Une lettre ouverte, dont l’auteur a requis l’anonymat, a été adressée notamment au journal "Le Pays" et condamne le SG du SYNAPAGER d’être auteur "de gestion opaque des subventions", de non-respect des textes du syndicat et d’une tenue irrégulière des rencontres du bureau depuis mars 2009. Cette lettre, qui affirme que la Cour des comptes trouverait au SYNAPAGER "des révélations qui surprendront plus d’un", n’étant pas publiée, la conférence de presse était donc l’occasion de vérifier les allégations qu’elle contient. Allégations que Apollinaire Kaboré dément. Les rencontres du SYNAPAGER se déroulaient normalement et même mensuellement et ont juste été suspendues pendant la période des examens pour être reprises à la rentrée académique. Une réunion a d’ailleurs eu lieu la veille au soir, c’est-à-dire le 21 janvier 2010. Le responsable adjoint à l’organisation, Moussa Nikiéma, lui, a affirmé tout de go que le contenu de la lettre était mensonger. C’est à ce moment que le Secrétaire adjoint chargé de la formation syndicale, Barnabé Bationo, a pris la parole : "Je dois vous dire que le bureau s’est réuni pour la dernière fois en mai 2009. Et c’est hier soir que nous avons su ce que l’Etat nous donnait chaque année depuis 2006. Depuis 2006, on nous a dit que c’est cinq millions de F CFA que le syndicat a reçus et c’est 4 988 000 F CFA qu’on a dépensés dans des missions. Il y a des gens qui viennent au syndicalisme pour défendre leurs propres intérêts et non ceux des travailleurs." Le clash était déclenché. Moussa Nikiéma, s’adressant ouvertement à Barnabé Bationo, déclare que "certaines personnes ne peuvent pas connaître le fonctionnement du syndicat parce qu’elles ne participent pas aux rencontres. Et ces personnes sont dans le syndicalisme pour poursuivre des intérêts individuels. Exaspéré, Barnabé Bationo quitte le présidium avec des gestes de protestations, secouant la tête et répétant : "Ça fait pitié !". Pendant tout ce temps, le SG est resté impassible. La conférence de presse finit en queue de poisson. Qui est l’auteur de la lettre ? "Je n’ai jamais mis les pieds au "Pays"", affirme Barnabé Bationo. "C’est lui", contredisent les autres. Une fois hors de la salle de conférence, Barnabé Bationo a été pris à partie par les quelques militants présents. "Vous avez terni l’image du syndicat et ce n’est pas responsable de votre part", a dit l’un d’eux à son adresse. Sékou Tidiane Nana, un autre militant, estime que le problème devrait être soulevé en interne et non exposé ainsi en public. L’adjointe de la trésorière, Julienne Ouédraogo, qui a justifié l’absence de la tresorière à la conférence de presse et à la réunion de la veille pour cause de maladie, a affirmé qu’il n’y a aucun problème dans les finances du syndicat. L’avis des militants présents tend à montrer Barnabé Bationo comme la brebis galeuse du syndicat. Apollinaire Kaboré, lui, considère Barnabé Bationo comme "un garçon perdu" et attire l’attention sur le fait que ce dernier a été le seul à s’insurger et qu’aucun membre du bureau ne l’a suivi. Le SG soutient qu’il n’a rien à se reprocher et c’est son bureau qui répondra de son intégrité. Quant à l’intéressé, il déclare que certains membres de ce bureau sont des complices du SG. Il affirme mordicus que ce dernier "est venu au syndicat pour défendre ses propres intérêts." "Mais on le tient à l’oeil ! On parlera de tout ça à la rencontre de la semaine prochaine." http://www.csbnet.info/index.php?id=18 http://www.csbnet.info/index.php?id=17 2010-01-11 Communiqué final de la rencontre annuelle gouvernement/syndicats de l'année 2010 Du 28 décembre 2009 au 07 janvier 2010, s'est tenue dans la salle du Dialogue Social du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, la rencontre annuelle Gouvernement/Syndicats. La cérémonie d'ouverture a été présidée par son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. A l'issue des négociations et en réponse aux différentes préoccupations des organisations syndicales, le gouvernement a pris les engagements suivants: Lire la suite en faisant du Copier-coller dans la barre de navigation http://www.csbnet.info/uploaddocuments/CommuniqueFinaldelaRencontreAnnuelleGouvernementSyndicatsAnnee2010.pdf pour télécharger le Communiqué Final de la rencontre Gouvernement/Syndicats de l'année 2010 (version PDF 167 Ko) http://www.csbnet.info/index.php?id=17 http://www.csbnet.info/index.php?id=15 2010-01-06 Baisse de prix des hydrocarbures à la pompe Depuis le 1er janvier 2010, les prix des hydrocarbures au Burkina ont connu une baisse à la pompe. C’est ainsi qu’à Ouagadougou, le prix du litre de Super 91 est passé de 665 à 642 francs CFA, soit une baisse de 23 FCFA et le litre de Gasoil de 655 à 575 FCFA soit une baisse de 80 FCFA Quand à l’essence mélange, il passe de 655 FCFA à 650, FCFA soit une baisse de 5 FCFA. http://www.csbnet.info/index.php?id=15 http://www.csbnet.info/index.php?id=12 2009-12-15 Commémoration de 10 ans d'Unité d'Action Syndicale Le pluralisme syndical est sans doute une des caractéristiques essentielles du syndicalisme burkinabè depuis toujours. Cependant, l'unité d'action a été la forme de luttes unitaires des travailleurs burkinabè et de leurs organisations syndicales, aux différents tournants important de l'histoire du pays, pour contrer les tentatives de caporalisation des syndicats, de confiscation des libertés démocraties et de réduction drastique du pouvoir d'achat. Un regard rétrospectif dans la période des années 60 à la fin des années 90, montre de constants regroupements du mouvement syndical Burkinabé, qui ont conduit à de grandes luttes: 3 janvier 1966, décembre 1975, février 1978, 1980, janvier 1985, mai 1987, décembre 1990, juillet 1991, novembre-décembre 1991, 1er et 2 juin 1992; année 1997, décembre 1998, mai 1999, août 1999, etc. Depuis 1999, le mouvement syndical de notre pays a pris le pari de rassembler le plus largement possible et le plus durablement possible, les organisations syndicales du pays dans une unité de lutte au profit des travailleurs. Voilà une décennie que cette unité d'action syndicale est inédite et désormais historique se maintient malgré des difficultés et des insuffisances constatées. Télécharger le document entier en faisant du copier-coller dans la barre d'adresse l'URL suivant: http://www.csbnet.info/uploaddocuments/Lettrecirculaire042009Commemoration10ansUniteActionSyndicaleBurkinaFaso.pdf http://www.csbnet.info/index.php?id=12 http://www.csbnet.info/index.php?id=11 2009-05-05 Les syndicalistes en danger en Colombie En Colombie, participer au défilé du 1er mai ou à d’autres activités syndicales légales et démocratiquement légitimes revient à s’exposer à un vrai danger. Au total, près de 2 200 syndicalistes ont perdu la vie en Colombie depuis 1991, l’impunité doit cesser. Depuis quarante ans, la Colombie est le théâtre d’un conflit armé qui oppose les forces militaires et paramilitaires à des mouvements de guérilla. En Colombie, les syndicalistes sont confrontés à de sérieux risques de violations de leurs droits fondamentaux. Les gouvernements qui se sont succédé ont mis en oeuvre une série de mesures pour renforcer la sécurité des syndicalistes, mais cela n’a pas permis de vraiment garantir cette protection ni à ces derniers ni à leur famille. La sécurité des syndicalistes ne pourra être assurée à long terme que si les autorités colombiennes décident de tout mettre en oeuvre pour mettre fin à l’impunité dont bénéficie l’immense majorité des responsables des atteintes aux droits humains visant ces militants. Télécharger le dépliant Informaction portant sur les syndicalistes en danger en Colombie (PDF) en faisant du Copier-coller dans la barre d’adresse l’Url suivant : http://www.amnesty.fr/var/amnesty/storage/fckeditor/File/sf09ma025_650877.pdf http://www.csbnet.info/index.php?id=11 http://www.csbnet.info/index.php?id=10 2009-05-04 Commémoration du 1er mai 2009: Message du Secrétaire général de la CSB Camarades, Nous commémorons aujourd’hui, 1er Mai, et comme chaque année, le martyre historique de nos camarades ancêtres travailleurs qui nous ont permis de bénéficier de conditions de travail dignes de la nature humaine. En effet, depuis ce face à face héroïque et historique qui a refusé la domination sauvage de l’Homme par l’Homme, les travailleuses et les travailleurs du monde entier, dignes de ce nom, sont condamnés à garder le flambeau, à sauvegarder et à améliorer, d’une génération à l’autre, les acquis sociaux matériels et moraux des travailleuses et des travailleurs du Monde. Cet héritage historique de lutte collective est aujourd’hui une mission universelle essentielle. Et le syndicalisme mondial est en devoir de l’assumer. C’est ainsi que la Solidarité Syndicale doit savoir répondre à la conspiration du capital financier international, qui ne cesse de changer de visage et de stratégie, afin de perpétuer sa logique de domination sauvage, d’exploitation de la force du travail et d’accumulation honteuse des richesses créées par le « Travail », entre les mains d’une minorité. Notre combat contre les iniquités sociales est plus que jamais un devoir moral, surtout dans le présent contexte international où la crise financière est susceptible de dégénérer en crash économique généralisé. Notre économie nationale, à l’instar de celles de presque tous les pays africains, est caractérisée par un quasi précarité. Plus grave, la gouvernance politique et sociale dans notre pays ne présente pas suffisamment des vertus capables d’imposer une culture de sobriété institutionnelle et, surtout, à même de lutter, de manière soutenue, contre une fracture sociale qui pourrait être fatale à la survie d’un processus démocratique qui apprend encore à faire ses premiers pas. Ce 1er Mai, que nous célébrons dans ce contexte particulièrement hypothétique, nous impose de prendre une résolution officielle, lucide et radicale pour : - renforcer et sacraliser l’unité d’action syndicale ; - mettre du cœur dans la gouvernance syndicale ; - lutter contre les injustices sociales de tous genres ; - dénoncer les dépenses publiques irraisonnable ; - obtenir justice pour les travailleurs victimes de harcèlement et d’abus de pouvoir ; - créer un contexte social, où les rapports de forces étant favorables au mouvement syndical, l’impunité, les crimes de sang et les crimes économiques seront totalement éradiqués ; - promouvoir la santé, l’éducation, le travail décent et protection sociale pour tous. Autrement, nous sommes tous responsables et imputables des déficiences politiques, économiques et sociales qui caractérisent le Burkina Faso aujourd’hui ! Le manque d’engagement responsable pour les causes collectives, l’indifférence criminelle, la mauvaise gouvernance syndicale, sont autant de syndromes qui hantent le monde du travail de nos jours. Si chaque travailleuse, chaque travailleur, autant du secteur public, du privé structuré que de l’informel, ne se mobilise pour un sursaut collectif contre la « VIE IMPOSSIBLE », nous nous rendons nous-mêmes géniteurs et responsables de cette « république d’enfer » qui tisse sa toile dans notre pays. Alors camarades ensemble debout contre la mauvaise gouvernance, et en avant pour un Burkina juste, équitable et maître de son avenir ! - Vive solidarité syndicale internationale ! - Vive le mouvement syndical burkinabé ! - Vive l’unité d’action ! Joyeuse et Belle Fête du Travail ! Je vous remercie ! Cliquer ou copier-coller l'URL http://www.csbnet.info/uploaddocuments/JournalDevoir2no001Mai2009.pdf dans la barre d'adresse pour télécharger la version PDF http://www.csbnet.info/index.php?id=10 http://www.csbnet.info/index.php?id=9 2009-01-03 Communiqué Final des Négociations Gouvernement/Syndicats Du 04 au 17 décembre 2008, s'est tenue dans la Salle du Dialogue Social du Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale, la rencontre annuelle des négociations Gouvernements/Syndicats. Cliquer ou copier-coller dans la barre d'adresse le lien ci-dessous pour télécharger le Communiqué Final des Négociations Gouvernements/Syndicats. http://www.csbnet.info/uploaddocuments/CommuniqueFinalNegociationsGvmtSyndicatsBFaso.pdf http://www.csbnet.info/index.php?id=9 http://www.csbnet.info/index.php?id=8 2008-12-13 15 décembre 2008: 1ère Journée de Solidarité des Travailleurs de l'Informel Dans les pays en voie de développement, le travail informel est une réalité et se doit d'être considéré et non négligé. La CGSLB appelle à ce que la Journée du 15 décembre devienne une journée de sensibilisation concernant le Secteur de l'économie informelle qui constitue tant une réalité qu'une nécessité en dehors des pays industrialisés. La CGSLB entend attirer l'attention sur le travail réalisé par tous les acteurs, notamment syndicaux, en matière de projets améliorant la situation individuelle et collective des travailleurs dans certaines régions du monde, plus particulièrement en Afrique. C'est grâce au soutien apporté par les syndicats que le Secteur de l'économie informelle (SEI) pourra sortir de sa clandestinité et s'orienter progressivement vers plus d'équité, d’égalité et de justice sociale. En lançant cette initiative de soutien, la CGSLB exprime sa solidarité envers les travailleurs et les travailleuses de l'informel. Enjeux du Secteur de l'Economie Informelle Le SEI constitue aujourd'hui un véritable défi économique pour certains pays. Ce secteur peut contribuer à trouver des solutions en faveur de l'emploi et lutter contre la précarité et la pauvreté. Il mérite donc que le mouvement syndical puisse s'y développer afin de remédier aux inconvénients qui le caractérisent. Cette démarche vise à améliorer la situation des travailleurs et travailleuses concernés et permettre un dialogue avec les institutions gouvernementales. Le SEI permet à plus de 80% des populations défavorisées de gagner leur pain quotidien et constitue ainsi une source de recettes pour les finances publiques dans les régions concernées. Dans les pays industrialisés, le travail au noir vise à éluder l'impôt. Par contre, les réalités sont autres dans les pays en voie de développement où en s'insérant dans le secteur de l'économie informelle, les travailleurs et travailleuses contribuent à la création d'une richesse nationale. Le 15 décembre 2008, la CGSLB célébrera la première Journée de solidarité des travailleurs de l'informel. http://www.csbnet.info/index.php?id=8 http://www.csbnet.info/index.php?id=7 2008-12-13 Déclaration de la CSB, à l’occasion de la Première Journée de Solidarité avec les Travailleurs de l’Economie Informelle (JSTEI) Le poids de l’Economie Informelle dans l’économie nationale peut être appréhendé à travers sa contribution : - au Produit Intérieur Brut (PIB) ; - à la création des emplois ; - au développement du secteur formel ; - à la satisfaction des besoins essentiels des populations à faibles revenus. La contribution des activités de l’économie informelle au PIB peut est ainsi évaluée à 40%. Elle est supérieure à celle du secteur moderne (grandes, petites et moyennes entreprises), qui n’est que de 15 pour cent. Il ressort de ces données que l’économie informelle occupe une place capitale dans la création des richesses nationales au Burkina Faso. Malheureusement les femmes, les jeunes et même les enfants (encore malheureusement), qui y travaillent, ne profitent que d’une part très infime des richesses qu’ils participent à créer, dans des conditions absolument marginales des normes de protection sociale. L’Economie Informelle se présente donc comme une série d’échecs socioéconomiques qui partent des cellules communautaires de base à l’échelle nationale. En effet le phénomène de sous emploi et de sous rémunération des activités économiques dans les zones rurales constitue la source embryonnaire du phénomène de l’Economie Informelle. Le phénomène de l’Economie Informelle qui est très visible et qui constitue une caractéristique des concentrations urbaines dans tous les « pays sous développés », quelque soit le continent, est réellement un indicateur de déficit de redistribution des richesses nationales. Cette triste réalité correspond également à une perversion de la notion de richesse et à une inadaptation des schémas de développement, et autres processus de construction de l’économie moderne dans des pays dits « en voie de développement ». Dans un pays comme le Burkina Faso, il existe sans conteste une économie à trois vitesses : l’Economie Rurale, l’Economie Informelle et l’Economie Moderne. Du coup, les actrices et les acteurs qui évoluent dans ces trois économies sont plus ou moins pris en compte dans le système de redistribution nationale, qui est malheureusement fondé sur l’argent. Dans un tel système de redistribution la petite bulle des privilégiés ne fait que se reconstituer et se resserrer, tandis que la grosse bulle des populations défavorisées, et donc très pauvres, grossit et se sclérose. Dans un processus de ce genre, si des solutions de transferts, et d’équilibrage ne sont pas trouvées, entre les deux bulles socioéconomiques, notamment une bulle intermédiaire et de transition, où la majorité de la population pourrait accéder à un pouvoir d’achat minimal et à tous les services sociaux de base, on évoluerait, irrémédiablement, vers l’explosion sociale, l’instabilité, la rébellion, la guerre civile, l’exode des populations, la contagion sous régionale, régionale, mondiale, et à terme, une crise de civilisation. L’idée d’attirer un peu plus l’attention de l’opinion publique internationale sur ce phénomène de l’Economie Informelle, comme étant un autre fléau de notre civilisation, se veut être une contribution de salut public du Mouvement Syndical International et du Bureau International du Travail (BIT), qui se batte depuis quelques temps à donner un visage à ce phénomène, à l’endiguer et à le réduire. Ainsi la Confédération Syndicale Burkinabé (CSB) est engagée, à travers la promotion de cette Journée de Solidarité avec les Travailleurs de l’Economie Informelle (JSTEI), à faire comprendre que l’équité et la justice sociale sont des terreaux indispensables pour la construction du Développement Humain Durable, à la dimension mondiale, régionale, sous régionale, nationale et communautaire. L’évolution de l’économie traditionnelle vers une économie moderne doit être régulée et maîtrisée, avec l’implication nécessaire de toutes les forces sociales organisées. Pour réussir ce processus, la CSB plaide que la redistribution des richesses nationales se fasse moins par la monnaie, mais davantage par généralisation de l’accès à l’Education, à la Santé, à la Protection Sociale, au Travail Décent, à l’Eau Potable, à un Environnement Sain, à l’Information…L’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement Durable (OMD) passe par cette vision de la redistribution. La réduction progressive du phénomène de l’Economie Informelle, sera un des indicateurs sûrs de la Réduction de la Pauvreté, et d’une mise en œuvre réussie de l’Agenda du BIT pour le Travail Décent. La CSB, à l’occasion de son XI Congrès, a pris des engagements, à travers un Plan d’Action claire, pour une stratégie syndicale citoyenne, de services et de développement. Il s’agit de mettre en valeur, à côté du revendicatif, les quatre autres rôles fondamentaux du syndicalisme, à savoir : le Social, le Représentatif, le Normatif et le Formatif. Ces compétences, spécifiques au monde syndical, peuvent être mises à profit pour mobiliser, organiser, former et donner l’autonomie aux femmes et aux jeunes du Secteur de l’Economie Informelle, afin de leur permettre d’améliorer leurs pratiques professionnelles, et dans un esprit syndical, utiliser la culture de la solidarité et la mutualisation de leurs ressources pour accéder aux services de protection sociale. Nous comptons encourager sur cette voie l’ensemble du front syndical national, à travers l’unité d’action, afin que nos plate formes revendicatives prennent en compte l’analyse prospective et la proposition, pour d’autres stratégies de développement où l’homme, le travail et la protection sociale seront les axes fondamentaux. Nous saluons l’initiative du gouvernement burkinabé, qui développement déjà des initiatives pour mieux valoriser la contribution économique nationale du Secteur de l’Economie Informelle, par une réglementation progressive des activités commerciales de production qui s’y développent. Nous souhaitons que la force publique et les initiatives communautaires se renforcent réciproquement par une convergence des efforts, afin d’accélérer l’atteinte de nos objectifs communs pour un développement humain équilibré et durable. Nous saluons également la Solidarité Internationale, à travers la Confédération Syndicale Internationale (CSI) et le Bureau Internationale du Travail (BIT), qui appuient, de manière multiforme, et accompagnent les syndicats des pays en développement dans le combat pour un développement économique à visage humain. Jean Mathias LILIOU Secrétaire Général, Bureau National Confédéral / CSB http://www.csbnet.info/index.php?id=7 http://www.csbnet.info/index.php?id=5 2008-07-17 Propositions de sortie de crise U.O Face à la crise rendue ouverte à travers les événements survenus le 17 juin 2008 à l'Université de Ouagadougou, les centrales syndicales et syndicats autonomes, par une déclaration en date du 24 juin 2008, avaient donné leur lecture de la situation et appelé à l'arrêt de la répression et à renouer le dialogue. Les mesures qui ont suivi, à savoir, procès, fermeture de l'Université et de toutes les œuvres sociales, ont amené les centrales syndicales et syndicats autonomes à prendre la décision de s'impliquer dans un processus de rencontres d'échange avec pour objectif central, la réouverture de l'Université et des œuvres sociales et le rattrapage de l'année académique. C'est dans ce sens qu'une délégation des centrales syndicales et syndicats autonomes, conduite par les secrétaires généraux, a rencontré successivement : - le gouvernement, les 1er et 8 juillet 2008, - l'ANEB/UGEB, le 2 juillet 2008, - les syndicats d'enseignants et autres travailleurs de l'Université, le 3 juillet 2008. Suite à ces rencontres, qui ont été riches en informations et propositions, les centrales syndicales et syndicats autonomes, après analyse de la situation, font les propositions suivantes sous la forme de recommandations pour une sortie de crise : 1. le départ des forces de l'ordre des Universités de Ouagadougou, 2. la réouverture des Universités de Ouagadougou et de toutes les œuvres sociales : CENOU (cités universitaires, RU, CODE), FONER, CIOSPB, 3. la reprise des activités académiques et pédagogiques et l'examen franc des préoccupations du personnel enseignant ainsi que du personnel ATOS, pour une poursuite sereine desdites activités, notamment pour un rattrapage de l'année universitaire, 4. l'ouverture de franches négociations avec l'ANEB/UGEB sur les préoccupations exprimées, 5. le respect des franchises universitaires par toutes les composantes de la communauté universitaire. Enfin, les centrales syndicales et syndicats autonomes, au regard des préoccupations exprimées aussi bien par les étudiants que par les enseignants, insistent auprès du gouvernement et de la Présidence de l'Université, sur la nécessité de renforcer les capacités des Universités en enseignants, en moyen matériel et financier ainsi qu'en infrastructures, de respecter les engagements qui seront pris à l'occasion des concertations. Fait à Ouagadougou, le 9 juillet 2008 Ont signé : Pour les centrales syndicales : CGT-B Tolé SAGNON Secrétaire général CNTB Laurent OUEDRAOGO Secrétaire général CSB Jean Mathias LILIOU Secrétaire général FO/UNSL Joseph TIENDREDEOGO Secrétaire général ONSL Paul KABORE Secrétaire général USTB El Hadj Mamadou NAMA Secrétaire général Pour les syndicats autonomes : Le président du mois Victor S. HIEN Secrétaire général du SYNTAS http://www.csbnet.info/index.php?id=5 http://www.csbnet.info/index.php?id=4 2008-07-17 Déclaration sur la hausse annoncée des prix des hydrocarbures Le vendredi 11 juillet 2008, les secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes ont rencontré une délégation du gouvernement conduite par le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, et celui du Commerce, de la Promotion de l'entreprise et de l'artisanat. Ils donnaient ainsi suite à une invitation du gouvernement par correspondance n°2008-120/MTSS/CAB en date du 10 juillet 2008, signée du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, pour «une importante rencontre avec une délégation gouvernementale, le vendredi 11 juillet» sans toutefois en préciser l'ordre du jour. C'est sur place que les responsables syndicaux ont constaté, d'une part, que la rencontre concernait aussi le patronat, et, d'autre part, que l'objet était en fait l'annonce d'une prochaine augmentation des prix des hydrocarbures. Ainsi, selon le gouvernement, la rencontre entre dans le cadre du dialogue social établi depuis quelque temps, et elle répond au souci d'expliquer aux partenaires sociaux la nécessité de procéder à un réajustement des prix des produits pétroliers. L'exposé présenté par le directeur général de la SONABHY, Monsieur Hubert Yaméogo, et par les deux ministres a fait ressortir les points ci-après : * la hausse continue du prix du baril depuis juillet 2007 entraîne pour la SONABHY des pertes qui s'élèvent à plus de 17 milliards et une réduction de ses stocks ; * le gouvernement a tenu compte du social et s'est soucié de rendre les augmentations raisonnables, car une application stricte de la vérité des prix aurait abouti à des prix plus élevés ; * les nouveaux prix qui seront appliqués à partir de la semaine prochaine, pour la ville de Ouagadougou, sont de : - 720 F CFA pour le super 91, contre 670 F CFA actuellement, soit une variation de 50 F CFA, et 7,46% d'augmentation; - 490 F CFA pour le pétrole, contre 460 F CFA actuellement, soit une variation de 30 F CFA, et 6,52% d'augmentation; - 695 F CFA pour le gasoil, contre 603F actuellement, soit une variation de 92 F CFA, et 15,26% d'augmentation; - 715 F CFA pour le mélange, contre 665 F CFA actuellement, soit une variation de 50 F CFA, et 7,52% d'augmentation. Les chefs des délégations des organisations syndicales et du patronat ont, tour à tour, pris acte de l'information communiquée par le gouvernement, et émis des inquiétudes sur les effets que produiront ces augmentations sur les prix des différents produits, sur le pouvoir d'achat des populations et sur celui des entreprises nationales. Les secrétaires généraux des centrales syndicales et des syndicats autonomes se sont retrouvés immédiatement à la Bourse du travail pour apprécier l'information communiquée par le gouvernement et décider de la conduite à tenir. De façon unanime, ils ont abouti à la conclusion que l'augmentation annoncée par le gouvernement est inopportune et ne peut pas recevoir la caution des organisations syndicales. En effet, la flambée des prix des produits de grande consommation a fortement érodé le pouvoir d'achat des travailleurs, d'où les différentes luttes menées par les travailleurs, notamment dans le cadre de la Coalition nationale contre la vie chère, avec comme revendications essentielles l'augmentation des salaires, la baisse des taxes, des impôts et des prix. Ces revendications n'ont pas, jusque-là, reçu de réponses satisfaisantes du gouvernement qui a renvoyé leur traitement aux prochaines négociations gouvernement-syndicats prévues pour septembre 2008. Pendant ce temps, notre revendication d'une révision de la structure des prix des hydrocarbures avec, à l'appui, une proposition écrite transmise au gouvernement depuis septembre 2006 n'a pas reçu de réponse jusque-là. Par ailleurs, ils ont noté que les chiffres communiqués par le gouvernement, en particulier sur les pertes que subirait la SONABHY, se comprennent difficilement au regard des bilans que présente cette société à l'Assemblée générale des sociétés d'Etat, d'une part, et, d'autre part, au regard de la baisse du cours du dollar. Ils notent enfin que ces nouvelles hausses des prix des hydrocarbures vont entraîner la hausse des prix des autres biens et services, et rendre encore plus difficile une situation sociale déjà intenable pour les couches populaires. Le rôle du gouvernement ne doit pas être de demander aux travailleurs et aux masses populaires de serrer toujours plus la ceinture mais bien de trouver des solutions aux problèmes qui assaillent ceux-ci. A ce propos, la comparaison qu'établit le gouvernement entre les nouveaux prix que compte fixer le gouvernement et ceux pratiqués en Côte d'Ivoire vient mal à propos quand on considère, entre autres, le niveau des revenus dans ce pays et la récente réduction de la TVA à 9% (alors que celle-ci est de 18% au Burkina Faso). En conséquence, nous invitons les responsables des structures de base, les militants et l'ensemble des travailleurs à maintenir et à renforcer la mobilisation à la base en vue de la poursuite des luttes engagées dans le cadre de la CCVC, notamment assurer le succès des opérations villes mortes annoncées en mai dernier. Il faut se convaincre que les résultats des négociations de septembre, et de façon plus générale, les réponses à notre plate-forme revendicative, dépendront essentiellement de la mobilisation dont nous ferons montre à l'occasion des prochaines manifestations. Non à une augmentation des prix des hydrocarbures ! En avant pour le renforcement de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère et pour le succès des luttes à venir ! Fait à Ouagadougou, le 11 juillet 2008 Ont signé : Pour les centrales syndicales : CGT-B Tolé SAGNON Secrétaire général CNTB Laurent OUEDRAOGO Secrétaire général CSB Jean Mathias LILIOU Secrétaire général FO/UNSL Joseph TIENDREDEOGO Secrétaire général ONSL Paul KABORE Secrétaire général USTB El Hadj Mamadou NAMA Secrétaire général Pour les syndicats autonomes : Le président du mois Victor S. HIEN Secrétaire général du SYNTAS http://www.csbnet.info/index.php?id=4 http://www.csbnet.info/index.php?id=3 2008-06-03 Non aux atteintes aux libertés démocratiques et syndicales La marche organisée par les organisations syndicales de Bogandé dans le cadre de la commémoration du Ier mai 2008, a été marquée par une provocation grossière du substitut du Procureur du Faso, répondant au nom de ZABSONRE Bruno. Alors que les camarades réalisaient leur marche, après avoir accompli toutes les formalités administratives nécessaires, le sieur ZABSONRE a, avec sa voiture, délibérément foncé sur les marcheurs. Il aurait ainsi écrasé des manifestants, si ceux-ci n’avaient rompu les rangs par deux fois puisque après son premier passage, le provocateur est revenu et après avoir encore foncé sur les marcheurs, il s’est arrêté pour demander s’il y avait un problème ! Cette attitude d’un individu qui se veut un homme de droit, s’inscrit dans les atteintes répétées à la liberté syndicale qui justifient la présence de cette préoccupation dans la plate-forme des organisations syndicales. En effet : * A Yako, sur intervention du député Fatou DIENDERE, la mairie de cette ville a convoqué les responsables syndicaux la veille de la marche commémorative du Ier mai à 23H pour leur enjoindre verbalement de changer l’itinéraire de la marche et de décliner l’identité complète de celui qui devait animer la conférence publique sur la vie chère ; * A Gaoua, le préfet de la localité, prenant prétexte sur les manifestations récentes de la population contre la gestion du Maire, a interdit la marche programmée par la Coalition le 14 mai et a même voulu interdire tout rassemblement ; * A Ouagadougou : Certains employeurs ont menacé de représailles leurs employés qui sont allés en grève les 13, 14 et 15 mai. Exemple : Faso Plast. Une correspondance en date du 28 mai 2008 du maire de la ville de Ouagadougou relative à la marche du 14 mai 2008 à Ouagadougou accuse nos organisations d’« écarts de comportements qui constituent des manquements graves ». Ces accusations non fondées cachent mal une velléité de remise en cause de la liberté de manifestation sur la voie publique. * Dans certains secteurs et certaines localités des réquisitions massives ont été enregistrées tendant ainsi à vider le droit de grève de son contenu. Ce fut le cas de l’ONEA avec des réquisitions qui ont touché près de 40% du personnel. * Les sanctions arbitraires prises par le Ministère des Affaires Etrangères et par le Conseil des Ministres contre les responsables et militants du SAMAE en 2007 suite à une marche organisée régulièrement et autorisée, de même que celles prises par l’Administration de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique contre des responsables et militants du SATB sont toujours maintenues. Et la répression se poursuit contre les responsables et militants du SAMAE avec des affectations et maintenant des suspensions de salaire qui, à la faveur de l’opération billetage, touchent à présent sept (7) militants de ce syndicat. * Les dossiers de licenciements abusifs consécutifs à des grèves et qui ont été régulièrement jugés, attendent depuis plusieurs années d’être exécutés. Il s’agit notamment des dossiers des camarades de la Brakina, de la SAP, etc. Face à ces atteintes aux libertés, nos organisations membres de la Coalition Nationale de lutte Contre la vie Chère : • encouragent les structures et les camarades concernés à poursuivre la lutte en vue de dénoncer la remise en cause des libertés et d’exiger que soient levées les mesures répressives contre les camarades ; • met en garde le pouvoir et le patronat contre le maintien et la poursuite des mesures répressives : • invitent les structures de base, les responsables et militants à rester vigilants et à se tenir prêts pour toute action autour de la défense des libertés démocratiques et syndicales. Non aux atteintes aux libertés démocratiques et syndicales ! Non aux sanctions pour fait de grève ! Ouagadougou, le 29 mai 2008 Ont signé : POUR LES CENTRALES SYNDICALES : CGT-B Tolé SAGNON Secrétaire Général CNTB Laurent OUEDRAOGO Secrétaire Général CSB Jean Mathias LILIOU Secrétaire Général FO/UNSL Joseph TIENDREBEOGO Secrétaire Général ONSL Paul KABORE Secrétaire Général USTB El hadj Mamadou NAMA Secrétaire Général POUR LES SYNDICATS AUTONOMES: SAIB Somoutié LOUGUET Secrétaire Général SATEB Bonaventure SEGUEDA Secrétaire Général SNEAB Jean KAFANDO Secrétaire général SYNATEB Tahirou TRAORE Secrétaire Général SYNTRAPOST Achille PARE Secrétaire Général SYNTAS Victor S. HIEN Secrétaire Général SYNAPAGER Apollinaire KABORE Secrétaire Général SYNATEL Valentin SAWADOGO Secrétaire Général SYNATIC Justin COULIBALY Secrétaire Général SYNATIPB François TAPSOBA Secrétaire Général SYNATRAD Etienne ILBOUDO Secrétaire Général SYSFMAB Mariam TIEMTORE Secrétaire Générale SATB Idrissa KABORE Secrétaire Général SAMAE Boniface SOME Secrétaire Général UGMB Gabriel SEBGO Secrétaire Général POUR LES MOUVEMENTS ET ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE : ACAT / BURKINA Lucienne ZOMA Présidente AECC Sidiki DERME Président AS / KEBAYINA-FB Tara NACANABO Président LCB Lazare ZOUNGRANA Président LDLP Sibiri Eric KAM Président LIDEJEL Ousmane NACRO Président MBDHP Chrysogone ZOUGMORE Président MBEJUS Alexandre OUEDRAOGO Président MOUVEMENT DE LA PAIX Pierre BIDIMA Président ODJ André TIBIRI Président REN –LAC Blaise SONDO Secrétaire Exécutif SOCIAL/ALERT Henri COMPAORE Président UGEB Adama BAGUIYA Président AJB Jean-claude MEDA Président CODDE ALAIN SANOU Secrétaire Exécutif http://www.csbnet.info/index.php?id=3